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30/04/2008

Corrompus ou naïfs ?

Au détour de la lecture d'un article du Figaro magazine du 29 avril 2008 signé Jean-Paul Barbier-Mueller, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec les évènements scandaleux actuels de Budapest où le patrimoine architectural, urbanistique, historique est dilapidé, anéanti au profit d'intérêts privés à court terme. Mais au fait ne sont-ce pas les mêmes directeurs, conservateurs, maires d'arrondissement ou leur descendants qui officient aujourd'hui ? Tout cela me donne l'impression d'une certaine continuité...

Jean-Paul Barbier-Mueller écrit ceci : "Ce sont les années 70 dont je me souviens avec le plus d'excitation. Le régime communiste avait mis en place dans les musées d'ethnographie de Leipzig, de Dresde et de Budapest des conservateurs et des directeurs au comportement pour le moins bizarre (étaient-ils corrompus, ou naïfs ?). D'habiles marchands américains (surtout un personnage pittoresque nommé Everett Rassiga) leur proposèrent des échanges extravagants : des sculptures rarissimes de Mélanésie recueillies au XIXe siècle contre quelques caisses de poteries mexicaines sans intérêt. Des chefs-d'oeuvre payés des sommes dérisoires ! Ces transactions étant bénies par les fonctionnaires des ministères de la Culture des pays intéressés, elles revêtaient un caractère de légalité rendant toute re-vendication ultérieure impossible. Plusieurs grands collectionneurs ont ainsi profité de cette fameuse « filière de l'Est ». La palme revient à Budapest : le catalogue de ce musée, publié avant sa retraite par le remarquable savant que fut Tibor Bodrogy, avait trouvé la même fonction que celui de La Redoute : on désignait ce que l'on voulait acquérir, on tombait d'accord sur le prix, et l'objet vous parvenait, bien emballé."

26/04/2008

Les journées Ovás! au Sirály à Budapest du 28 avril au 13 mai 2008

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18/04/2008

Le patrimoine hongrois en danger !! Une nouvelle infamie.

L'Office de la Protection du Patrimoine Culturel (KÖH) vient d'autoriser la démolition d'une partie du mur du Château de Buda, vieux de 500 ans pour... construire un parking souterrain.
Ce que les guerres et révolutions n'ont pas réussi à détruire, le KÖH vient de le faire en 15 jours.
Le nom d'Office de la Protection du Patrimoine Culturel est il encore justifié pour cet organisme ?
Je lui suggérerais de se renommer en Office de Protection des Intérêts des Investisseurs Privés.
La vidéo de cette infamie !!!
http://www.mtv.hu/videotar/?id=21460#

16/04/2008

L'adjoint au Maire de Budapest répond à notre lettre ouverte

ADJOINT AU MAIRE
DE LA VILLE DE BUDAPEST
 

A l'attention de M. Jean-Pierre Frommer
Président
Association "Mardis hongrois de Paris" 

N° d'enregistrement : 120-27/8/2008
Objet : Réponse à la lettre publique portant
sur la situation du quartier juif de Budapest

Budapest, le 5 mars 2008 

Monsieur le Président,

L'intérêt que vous manifestez à l'égard de notre capitale Budapest nous honore.

En répondant à vos réflexions au sujet du vieux quartier juif de Pest, il paraît nécessaire de dresser un tableau rétrospectif de cent ans d'histoire qui viendra nuancer les insuffisances visibles actuellement.

L'idée de la construction de la promenade Madách, sur le territoire du centre du quartier Erzsébetváros, a été évoquée de manière documentée pour la première fois au sein du Conseil des travaux publics de Budapest en 1900. Le projet de la construction de la promenade Madách avec les travaux de démolition qui lui sont associés a été approuvé par la Législature de Budapest (actuellement le Conseil Municipal de Budapest) en 1930. Les premières blessures dans le tissu urbain spécifique, à protéger à ce jour, datent de cette époque. Par la suite, l'idée de la poursuite de la Promenade, associée évidemment aux travaux de démolition supplémentaires, a perduré jusqu'à un passé récent (Schéma Directeur d'Urbanisme de l'année 2002). Il est évident que l'état des bâtiments situés dans l'espace destiné à la démolition s'est gravement dégradé et de ce fait les démolitions effectuées ultérieurement étaient souvent incontournables.

