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07/06/2008

Halte à la destruction du quartier juif de Budapest !

Halte à la destruction du quartier juif de Budapest !, par Jean-Pierre Frommer

Article paru dans "Le Monde",le 24/01/08

Nous sommes le 7 juin 2008. Cet article est toujours complètement d'actualité dans tous ses termes.

Nous suivons depuis maintenant quelques années, avec beaucoup de tristesse, de stupéfaction et parfois de colère, ce qui se passe dans le quartier juif de Budapest. Ce que la guerre, le nazisme et le stalinisme n'ont pas réussi à détruire est en train de disparaître sous nos yeux. Il s'agit de pans entiers de l'architecture et de l'urbanisme du XIXe siècle et du début du XXe qui partent en poussière. Selon l'association hongroise Óvás !, à ce jour, 40 % des édifices du XIXe siècle, de style néoclassique et Art nouveau, ont été rasés ou transformés en constructions qui nuisent au caractère du quartier. C'est tout un tissu urbain, architectural, historique, social, culturel, cultuel et humain, ayant valeur de patrimoine mondial, qui est ainsi dénaturé, abattu, perdu à tout jamais. Comment admettre que le dernier vestige du mur du ghetto de Budapest ait été détruit, ses pierres vendues dans une frénésie de démolition spéculative ?

Comment admettre qu'à 20 mètres de la grande synagogue, on démolisse des bâtiments classés pour y bâtir un immeuble de sept étages rivalisant par sa taille et sa dimension avec le monument historique voisin ?

Ma virulence pourrait sembler exagérée mais elle est à la mesure du scandale, et je ne peux comprendre que les Hongrois laissent ainsi disparaître ce qui n'appartient pas seulement à eux, mais à l'humanité entière. Il semble que les décideurs n'en mesurent absolument pas la considérable valeur culturelle et économique. Une partie du quartier juif se trouve d'ailleurs dans la zone de protection du site de l'avenue Andrássy, inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.

L'argument communément avancé par les décideurs justifiant ces démolitions est un argument économique. N'y aurait-il pas d'argent pour faire les réhabilitations nécessaires ?

En réalité, on sacrifie l'intérêt économique à long terme de la collectivité à des profits à très court terme d'une minorité, sans égard pour les habitants qui sont chassés de leurs logements. L'argument économique mérite d'être réexaminé. D'autant que les investisseurs actuels pourraient gagner de l'argent en réhabilitant ces immeubles de valeur plutôt qu'en les démolissant pour les remplacer par des constructions sans âme.

A L'IMAGE DU MARAIS

Ce quartier recèle un potentiel touristique extraordinaire et pourrait constituer un pôle de développement à l'instar d'autres quartiers du même type. Ce qui a été possible par exemple dans le quartier du Marais à Paris ou dans bien d'autres villes européennes ne le serait-il pas à Budapest ? La loi Malraux a permis de sauver le Marais, quartier riche en histoire et en architecture, notamment par des mesures fiscales. Et pourtant, le Marais était constitué d'immeubles en plus mauvais état et disposait de moins d'atouts quant à la structure des bâtiments que ceux du quartier juif de Budapest. Aujourd'hui, le Marais draine une affluence touristique et commerciale parmi les plus importantes de Paris.

Il faut de l'argent, certes, mais la réhabilitation est un processus à long terme et les dépenses sont ainsi lissées sur plusieurs années. Il faut surtout une volonté politique. La décentralisation de l'urbanisme en Hongrie a donné, semble-t-il, trop de pouvoirs aux maires d'arrondissement. C'est donc à l'Etat hongrois et à Budapest-capitale de mettre les garde-fous qui protègent l'intérêt national et le patrimoine mondial.

Cette volonté politique pourrait se manifester par une réglementation stricte adaptée à la nature de patrimoine mondial du secteur. Il faut instaurer un moratoire sur toute démolition et toute construction neuve dans le secteur concerné, le temps d'établir un plan de réhabilitation urbain soucieux de la préservation et de la mise en valeur du quartier juif. Je ne fais pas seulement appel au sens de la culture des autorités hongroises, mais aussi à une compréhension de leurs intérêts économiques à long terme.

