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10/12/2008

Quartier juif de Budapest - Une interview de Michel Polge, architecte, expert de l'ICOMOS-UNESCO

L'hebdomadaire culturel Magyar Narancs a interviewé Michel Polge à l'occasion de son passage à Budapest en novembre 2008. Michel Polge avait été missionné, il y a un an, en novembre 2007, par l'ICOMOS-UNESCO pour établir un diagnostic du quartier juif de Budapest, inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO comme zone à protéger.

"Michel Polge architecte, auteur du rappport sur la situation de l’ancien quartier juif.

Magyar Narancs: A l'initiative des associations, vous êtes venu en Hongrie il y a un an en tant que chargé de mission, invité par l’Etat hongrois et par la ville de Budapest pour établir une expertise sur l’évolution de l’ancien quartier juif. Qu'est-ce qui a déterminé votre visite de l'époque ?

Michel Polge: Pour répondre il me faut préciser ce qu'est le patrimoine mondial. Le patrimoine mondial est un label. Tout Etat peut demander qu'une zone culturelle ou naturelle soit inscrite sur la liste du patrimoine mondial. Puis l’UNESCO examine la demande et accepte ou refuse tout simplement.
L'Etat hongrois, dès les années 80 avait demandé et obtenu l’inscription du quartier du château à Buda comme patrimoine mondial. Plus tard, après le changement de régime l'avenue Andrássy avec l’ancien quartier juif font aussi l’objet d’une demande qui est acceptée.
MN: L'avenue Andrássy est un lieu patrimoine mondial, le quartier juif est ce qu'on appelle sa zone tampon, territoire y conduisant. Quelle est la différence entre territoire du patrimoine mondial et la zone tampon ?
MP : Il n’y a pas de différence fondamentale. La zone tampon se situe autour du territoire du patrimoine mondial. C'est aussi une zone de protection qui n'est pas moins concernée par des obligations que le reste du périmètre patrimoine mondial. Les obligations du patrimoine mondial ne sont pas régies par des règlements, c'est un engagement moral de respecter les principales „vertus” patrimoniales du quartier concerné. Pour revenir à la question de la raison de ma venue à Budapest: des plaintes de l'association Óvás! sont parvenues au Comité du patrimoine mondial. La plainte portait sur le fait que des arrondissements vendaient des bâtiments de grande valeur architecturale et qu'à leur place se construisaient des bâtiments de qualité médiocre. Lorsqu'une plainte lui parvient, le Centre saisit l’Etat concerné et s'informe sur la situation. L'Etat hongrois a décidé, pour répondre aux questions posées dans les plaintes, de demander l'avis d'un expert.
MN : Pourquoi est-ce vous qui avez été demandé ?
MP: Précisons que les experts sont des volontaires, il ne reçoivent pas de rémunération. Moi, je suis architecte de formation, au service de l’Etat. Je pense que la raison qui a motivé ma venue est que j’ai une double expérience professionnelle: pendant 10 ans architecte en charge du patrimoine architecural et urbain, puis depuis 15 ans, architecte travaillant sur la réhabilitation des quartiers anciens, et en particulier sur l’habitat existant.
MN: J'aimerais, que vous puissiez dire pourquoi vous trouvez que le vieux quartier juif a de la valeur.
MP: Pourquoi faut-il expliquer cela ?
MN: Parce que pour l'opinion publique, ce n'est pas évident. C'est un secteur d'habitat dense, avec des appartements obsolètes, des immeubles en mauvais état.
MP: En règle générale l'opinion publique a tendance à donner de la valeur au très ancien, il est plus facile pour le grand public de respecter la vieille ville de Prague qu'une partie de ville du 19ème siècle. Ce quartier de la ville, dont le quartier juif fait partie, vous l'avez très bien deviné, dispose de valeurs urbanistiques remarquables et on y trouve beaucoup de styles de l'histoire de l'architecture. De surcroît, ce n'est pas un musée, mais un quartier vivant de la ville. Moi, je ne suis pas du genre à me battre contre vents et marée pour la conservation, mais je prétends qu'il est facile de réhabiliter ce quartier de la ville de grande qualité, qu'il est facile de le traiter selon les principes du développement durable. Il s'agit d'une partie de ville, belle, vivante, fonctionnant, bien que ce soit une population en majorité pauvre qui soit restée ici.
MN: Qu'est-ce qui vous permet de penser qu'il est facile de réhabiliter ?
MP: Un tel quartier de ville serait le rêve de n'importe quel urbaniste français. Chez nous beaucoup de villes sont construites de manière dense, il y a peu d'air, peu de places. Ici la trame viaire est parfaite. Les bâtiments ne sont pas trop élevés, il y a de la place entre eux, il y a de grandes cours lumineuses, on peut facilement transformer les immeubles existants pour des besoins modernes si on fusionne les appartements et éventuellement si on réunit les bâtiments. Pour obtenir la même chose dans beaucoup de villes françaises, il faudrait démolir la moitié des constructions! C’est ce qu’a dû faire Hausmann à Paris au 19° siècle. De plus, Budapest est un exemple au plan mondial de l'urbanisme du dix-neuvième siècle, dont il n'en reste plus beaucoup au monde. Budapest est une des plus belles villes d’Europe, et une ville vivante, pas un musée.
MN: Quelle expérience tirez-vous de votre mission ?
MP: J’ai trouvé ici, l’an dernier, une situation parfaitement contradictoire, voire absurde..
MN: Pourriez-vous le définir ?
MP: Imaginez un peu: un ami hongois vous présente des bouteilles de Tokaji, il vous dit qu’il en est très fier, vous goûtez le vin et pensez que votre ami hongrois a raison… puis votre ami hongrois prend un marteau et commence à casser des bouteilles… C’est absurde, n’est-ce pas? Je suis arrivé un dimanche, les discussions ont commencé officiellement le lundi matin, mais à ce moment-là j'aurais pu déjà terminer mon rapport. Après tout la question était : ce qui se passe dans le quartier juif est-il compatible avec le titre de patrimoine mondial ? Sans ambiguïté ce n'est pas compatible. C'est absurde. Dans le même temps, ils ont demandé l’inscription au Patrimoine mondial et dans le même temps ont lieu des démolitions de bâtiments remplacés par d’autres bâtiments de moindre qualité architecturale et urbaine et, qui plus est, peu ou pas habités.

