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30/11/2007

Le sort du vieux quartier juif de Budapest, sa situation actuelle - un article d'Anna Perczel - X - Le sort des immeubles d’habitation propriétés de la municipalité

  X - Le sort des immeubles d’habitation propriétés de la municipalité

La tendance actuelle est la démolition des édifices non-classés propriétés de la municipalité. Donc la municipalité, au lieu de rénover ou d'essayer de trouver des sources de financement pour la rénovation, cède systématiquement sa propriété, ses logements municipaux, ses terrains vides, mais aussi ses immeubles sociaux, destinés aux personnes âgées, (voir 9, rue Kazinczy ou „Akácos udvar”, 61, rue Akácfa). Le nombre des logements sociaux locatifs diminue donc, les institutions d’aide sociale cessent d'exister et la probabilité que l'on puisse construire des nouveaux logements sociaux locatifs ou des institutions diminue continuellement. La seule possibilité qui reste est de démolir, quelle absurdité, des logements locatifs sociaux ou des institutions sociales existants ou en diminuant leurs espaces verts pour obtenir de nouveaux terrains de construction, voir le cas au 27, 25–23, rue Dob (l'immeuble au numéro 23 a été d'ailleurs la propriété de la communauté religieuse juive avant la guerre). Ceci est la stratégie de la municipalité depuis 15 ans.

Cependant on n'a construit aucun logement locatif social ici au cours des dernières 15 années. Dernièrement, la municipalité vend tout simplement les maisons classées qui n'ont d'ailleurs jamais été rénovées, sans considérer les gens qui y habitent. Le nouveau propriétaire a naturellement intérêt à les expulser très vite, dans le but d’y faire des modifications importantes: c’est-à-dire des extensions, des «développements».

Il y a 4 ans la municipalité était encore propriétaire de 87 maisons, à présent (fin 2005) elle n'en a plus que 35. Parce que pendant ces 15 années elle n'a même pas essayé de réparer ses propriétés, car elle visait leur démolition, quelques unes de ces maisons sont maintenant vraiment en très mauvais état. Certains locataires, auxquels on fait croire depuis 15 ans – ou plus – que l'on ne va pas rénover mais démolir ces maisons, attendent la démolition comme une véritable délivrance. Mais ce n'est pas vrai pour tous les locataires et pour toutes les maisons. C'est vrai seulement pour les édifices en extrêmement mauvais état ou pour ceux qui ne sont pas très adaptés au logement. La plupart des immeubles d'habitation qui sont destinés à la démolition ne sont pas en tellement mauvais état - les locataires voulaient acheter leurs logements, ils voulaient les rénover et auraient été en mesure de le faire à l'aide du fonds destiné à la réhabilitation. C'était le cas des immeubles déjà démolis au 50 rue Kazincy et au 12 rue Holló et c'est le cas des immeubles encore debout mais vides au 18 et 21, rue Dob, et des monuments historiques au 15, 21, 25, 27 de la rue Király. La cour Gozsdu aurait aussi pu faire partie de ces immeubles. Le sort de ses immeubles a été réglé du fait que le profit escompté était plus important avec leur démolition - dans l’espoir de la construction d'un bâtiment beaucoup plus grand ou d'une extension ambitieuse, bien que ce revenu n’apparaisse pas dans les revenus de la municipalité. C'est pourquoi les locataires n'ont pas obtenu la permission d'acheter ces immeubles. La seule stratégie qu'on a donc, c'est la démolition ou dans le cas des maisons classées la vente à l’insu des locataires, l'expulsion des locataires, puis les transformations, les extensions, donc la modification importante de l'édifice classé, l'accroissement de la densité du bâti et de l'utilisation du terrain, la construction d'appartements locatifs pour le marché au lieu de logements sociaux locatifs municipaux.

Il y a naturellement des immeubles d'habitation, bien qu'en petit nombre, qui n'auraient pas le confort nécessaire même après une rénovation, à cause de leur cour trop étroite et obscure par exemple. S'il s'agit d'un édifice intéressant du point de vue historique et de la physionomie de la ville ou tout simplement du point de vue de la continuité, la solution n'est pas la démolition, mais le changement de fonction par exemple, ou dans ce dernier cas, la démolition d’une aile intérieure.

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