Comme vous l'avez mentionné dans votre courrier, seule une partie de l'ancien quartier juif de Pest relève de la zone protégée du Patrimoine Mondial. Le champ de compétence du Conseil Municipal de Budapest, dans le système municipal à deux niveaux de Budapest prévu par la loi, ne s'étend que sur cet espace protégé. Le Conseil Municipal de Budapest n'a pas de compétence pour ce qui concerne le reste du territoire de l'ancien quartier juif de Pest qui par ailleurs représente les deux tiers de l'ensemble du quartier. De ce fait, le Conseil Municipal de Budapest ne peut pas intervenir dans les processus se déroulant dans l'espace en question et il n'a pas la possibilité non plus de participer à l'élaboration ni à l'approbation des schémas directeurs d'urbanisme. Ces prérogatives relèvent du conseil municipal d'arrondissement. Seul l'Office de la Protection du Patrimoine Culturel peut s'opposer aux démolitions que vous évoquez ; toutefois, cette administration n'est compétente qu'en matière de bâtiments qualifiés de monuments classés.
Malgré les propos sus-mentionnés, la réhabilitation du quartier juif de Pest est une des premières missions prioritaires du Conseil Municipal de Budapest. La réhabilitation urbaine est une compétence relevant du Conseil Municipal de Budapest (prévue par la loi) qui nous a permis de nous associer au processus se déroulant dans le quartier juif. Le Schéma directeur de la réhabilitation de la zone en question sera élaboré dans un proche avenir grâce à un processus de concertation d'une durée supérieure à une année et nous espérons que ce document sera conforme au niveau de qualité exigé par l'importance de cette zone. Le Schéma directeur de réhabilitation constituera la base des démolitions ultérieures. La préparation de ce document est sous la surveillance d'un comité technique créé sur la base d'une délibération du Conseil Municipal de Budapest. Ce comité se compose des représentants du Conseil Municipal de l'arrondissement, de ceux du Conseil Municipal de Budapest et de collaborateurs de l'Office de la Protection du Patrimoine Culturel. Deux ONG assistent en continu au travail du comité technique en qualité d'invité permanent dont une est l'Association Óvás (Sauvegarde).

Nous sommes d'accord avec la mise en place d'une interdiction de changement évoquée jusqu'à la date d'entrée en vigueur du Schéma directeur de réhabilitation. Le conseil municipal de l'arrondissement a en effet ordonné l'interdiction de changement pour la zone protégée du Patrimoine Mondial (zone ayant l'importance de monuments classés) et ce jusqu'au 31 mai 2008 car l'Office de la Protection du Patrimoine Culturel aura examiné à cette date les bâtiments situés dans l'espace en question et élaboré des recommandations les concernant. Le comité technique créé par le Conseil Municipal de Budapest a proposé au conseil municipal de l'arrondissement de prolonger l'interdiction de changement mais ce dernier l'a refusé à ce jour ; la situation est la même pour ce qui concerne le rapport rédigé sur la visite du commissaire de l'UNESCO. Nous avons demandé au conseil municipal de l'arrondissement de ne pas arrêter les processus avant la réception officielle du rapport ; cependant, l'arrondissement n'a pas non plus donné son aval pour cette affaire.

Le tableau esquissé ci-dessus peut probablement faire ressentir nos efforts ; en effet, nous avons fait de notre mieux au regard de notre champ de compétence. Le processus de l'approbation du Schéma directeur de réhabilitation n'est pas encore achevé et vu notre conviction ferme que suite à l'entrée en vigueur du nouveau Schéma directeur de réhabilitation les processus engagés dans le quartier juif évolueront dans la bonne direction nous demandons votre aide afin d'agir auprès du conseil municipal du 7ème arrondissement investi du droit décisionnel vu la répartition des compétences, dans l'intérêt de la sauvegarde de la zone en question et de l'achèvement dans les meilleurs délais des processus positifs engagés.

Veuillez agréer, Monsieur, mes sincères salutations.

Ikvai-Szabó Imre

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Jean-Pierre Frommer
Président de l'Association des Mardis hongrois de Paris


Paris, le 3 janvier 2008
Monsieur le Maire de Budapest
Főváros Főpolgármesteri Hivatal,
1052. Budapest, Városház utca 9-11,
Hongrie

