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14/04/2009

Diagnostic des valeurs patrimoniales d'Erzsébetváros : HVG.HU a gagné un procès

Pourquoi le président de l'Office de protection du patrimoine culturel cache-t-il des documents d'intérêt général ? Un diagnostic des valeurs patrimoniales du Quartier juif de Budapest avait été réalisé en février 2008 après la visite de l'expert de l'ICOMOS-UNESCO en novembre 2007.
Malgré plusieurs demandes formulées par l'association Óvás! (association de défense du quartier juif) le président du KÖH a toujours refusé de donner connaissance du résultat de ce diagnostic. Pourquoi ? Pourquoi ?

Rappelons qu'il y a quelques semaines le maire du VIIème arrondissement a été mis en détention préventive sous présomption de corruption et d'abus de biens sociaux. Sa politique immobilière et foncière plus que douteuse, menée sous le regard bienveillant du soi-disant "Office de protection du patrimoine" (KÖH) a permis la destruction depuis des années d'une partie non négligeable des immeubles d'un des quartiers les plus remarquables sur le plan architectural, urbanistique et culturel de Budapest.
L'article ci-dessous paru dans hvg.hu décrit l'un des derniers épisodes du combat incessant que doivent mener les associations et la presse pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être...

"Le journaliste de hvg.hu a gagné en première instance, son procès contre l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH), à qui il demandait la communication de l'étude de diagnostic des valeurs patrimoniales d'Erzsébetváros-centre (Quartier juif de Budapest)

L'année dernière en décembre, hvg.hu a demandé à l'Office d'envoyer le diagnostic des valeurs patrimoniales du quartier juif de Budapest achevé le 21 février 2008. Le travail avait été réalisé par une équipe de 12 chercheurs de l'Institut Scientifique des Monuments historiques de l'Office (KÖH) dans Erzsébetváros-centre. Le diagnostic des valeurs patrimoniales a servi de base de coopération à Budapest-capitale et à la municiplalité du VIIème arrondissement pour l'élaboration du projet de règlement de réhabilitation d'Erzsébetváros-centre approuvé le 19 septembre dernier par les élus du VIIème arrondissement.

La Société pour les Droits de la Liberté (TASZ) a accepté d'assurer la défense de notre journaliste dans le procès. L'avocat Levente Baltay, s'appuyant sur la loi de protection des données personnelles et de publication des données d'intérêt général a demandé au tribunal d'obliger l'Office à publier les données d'intérêt général. L'élaboration du diagnostic patrimonial faisant partie des activités relevant de la sphère de compétence de l'Office, ainsi les données demandées peuvent être qualifiées d'intérêt général, a considéré Baltay.

Face à cela, le conseiller juridique du KÖH a argumenté - de la même façon que l'attaché de presse l'avait fait précédemment en réponse à la demande de hvg.hu -, qu'il s'agit d'une documentation interne, qui pourra aider les arbitrages futurs de l'Office, "en plus c'est du matériel scientifique". L'avocat de TASZ s'est aussi référé à un procès précédent contre le Ministère de la Santé ou l'organisme de défense des droits avait gagné le procès. Le procès portait alors sur le secret gardé à propos de l'examen des matériaux professionnels d'arrière-plan sur les effets de drogues , dont le ministère niait l'utilité de les publier comme données d'intérêt général. A titre d'exemple il a également évoqué l'affaire relative à la demande d'autorisation de déresponsabilisation de la centrale nucléaire PAKSI.

Dans l'affaire, en première instance, le Tribunal de Budapest n'a pas accepté les arguments de l'Office et a demandé au KÖH que dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, il remette à notre journal le diagnostic patrimonial demandé. Nous avons aussi pris contact avec le KÖH pour savoir s'ils feraient appel du jugement, ou si dans le délai de 15 jours après notification, ils nous feraient parvenir le matériau en question, mais jusqu'à présent nous n'avons pas reçu de réponse à notre question de la part de l'Office."

Traduction de l'article ci-dessous paru dans hvg.hu du 7 avril 2009

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Erzsébetvárosi értékvizsgálat: pert nyert a hvg.hu Első fokon pert nyert a hvg.hu újságírója a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal (KÖH) ellen, amelytől a belső-erzsébetvárosi műemléki értékvizsgálat anyagát kérte.

Tavaly decemberben kérte a hvg.hu a hivataltól, hogy a budapesti zsidónegyed 2008. február 21-ére elkészült, telkenkénti műemléki értékvizsgálatát küldje el a szerkesztőségnek. A munkát a KÖH Műemléki Tudományos Intézetének 12 tagú kutatócsoportja végezte el a Belső-Erzsébetvárosban. Az értékvizsgálat alapul szolgált a főváros és a VII. kerületi önkormányzat együttműködésében készített, Belső-Erzsébetvárosra vonatkozó rehabilitációs szabályozási tervnek, amelyet tavaly szeptember 19-én fogadott el a VII. kerületi képviselőtestület.

A Társaság a Szabadságjogokért (TASZ) vállalta újságírónk képviseletét a perben. Baltay Levente ügyvéd a személyes adatok védelméről és a közérdekű adatok nyilvánosságáról szóló törvényre hivatkozva kérte a bíróságot, hogy kötelezze a hivatalt a közérdekű adat kiadására. Az értékvizsgálat elkészítése a hivatal feladatkörébe tartozó tevékenység, így a kért adatok közérdekű adatnak minősülnek – vélekedett Baltay.

A KÖH jogtanácsosa ezzel szemben azzal érvelt – ahogyan a hivatal sajtósa is a hvg.hu korábbi megkeresésére –, hogy ez egy belső dokumentáció, amely majd a hivatal jövőbeni döntéseit segítheti, „ráadásul tudományos anyag”. A TASZ jogásza egy korábbi, az Egészségügyi Minisztérium elleni perre is hivatkozott, amikor a jogvédő szervezet pert nyert. Akkor drogok hatásait vizsgáló szakmai háttéranyagok eltitkolása miatt pereltek , mivel a minisztérium megtagadta azoknak közérdekű adatként való kiadását. Példaként említette a Paksi Atomerőmű kárelhárítási engedélykérelmével kapcsolatos ügyet is.

Az ügyben első fokon eljáró Fővárosi Bíróság nem fogadta el a hivatal érvelését, és arra szólította fel a KÖH-öt, hogy az ítélet kézhez vételétől számítva 15 napon belül adja ki a lapunk által kért vizsgálati eredményeket. Megkerestük a KÖH-öt is, azután érdeklődve, hogy fellebbeznek-e az ítélet ellen, vagy annak kézhez vételétől számított 15 napon belül eljuttatják-e részünkre a kérdéses anyagot, de eddig nem kaptunk a kérdésre vonatkozó választ a hivataltól.

Paru dans hvg.hu du 7 avril 2009

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