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25/11/2007

Le sort du vieux quartier juif de Budapest, sa situation actuelle - un article d'Anna Perczel - V - Changement de fonction...

V- Changement de fonction dans le cas de quelques édifices, parcelles, vente des édifices inoccupés à condition de leur renouvellement

À cause de l’attitude de la municipalité d’arrondissement qui ne visait que la démolition des édifices, l'expulsion des locataires (habitants et commerçants) et les nouvelles constructions sans espaces verts, aujourd’hui la majorité des édifices sont inoccupés ou en voie de le devenir. Les édifices qui ne peuvent pas être démolis et les terrains encore non bâtis, qui ont une situation spéciale, offrent l'occasion de créer des nouvelles fonctions culturelles et commerciales attractives du point de vue touristique, qui peuvent redonner un essor à la vie du quartier, renforcer ses traditions. Cela pourrait être lié à la création de parcs et de jardins qui manquent tellement au quartier, et de passages traversant les ilôts.

L'expérience hongroise a déjà montré qu’il existe des communautés de jeunes et des entrepreneurs qui s'établiraient volontiers dans ces maisons, ils se chargeraient de leur restauration et s'ils en avaient l'occasion ils y ouvriraient des établissements culturels alternatifs, des cafés, des restaurants, des salles d'exposition, des cinémas. (19, rue Dob – Le jardin Szóda, 14, rue Kazinczy – Le jardin Szimpla, 16, rue Kisdiófa – Mumus, 5, Csányi – Tetthely.) Plusieurs maisons sont adaptées à l'établissement de petits hôtels, ou de pensions de famille qui manquent visiblement au quartier, ou même à l'établissement des maisons de retraite rendus attractifs par la possibilité d'y aménager des jardins intérieurs. Plusieurs édifices abandonnés sont adaptés à un aménagement du type studio+atelier+logement, ce qui permettrait la mise en place de programme pour aider à l’établissement de jeunes ou bien à l’aménagement d’internats (40, rue Király).

En utilisant le moyen de la préemption, on pourrait aussi créer des petits lieux de mémoire et des musées dans certaines maisons où des personnes célèbres ont habité ; leur activité, leur oeuvre pourraient y être présentées. ( Ignác Goldziher, Gyula Krúdy, Dezsô Szomory, Hugó Scheiber etc.)

Il est également important que sur les parcelles bien placées on construise des édifices abritant des fonctions qui manquent à la vie du quartier et qui peuvent l'enrichir. Il s’agit par exemple des abords des synagogues ou de l’intérieur de certaines parcelles où il y a encore la possibilité d'aménager un parc public ou un grand jardin intérieur. De tels exemples, dans le cas d’une réelle réhabilitation, auraient une influence importante sur la collectivité, le paysage urbain et la qualité de vie, il est donc nécessaire que l'on s’assure à long terme du terrain ou qu'on l'achète.

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