Tiltakozás a zsidónegyed miatt - Protestations en raison du quartier juif

Tiltakozik a Nagydiófa Egyesület az ellen, hogy a széles körű nyilvánosság kizárásával tartanak egyeztető tárgyalást a belső-erzsébetvárosi rehabilitációs szabályozási tervről - közölte Kollonay Enikő, a városvédő civil szervezet jogásza csütörtökön az MTI-vel.
La suite en hongrois sur le site hirextra.hu

06/06/2008

Mi épül a zsinagóga nyakára? Qu'est-ce qui se construit sur le dos de la synagogue ?

"A Magyarországi Zsidó Hitközségek Országos Szövetsége (Mazsihisz) vezetésének tiltakozása ellenére megkezdődött a Herzl Passage projekt építése: a Dohány utcai zsinagóga közvetlen környezetében. A beruházó cég eredeti tulajdonosa nem más, mint a Mazsihisz egykori elnöke, majd alelnöke, Tordai Péter. Feldmájer Péter, a jelenlegi elnök bízik benne, hogy az építkezést még le lehet állítani."

La suite sur HVG.HU 

03/06/2008

Auchan mange le petit marchand

"Les centres commerciaux sortent de terre comme des champignons après la pluie. Dans le centre-ville de Budapest, de plus en plus de commerces de détails mettent la clef sous la porte. Quel juste milieu entre tradition et modernité ?...

...Mihaly Riday le déplore : « C’est le problème de la mondialisation. Tout le monde veut tout et tout de suite. » En sa qualité de gardien du patrimoine et membre de la société protectrice de Budapest, il s’élève résolument contre l’invasion de sa ville par les centres commerciaux : « Je pense tout simplement que le monde cesse d’être intéressant quand on peut tout voir en un clin d’oeil. » Riday, qui travaille aussi pour la Télévision magyare (MT) reste un des défenseurs les plus acharnés du patrimoine de la « Reine du Danube ». Il se bat pour la conservation des espaces verts et des monuments de la capitale. Il considère que « la moderne Budapest doit apprendre à préserver ses traditions. »...

...Erszébet Beliszay, de l’association Clean air action group, s’indigne : « Depuis cette prolifération des grandes surfaces, Budapest ressemble à un gros gâteau dans lequel les investisseurs plantent leurs doigts comme des enfants trop gourmands. A force de picorer, cela devient immangeable. »

Article complet sur Cafebabel.com

L'association ÓVÁS! de défense du quartier juif de Budapest ouvre son site web

L'association ÓVÁS! de défense du quartier juif de Budapest ouvre son site web au moment même où le conseil municipal de Budapest vient de rejeter un projet de moratoire sur les constructions-démolitions dans le quartier.

http://www.ovasegyesulet.hu/

La bataille se poursuit pour ÓVÁS! et pour nous qui soutenons cette association hongroise qui se bat courageusement depuis plusieurs années pour sauvegarder un héritage architectural et culturel de très grande valeur contre la rapacité et la bêtise.

01/06/2008

10 % pour les politiques et les autorités

Selon une étude publiée en octobre 2005 sur le site levego.hu , des promoteurs auraient révélé que 10 % de leurs coûts allaient à la corruption des politiques et des autorités. Cela expliquerait bien des choses.

"Those who will privatize or „develop” have clear financial interests while the public or the experts have mostly immaterial values to protect like cultural heritage, genius loci, silence, a wish to rest in the park or to rear children happily or to be able to afford cheap public facilities.
• In private conversations with developers in Hungary, several of them admitted to representatives of the Clean Air Action Group that about 10 percent of the cost of a new development is used for bribing politicians and the authorities.
• The Annual Report of the Hungarian National Security Office for the year 2004 states that a large part of the money laundering in Hungary is done through real estate developments…
It seems that now only massive and urgent international protest can save at least the remnants of the historical Jewish quarter of Budapest."

Héritage sans protection - Présentation du livre d'Anna Perczel

 

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"Védtelen örökség - Unprotected heritage" sera en vente le 5 juin 2008 à partir de 18 h à l'Institut hongrois de Paris, 92, rue Bonaparte 75006 Paris, en présence de l'auteure Anna Perczel, dans le cadre de la conférence organisée par Urbanistes Sans Frontières.
 

Présentation du livre d'Anna Perczel à la Boutique des Ecrivains

La présentation d'"Héritage sans protection", le livre d'Anna Perczel, le 28 mai 2008 à la Boutique des Ecrivains à Budapest.