Objet : La situation dans le quartier juif de Budapest
P.J. Une pétition

Monsieur le Maire de Budapest,
Je vous écris cette lettre en tant que président de l'Association des Mardis hongrois de Paris, association dont l'un des buts est de défendre et de promouvoir la culture hongroise à Paris. Nous sommes persuadés que cette culture est d'une richesse extraordinaire, qu'elle a apporté et qu'elle continue d'apporter une contribution non négligeable à la culture mondiale. C'est pourquoi nous cherchons, à notre faible mesure, d'en assurer le rayonnement à Paris et en France. En témoignent par exemple quelques évènements récents à Paris comme la soirée « Hommage à Sándor Ferenczi » que mon association a organisée aux côtés de psychanalystes et qui a réuni environ 200 personnes et aussi le très beau festival de littérature hongroise.
J'en viens donc à la raison de mon courrier.
Nous suivons depuis maintenant quelques années avec beaucoup de tristesse, de stupéfaction et parfois de colère ce qui se passe dans le « quartier juif » de Budapest. Ce qui se déroule là-bas n'est pas digne d'un pays moderne et civilisé. Ce que la guerre, le nazisme et le stalinisme n'ont pas réussi à détruire est en train de disparaître sous nos yeux. Il s'agit de pans entiers de l'architecture et de l'urbanisme du 19ème et du début du 20ème siècle qui partent en poussière. Il s'agit de tout un tissu urbain, social, culturel, cultuel qui est dénaturé, abattu, perdu à tout jamais.
Il s'agit d'un patrimoine unique au monde d'une très grande richesse dont apparemment les décideurs hongrois ne mesurent absolument pas la valeur culturelle et économique. Je ne peux expliquer autrement le train de démolitions qui va en s'accélérant.
Ma virulence vous paraîtra peut-être exagérée, m'adressant aux plus hautes autorités politiques de votre pays, mais elle est à la mesure du scandale et je ne peux comprendre que la Hongrie laisse ainsi disparaître ce qui n'appartient pas seulement aux Hongrois mais à l'humanité entière. Il s'agit d'un patrimoine mondial, même si une partie seulement du secteur concerné est inscrit au Patrimoine de l'UNESCO. Nous ne pouvons aujourd'hui nous retrancher derrière nos frontières nationales pour dilapider un capital mondial.
Il faut arrêter les dégâts. Je ne fais pas seulement appel à votre sens de la culture mais aussi à votre compréhension des enjeux économiques à long terme.
Inversez les choses, c'est en votre pouvoir : fixez un moratoire sur toute démolition dans le secteur concerné, faites établir un plan de développement urbain soucieux de la préservation et de la mise en valeur de cet ensemble architectural et urbain que constitue le « quartier juif ».
L'argument communément avancé par les décideurs justifiant ces démolitions est un argument économique. Il n'y aurait pas d'argent pour faire les réhabilitations nécessaires alors qu'il y en a pour démolir et reconstruire en densifiant le secteur ? Je pense qu'on sacrifie l'intérêt économique à long terme de la collectivité y compris celui des investisseurs, à des bénéfices à très court terme, à courte vue, qui ne profitent qu'à une minorité, sans égards d'ailleurs pour les habitants qui sont chassés de leurs logements. Cet argument mérite d'être donc réexaminé. Ce quartier recèle un potentiel touristique extraordinaire et pourrait constituer un pôle de développement à l'instar d'autres quartiers du même type. Ce qui a été possible par exemple dans le quartier du Marais à Paris ou dans bien d'autres villes ne serait-il pas possible en Hongrie ? La loi Malraux a permis de sauver ce quartier riche en histoire et en architecture par des séries de mesures dont, à ma connaissance, des incitations fiscales. Aujourd'hui le Marais draine une affluence touristique et commerciale parmi les plus importantes de Paris.
Je ne veux pas croire que les Hongrois qui ont donné des Imre et André Kertész, des Attila József, des János von Neumann ou des Ödön Lechner aient moins d'imagination que d'autres peuples.
Au nom des signataires de la pétition, je vous demande d'imaginer d'autres solutions que celle de la destruction systématique d'un patrimoine qui nous est cher.
Il faut de l'argent, certes, mais il est possible de se le procurer, car la réhabilitation est un processus à long terme et les dépenses sont ainsi lissées sur plusieurs années (quelle que soit la réhabilitation, elle ne peut se réaliser qu'à moyen ou long terme) et il faut surtout une volonté politique.
La décentralisation de l'urbanisme a donné semble-t-il trop de pouvoir aux maires d'arrondissement. C'est à l'Etat hongrois et à Budapest-capitale de mettre les garde-fous qui protègent l'intérêt national et le patrimoine mondial. Cette volonté politique pourrait se manifester par une réglementation stricte adaptée à la nature de patrimoine mondial du secteur.
En tant qu'association des Mardis hongrois de Paris, nous avons fait signer une pétition au Directeur du Patrimoine de l'UNESCO que je vous adresse ci-jointe. Vous pourrez y voir le nom de personnalités importantes de la culture, des arts et lettres, des experts de l'aménagement, de l'architecture et du patrimoine, des personnalités politiques, des scientifiques, des avocats éminents, mais aussi de simples particuliers comme moi qui ne comprennent pas. Cette pétition a recueilli à ce jour 312 signatures. Nous continuerons à agir pour mobiliser l'opinion publique jusqu'à ce que des mesures significatives soient prises parce que nous ne pouvons rester indifférents à ce gaspillage.
Suite à l'action de l'association Ovás! relayée par celle des Mardis hongrois de Paris, une mission d'expertise de l'UNESCO-ICOMOS s'est rendue du 5 au 7 novembre 2007 à Budapest pour faire un diagnostic sur la situation au regard de la conservation du Patrimoine mondial. Nous souhaiterions avoir connaissance de ce rapport d'expertise.
En espérant que notre requête rencontre votre attention et une prise de conscience des enjeux liés à ces destructions,
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire de Budapest, l'assurance de ma considération respectueuse.

