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18/12/2007

Les investisseurs sauvent-ils ou acquièrent-ils les immeubles classés ?

Un article paru le 13 décembre en langue hongroise sur le site Stop.hu et traduit ici en français pour Sauvez Budapest. Il rend compte de la conférence de presse que György Hunvald, maire du VIIème arrondissement et Tamás Mezős, dirigeant du KÖH (Office de protection du patrimoine culturel) ont donnée le jeudi 13 décembre.

"Ils édictent un arrêté de sauvegarde pour le quartier juif historique du VIIème arrondissement. Ensuite, pourront venir les investisseurs qui au cours des rénovations pourront recevoir un bénéfice d’impôt au cas où ils auraient des dépenses supplémentaires dûes aux immeubles classés – un plan est né pour la sauvegarde des trésors architecturaux.

Un moratoire de quatre mois sera édicté dans le quartier central du VIIème arrondissement, pour le dit « quartier juif ». Le secteur délimité par les rues Király, Csányi, Klauzál, Dohány et le boulevard Károly serait même un territoire modèle pour un nouveau type d’expérimentation de réhabilitation, dans lequel les dirigeants promettent la rénovation du quartier en conservant les monuments de valeur. Le moratoire qui débutera en février a été initié par György Hunvald, maire de l’arrondissement et Tamás Mezős, dirigeant du KÖH. On a besoin du moratoire de manière que la municipalité puisse élaborer les plans d’urbanisme par lesquels le bâti du quartier à caractère historique sera préservé.

Dans la compréhension du projet, les 226 immeubles qui se trouvent dans le secteur seront examinés en détail un à un par l’Office, ils seront listés et un avis d’expert sera donné sur les transformations qu’il est nécessaire, possible de faire pour la préservation de l’aspect de l’immeuble. Parmi les immeubles, d’ailleurs, même sans cela près de 80 sont sous protection individuelle. Comme Mezős l’a esquissé, l’un des objectifs principaux de ces dispositions est qu’il ne puisse se produire une situation où à l’occasion de telle ou telle rénovation conduite à l’initiative de la municipalité, le déroulement de la construction soit entravé par l’Office au prétexte que pendant les travaux il classe le bâtiment. Selon leurs espoirs avec la liste, les municipalités et les investiseurs en charge des rénovations sauront à quoi s’attendre pour tel et tel immeuble. De plus, ils souhaiteraient à long terme, obtenir que le quartier devienne Patrimoine mondial, en quoi ils espèrent gagner des ressources supplémentaires pour la protection des monuments.

Venez ici les investisseurs, nous vous rembourserons les frais supplémentaires

Le dirigeant du KÖH a déclaré, que dans la situation actuelle il est inimaginable, que l’Etat puisse apporter une aide financière aux réhabilitations du secteur, c’est pourquoi il faut associer les fonds privés. Mezős a expliqué : ils détermineront immeuble par immeuble ce que l’investisseur pourra faire et ce qu’il ne pourra pas faire, ainsi l’Office ne sera plus importuné par des travaux déjà entrepris. L’investisseur en contrepartie sera indemnisé par l’Etat pour les frais supplémentaires de monument occasionnés au cours de la restauration.

Concernant les modalités d’indemnisation le président a expliqué qu’actuellement sont examinées différentes facilités fiscales, avec lesquelles il y aurait possibilité d’indemnisation. Concernant le système, des économistes assistés de chercheurs ont fait des simulations de calculs. Le nouveau projet fiscal élaboré par le gouvernement pour la mi-janvier intégrera vraisemblablement ces éléments, ainsi quelques réhabilitations de ci de là n’entraîneraient que des frais supplémentaires minimes pour les investisseurs. En même temps Mezős, en réponse à notre question a dit que naturellement les indemnisations varieraient maison par maison en pourcentage, mais il y aurait un montant plafond."

Source http://stop.hu/articles/article.php?id=242508

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