Le livre a été présenté par Imre Ikvai-Szabó, Géza Komoróczy et György Konrád

L'auteure a remercié ses collaborateurs, Gyöngyvér Török l'éditeur, Géza Komoróczy auteur de la préface, Endre Lábas le photographe du livre et Budapest-capitale pour l'aide apportée à la publication de ce livre. Elle a expliqué qu'il convenait de traiter et conserver le quartier juif dans son unité et dans sa totalité; la conservation du passé selon elle est la base de la construction du futur. Elle a parlé avec reconnaissance de l'association des Mardis hongrois qui, en France, soutient le combat pour la sauvegarde du quartier juif.

Imre Ikvai-Szabó, Maire-adjoint, qui selon son propre aveu est complètement de parti pris à la fois pour l'affaire [du quartier juif] et pour l'auteure, a parlé de l'absence de protection du quartier juif. A ce sujet, il a dit que le jour suivant la présentation du livre, il proposerait une motion devant le Conseil Municipal de Budapest, qui mettra en avant un pas radical : la promulgation par Budapest-capitale d'un moratoire sur les démolitions-constructions dans le quartier juif, jusqu'à la réalisation d'un nouveau règlement d'urbanisme. Il a particulièrement souligné le bilinguisme (hongrois et anglais) du livre, qui pourra ainsi porter l'information sur cette partie de ville dans le monde.

Géza Komoróczy (historien spécialiste en études juives) a parlé du quartier juif en précisant que ce territoire n'avait jamais revêtu un caractère de ghetto, ainsi la population juive pouvait exister, vivre ici comme partie organique de la population de la ville. Il a fait l'éloge du style global du livre, de sa précision, de sa documentation; il en a dit que c'était un exemple d'écriture micro-historique.

György Konrád (romancier, ancien directeur du Pen Club International) a vu dans le livre publié, la précision lyrique et le goût raffiné qui le traverse tout entier. Il était d'avis que ce volume pouvait être la porte ouverte à l'individualisation de l'histoire. Il a parlé aussi de son vécu rattaché au quartier: en 1945, après la libération de Pest, la recherche des membres de sa famille dans l'hôpital du ghetto de la rue Wesselényi, plusieurs années plus tard ses visites dans le quartier en tant qu'inspecteur pour la défense de l'enfance. Il a dit que sa prise de conscience progressive des beautés de cette partie de la ville, il la devait à Anna Perczel.

Perczel Anna könyvének bemutatója az Írók Boltjában

Perczel Anna Védtelen örökség című könyvének bemutatója
2008. május 28-án volt az Írók Boltjában.
A könyvet Ikvai-Szabó Imre, Komoróczy Géza
és Konrád György mutatta be.

A szerző köszönetet mondott munkatársainak (Török Gyöngyvér szerkesztőnek, Komoróczy Gézának, az előszó írójának és Lábass Endrének, a könyv fotográfusának), valamint a fővárosnak a könyv megjelenésében nyújtott segítségéért. Elmondta, hogy a zsidónegyedet egységében, egészként kell kezelni, megtartani; a múlt megtartása szerinte a jövő építésének alapja. Elismeréssel beszélt a des Mardis hongrois de Paris-ról, amely Franciaországból támogatja a zsidónegyed megóvásáért folytatott küzdelmet.
Ikvai-Szabó Imre főpolgármester-helyettes, aki saját bevallása szerint „mind az ügy, mind a szerző iránt teljes mértékig elfogult”, a zsidónegyed védtelenségéről beszélt. Ennek kapcsán elmondta, hogy a könyvbemutatót követő napon a fővárosi közgyűlés elé terjeszt egy javaslatot, amelyben radikális lépést indítványoz: fővárosi változtatási tilalom elrendelését a zsidónegyedre egy új szabályozási terv megszületéséig. Külön kiemelte a könyv kétnyelvűségét (magyar és angol), amely így a városrész hírét viheti a világba.
Komoróczy Géza a zsidónegyedről beszélt, arról, hogy ez a terület soha nem öltött gettó jelleget, így a zsidóság a városi lakosság szerves részeként létezhetett, élhetett itt. Dicsérettel illette a könyv egységes stílusát, precizitását, alaposságát; a mikro-történetírás példájának nevezte.
Konrád György a lírai precizitást látta meg a megjelent könyvben, az egészet átjáró finom ízlést. Úgy vélte, a kötet útnyitás lehet a történelem individualizációja felé. Saját, a negyedhez kötődő élményeiről is beszélt: 1945-ben, Pest felszabadulása után a Wesselényi utcai gettókórházban rokona keresésről, majd sok évvel később gyermekvédelmi felügyelőként a negyedben tett látogatásairól. Elmondta, hogy a városrész szépségére való fokozatos ráébredését Perczel Annának köszönheti.