Jean-Pierre Frommer
Président de l'Association
des Mardis hongrois de Paris

15/04/2008

Manifestation avec bull-dozer dans le centre-ville de Budapest - Dózerrel tüntettek Budapest belvárosában

A l'appel de l'association Nagydiófa (NE!) les habitants du centre d'Erzsébetváros ont manifesté lundi après-midi pour protester car un investisseur veut bâtir un immeuble d'habitation de huit étages avec garage souterrain au 8 rue Nagydiófa à la place d'un bâtiment d'un étage âgé de 150 ans.

A belső-erzsébetvárosi lakókat tömörítő Nagydiófa Egyesület hétfő délután tüntetésen tiltakozott amiatt, mert egy befektető nyolcemeletes, mélygarázsos lakóházat akar felépíteni a Nagydiófa utca 8. szám alatti, 150 éves, földszintes ház helyére.

L'article complet avec photos et vidéos dans Népszabadság du 15 avril 2008

Voir aussi Sauvez Budapest

12/04/2008

Café patrimoine le jeudi 17 avril 2008 à Paris

L’association Paris historique organise
 son prochain Café patrimoine
le jeudi 17 avril 2008 sur le thème
 Le bâti dégradé des quartiers historiques :
lieu de mémoire et cadre de vie actuel
 Animé par Elisabeth Blanc et Daniel Duché,
architectes urbanistes
 
Débat à 19h30, accueil à partir de 19h
 
Participation : 5€ avec une consommation
 
Rendez-vous à
l’association pour la Sauvegarde et la Mise en valeur du Paris historique
44-46, rue François Miron 75004 Paris – Tél. : 01 48 87 74 31
www.paris-historique.org - contact@paris-historique.org

08/04/2008

Si l'on pouvait réussir à intégrer le passé dans le présent - Ha sikerülne a múltat beépíteni a jelenbe

Júlia Cserba a réalisé une interview avec Attila Batár urbaniste-architecte.

Le conseil international de protection des monuments du monde et du patrimoine mondial de l'UNESCO recommande l'arrêt de toute démolition et construction nouvelles dans le vieux quartier juif de Budapest.

L'article, très pertinent, qui pose les problèmes de sauvegarde du patrimoine en Hongrie est paru en langue hongroise dans l'hebdomadaire Elet és irodalom

Batár Attila urbanista-építésszel Cserba Júlia készített interjút

Minden további bontás és építés leállítását ajánlja a régi pesti zsidónegyedben az UNESCO-nak a világ műemlékeit és a világörökséghez tartozó történelmi színhelyeket védő nemzetközi tanács. Az erről szóló jelentés március 5-én tartott ismertetésekor a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal elnökhelyettese, egyben az ICOMOS európai ügyekért felelős alelnöke, dr. Fejérdy Tamás úgy vélte: ellenkező esetben komoly veszély fenyegeti a szomszédos Andrássy út világörökség-minősítését is. A VII. kerületi polgármester, Hunvald György szerint viszont a jelentés "új dolgot nem tartalmaz", az önkormányzat döntései pedig megfelelnek az abban foglalt követelményeknek. Mi a véleménye a személyes szempontokon és érdekeken kívül álló szakembernek, az 1968 óta munkásságát Franciaországban és az Amerikai Egyesült Államokban folytató Batár Attilának? A Láthatatlan építészet, A sokrétű Víziváros, A történelem mint tervező és számos, magyarul nem olvasható mű szerzője néhány hónappal ezelőtt Tabula rasa, konzerválás vagy átépítés címmel, a Beszélőben megjelent tanulmányában épp Budapest építészeti átalakulását, a régi és új együttélésének lehetőségeit, írott és íratlan szabályait elemezte.

L'article complet sur le site de Elét és irodalom

06/04/2008

Manifestation le lundi 14 avril 2008 devant le 8 de la rue Nagydiófa à Budapest

Venez le lundi 14 avril à 14 heures devant le 8 rue Nagydiófa
N'acceptons pas :
Les démolitions des immeubles anciens de valeur et les constructions monstrueuses qui n'ont rien à voir avec ce quartier
Les garages souterrains de plusieurs niveaux qui détruiraient les immeubles voisins
La densification d'un quartier qui est déjà le plus dense
Que la circulation et le stationnement sur rue soient rendus impossibles
Que le bruit et la pollution de l'air continuent de croître
Que nos habitations perdent leur valeur en raison d'un quartier rendu inhabitable
Que disparaissent, les arbres, les rayons de soleil et le ciel bleu
Que les petites rues gaies se transforment en partie de ville déprimante.
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