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26/07/2008

Démolitions sans autorisation des immeubles classés

"Selon nos informations, on a commencé, sans permis de démolir, à extraire des rampes d'escalier, des fenêtres et on a même commencé à démolir la toiture tout récemment dans le VIIème arrondissement, aux 19 et 47 rue Akácfa, dans des bâtiments protégés par classement. Notre information a été confirmée par l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH). Le collaborateur de l'Office s'est rendu hier sur place et a obligé les personnes présentes à arrêter immédiatement les démolitions" a déclaré Katalin Róna, la chargée de communication de l'Office. Elle a révélé : dans un tel cas le maître d'ouvrage peut compter sur une sanction. A notre connaissance, les démolisseurs illégaux ont prétexté la vétusté.

Entre temps nous avons appris aussi qu'une dénonciation était arrivée à la police pour cette affaire. Les appartements maudits se situent derrière la Halle du marché. Le projet consiste à démolir les ailes intérieures des deux immeubles en forme de U, mais les maîtres d'ouvrage ne disposent encore ni de permis de démolir ni de permis de construire. La curiosité de cette affaire, c'est que les plans nécessaires à cette reconstruction ont été élaborés par Tamás Mezős qui est actuellement le président de l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH)."

Extrait d'un article de HVG.HU (trad. JPF)

"Engedély nélkül bontanak védelem alatt álló házakat

Lépcsőkorlátot, ablakokat szedtek ki, de még a tetőt is bontani kezdték a minap a VII. kerületi Akácfa utca 19- 47. számú, műemlékvédelem alatt álló házakban, bontási engedély nélkül – értesültünk. Információnkat a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal is megerősítette. „A hivatal munkatársa tegnap a helyszínen járt és kötelezte az ott tartózkodókat a bontás azonnali leállítására” – mondta a hvg.hu-nak Róna Katalin, a hivatal sajtófőnöke. Elárulta: ilyen esetben az építtető számíthat büntetésre. Úgy tudjuk, az illegális bontók lomtalanításra hivatkoztak.

Megtudtuk azt is, hogy időközben a rendőrségre is érkezett egy feljelentés az ügyben. Az ominózus ingatlanok a Vásárcsarnok mögött találhatók. A két, U alakú ház belső szárnyait tervezik majd kibontani, de az építtetőknek még sem bontási, sem építési engedélyük nincs még. Az ügy érdekessége, hogy az átépítéshez szükséges terveket az a Mezős Tamás készítette, aki jelenleg a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal elnöke."

Source HVG.HU

La grande "innovation" concernant la protection du patrimoine, de Tamás Mezős, le président de l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) consiste à réinventer le façadisme. Cette méthode qui consiste à conserver les anciennes façades et à faire n'importe quoi derrière a été depuis longtemps réprouvée, dénoncée par tous les urbanistes, architectes, défenseurs du patrimoine sérieux. C'est un total non-sens. Technique compréhensible à Hollywood pour des décors de cinéma, elle n'a aucun sens du point de vue architectural. Le parfait mauvais exemple de cette technique de façadisme est la ville de Bruxelles qui a été défigurée par les "Mezős belges". "L'originalité" de l'idée de Mezős est de conserver, outre la façade d'un immeuble classé de deux étages par exemple, la première structure sur rue, en la surélevant dans bien des cas de trois niveaux supplémentaires et en construisant des immeubles de 7 à 8 niveaux dans la cour et en remplacement des ailes intérieures. D'où destruction en réalité du patrimoine, densification et gains spéculatifs sur des terrains de centre ville dont les prix commencent à flamber.

La question qu'on peut légitimement se poser est : à qui profitent ces gains spéculatifs ?

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