Source : ovasegyesulet.hu

30/05/2008

A Budapest la gauche et la droite se partagent le gâteau

Le conseil municipal de Budapest-capitale a rejeté hier un projet présenté par le parti SZDSZ (libéraux-centristes) de moratoire de plusieurs années jusqu'à ce qu'une règlementation d'urbanisme du quartier soit édictée, sur les constructions-démolitions dans le Quartier juif de Budapest. Ce moratoire aurait pu s'imposer à Hunvald maire MSZP du VIIème qui l'a dénoncé comme anti-constitutionnel. Le projet a été rejeté par le MSZP (parti social-démocrate, ex-communistes au pouvoir actuellement) avec la complicité de l'opposition (FIDESZ droite populiste) qui s'est abstenue.
Ce vote pourrait se traduire par "je ferme les yeux sur vos menées politiques corrompues, à charge de revanche".

Le projet de moratoire était soutenu par Gábor Demszky, Maire de Budapest et Imre Ikvai-Szabó, Maire-adjoint.
Ce dernier a présenté le résultat du vote en ces termes "Sir Lancelot s'est courageusement enfui"
On comprend mieux maintenant l'appel au secours que nous a lancé le Maire-adjoint de Budapest Imre Ikvai-Szabó publié sur le présent blog : http://sauvezbudapest.hautetfort.com/archive/2008/04/inde... 

A Fõvárosi Közgyûlés leszavazta a zsidónegyed változtatási tilalmára vonatkozó elõterjesztést. Az SZDSZ-es kezdeményezés az éjszakába nyúló közgyûlésen éles vitát váltott ki.
http://www.mazsihisz.com/hirek.phtml?id=3165

29/05/2008

Évekre nyúlhat az építési stop - Le moratoire sur les constructions pourrait être décidé pour des années

Évekre nyúlhat az építési stop

Napirenden a zsidó negyed a Fővárosi Közgyűlésben 

Mint ismeretes, február 1-jétől a belső-erzsébetvárosi zsidó negyedben három hónapra változtatási tilalmat rendelt el a VII. kerület. Tulajdonképpen arra az időre, amíg a Kulturális Örökségvédelmi Hivatallal egyeztetve el nem készül az új kerületi szabályozási terv (KSZT). Mivel az eredeti határidő néhány nap múlva lejár, de az egyeztetés még nem fejeződött be, Erzsébetváros a legutóbbi testületi ülésen egy hónappal meghosszabbította a változtatási tilalmat.

La totalité de l'article dans Népszabadság du 29 mai 2008

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A l'ordre du jour d'une réunion du conseil municipal de Budapest aujourd'hui, un moratoire sur plusieurs années sur les constructions dans le Quartier juif

 

 

22/05/2008

Le MAZSIHISZ s'élève contre le projet de construction du Passage Herzl - A Mazsihisz tiltakozik a Herzl Passage építészeti terve miatt

"Le MAZSIHISZ (Fédération des associations cultuelles juives de Hongrie) s'oppose au projet, sous cette forme, de construction près de la synagogue de la rue Dohány d'un bâtiment de huit étages occupant le Passage Herzl, et prévoit de mener des actions prochaines contre ce projet, a dit Péter Feldmájer, le président de cette institution."

 A Magyarországi Zsidó Hitközségek Szövetsége (Mazsihisz) ellenzi a Dohány utcai zsinagóga mögött épülő, egy nyolcemeletes szárnyat is magába foglaló Herzl Passage ilyen formában történő felépítését, és ez ellen további lépéseket tervez - mondta el Feldmájer Péter, a szervezet elnöke.

La suite de l'article en hongrois sur inforadio.hu

Il s'agit là d'une prise de position très importante dans la mesure où les institutions juives semblent prendre enfin la mesure des dégâts irrémédiables au patrimoine culturel et cultuel d'Erzsébetváros et qu'elles paraissent déterminées à agir.

Notons qu'elles se désolidarisent totalement du promoteur du projet, Péter Tordai, ex-vice-président du MAZSIHISZ, qui avait acquis les terrains et qui projette de mener son opération avec des investisseurs espagnols