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08/01/2008

Moratoire à partir de février - Változtatási tilalom februártól

Sous le titre " Változtatási tilalom februártól" (Moratoire à partir de février), le quotidien Magyar Hirlap du 3 janvier 2008 publie un article sur la situation dans le "quartier juif" de Budapest.

C'est à Budapest que l'homme de l'ICOMOS est venu examiner ce qui se passait dans le centre d'Erzsébetváros 

L'Office de protection du patrimoine culturel hongrois (KÖH) et le Comité hongrois du Patrimoine mondial attendent l'avis d'expert du Centre international du Comité du Patrimoine mondial concernant les démolitions et transformations en cours dans le centre d'Erzsébetváros [VIIème arrondissement] et dans le centre de Terézváros [VIème arrondissement]. Il n'y a pas longtemps, l'architecte-urbaniste français Michel Polge a fait un diagnostic à Budapest sur cette affaire. Il a porté son attention sur ce qui se passait dans la zone de protection [zone tampon] du Patrimoine mondial. Il est vraisemblable qu'on puisse rapporter à son passage, le fait que mi-décembre le KÖH et la municipalité du VIIème arrondissement aient conclu de travailler ensemble.

Les deux organismes cités plus haut ont convenu « de recenser les bâtiments d'Erzsébetváros à sauvegarder et de désigner ceux qu'il serait utile de réhabiliter ». György Hunvald, le maire du VIIème arrondissement, a proposé un moratoire de quatre mois sur les transformations à partir du 1er février, sur le périmètre à valeur de patrimoine défini par le boulevard Károly, la rue Király, la rue Csányi, la rue Klauzál et la rue Dohány, territoire qui constitue depuis 2002 la zone tampon de l'avenue Andrássy inscrit au Patrimoine mondial. Cette information a été donnée il n'y a pas longtemps par l'agence de presse hongroise MTI. Tamás Mezős, le président du KÖH a répété « La priorité est de conserver l'aspect de la rue. Le maillage des rues, le parcellaire, les modalités de construction sur les terrains, la valeur de certains bâtiments, c'est cela qui doit guider et il faut aussi être attentif à l'état de la structure des bâtiments. »

Nous pouvons aussi nous réjouir de cet accord, parce que György Hunvald déclarait encore il n'y a pas longtemps à Magyar Hirlap, qu'il n'y avait pas besoin de moratoire sur les transformations, puisque d'ici fin 2007, le règlement d'urbanisme de l'arrondissement serait prêt et à partir de ce moment là c'est ce dernier qui donnerait les directives. Certes, mais à ce jour il n'est pas prêt, et quant à savoir exactement ce qu'il contiendrait, ni les associations, ni les habitants concernés ne le savent. Evidemment la question se pose, pourquoi la (les) personne(s) compétente(s) du (des) arrondissement(s) reconnaît(ssent)-elle(s) seulement aujourd'hui, qu'ici il s'agit d'un patrimoine bâti d'une valeur exceptionnelle. Mais il vaut mieux tard que jamais.

Tamás Fejérdy, le dirigeant du secrétariat du comité national du Patrimoine mondial, vice-président du KÖH, répondant à notre question, considère l'accord intervenu comme un pas positif, et attend impatiemment le rapport d'expert. Il considère aussi important de ne pas avoir à mener des batailles après coup. L'architecte Anna Perczel, membre fondatrice de Óvás!, qui dans de nombreux articles, au travers d'études plus importantes, s'est occupée du sort de cette partie de la ville, considère qu'il faut en principe se réjouir qu'on ait enfin reconnu la valeur de ce quartier.

Il est toutefois inacceptable, qu'ici les ventes et démolitions se succèdent, qu'une majorité de bâtiments sans exigence se construisent, sans se préoccuper de l'environnement et de la protection. Il faudrait transformer la densité du bâti, les COS, de manière individualisée, dans le même temps il faudrait s'occuper du quartier dans sa globalité, y compris les espaces verts, établir un plan de circulation rationnel. Et surtout, il ne faudrait pas faire déménager les habitants et les magasins, car il est à craindre qu'ainsi, sous la pression des investissements spéculatifs, un quartier mort se substitue au quartier vivant.

L'association de défense du patrimoine réclame le moratoire sur les transformations depuis des années, voyant ces derniers temps les permis de démolir, les transformations des bâtiments sur ce territoire qu'on a coutume d'évoquer sous le nom de vieux quartier juif de Pest. L'association Óvás! souhaiterait étendre le territoire de la zone tampon de l'Avenue Andrássy jusqu'au grand boulevard. Sa voix a été entendue jusqu'à Paris dans l'intérêt de sa préservation.

Le siège du Patrimoine mondial y a porté aussi attention, c'est pourquoi le KÖH et Budapest-capitale ont demandé l'examen par un expert. Il n'est pas inutile de garder à l'esprit qu'on peut parvenir à être inscrit au Patrimoine mondial et on peut aussi en être radié, ce qui serait une grande honte.

L'accord intervenu, révélé il n'y a pas longtemps, n'est vraisemblablement pas indépendant, du fait que l'ICOMOS, organisme de pointe regroupant des experts internationaux en matière de préservation du patrimoine, ait envoyé un urbaniste bien expérimenté à Budapest, pour qu'il examine ce qui se passe dans le centre d'Erzsébetváros et de Terézváros. Michel Polge a examiné les lieux, il a rencontré les maires des arrondissements concernés et les représentants des associations. Il préparera un rapport sur ses expériences pour le compte du centre parisien d'ICOMOS, qui sous la forme d'un avis de cet organisme le transmettra au siège du comité du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Ensuite nous pourrons en avoir connaissance en Hongrie.

Magda Ferch

Traduction J.P.F. 

 

Budapesten vizsgálta az ICOMOS embere, hogy mi történik Belső-Erzsébetvárosban.

Az UNESCO Világörökség Központjának szakvéleményét várja a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal (KÖH) és a Világörökség Magyar Nemzeti Bizottsága a Belső-Erzsébetvárosban és a Belső-Terézvárosban folyó bontásokkal, változtatásokkal kapcsolatban. Nemrég Budapesten vizsgálódott ez ügyben Michel Polge francia építész-urbanista. Annak járt utána, mi zajlik a világörökség védőzónájában. Feltehetőleg az ő útjával hozható összefüggésbe, hogy december közepén együttműködésről állapodott meg a KÖH és a VII. kerület önkormányzata.

Le reste de l'article sur Magyar Hirlap du 3 janvier 2008 

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