MN: Pourriez-vous expliquer cette contradiction ?
MP: Lundi à partir de 10 heures tout était axé là-dessus. C'est là que cela devenait intéressant pour moi. Quand on voit ce genre de choses on se dit qu'il y a un problème dans la famille. J'ai recherché quel était le problème.
MN: Et alors ?
MP: Il s'agit, selon moi, d'un problème structurel non pas d’une volonté délibérée de détruire. Le partenaire de dialogue du Comité du Patrimoine mondial c'est l'Etat. C'est lui qui est responsable du patrimoine mondial. C'est le Conseil municipal de la capitale qui est responsable des grands principes de l'aménagement urbain. Le droit de l’urbanisme est quant à lui entre les mains des mairies d'arrondissement. Par conséquent le pouvoir est réparti entre trois acteurs. Le quatrième acteur est l'argent, l’investissement privé. Ce nest pas le droit, pas les lois qui gouvernent en 1° lieu, mais l'économie. Les lois nous les faisons pour orienter l'économie, pour éviter le pire, pour réguler, encore faut-il agir tous dans le même sens. Ce qui m'est apparu évident, c'est que l'évolution actuelle du quartier est d'abord une question économique à travers des opportunités, plus que des choix délibérés. Les investisseurs, étrangers et hongrois, achètent les immeubles à l'arrondissement et les détruisent et remplacent comme ils veulent. L'investissement capitaliste est une chose positive, indispensable, mais ici il n'y avait rien ou presque qui le régule. Il manquait des outils de négociation pour la puissance publique à travers des avantages économiques pour l’investissement privé dès lors qu’il acceptait des conditions sociales, techniques, etc. Je ne veux pas me référer constamment au régime français, mais je le fais ici quand même: dans le but d'attirer l'investissement capitaliste, on intéresse les acteurs privés à ce qu'ils réhabilitent les immeubles en tant que bâtiment à usage d'habitat avec des contraintes sociales, techniques. En revanche, par exemple encore, on a instauré une taxe pour les propriétaires qui laissent des logements vacants. En d’autres termes „la carotte et le bâton” et des systèmes économiques „gagnant – gagnant”: chacun y trouve son avantage dès lors qu’il joue le jeu. Pour cela tout d'abord il faut que les autorités aient un projet urbain pour l’évolution indispensable des quartiers: sans projet, un quartier meurt, et à l’inverse en laissant les choses se faire d’elles-mêmes sans régulation, on risque des catastrophes. La règlementation de construction est presque une question secondaire. Je suis contre le fait que la règlementation résolve tout. Si elle arrête l'afflux des capitaux, qui aura l'argent pour rénover les maisons ? Il faut une réglementation, mais accompagnée de mesures économiques favorables à la fois aux intérêts publics et privés.
MN: Cet ordre de marche peut être imaginé à l'envers, de telle sorte que l'Etat considère la réhabilitation urbaine comme une cause publique évidente, et qu'il organise son régime fiscal dans cet intérêt, non ?
MP: Moi je crois, que le plus important c'est la volonté locale. Que les arrondissements aient une intention. Moi, ils ne m'ont jamais dit quelles étaient leurs intentions. Il est vrai que la mission était très courte… et que ma connaissance du hongrois ne dépasse pas encore 10 mots.
MN: Avec qui avez-vous discuté ?
MP: Avec les représentants de l'Etat, notamment l'Office de protection du patrimoine, avec des élus et techniciens de la capitale, avec des élus et techniciens des sixième et septième arrondissements, avec des associations, et j'ai demandé en même temps de pouvoir discuter avec des investisseurs, ce qui a été fait.
MN: Il en est tout de même sorti quelque chose des conceptions des arrondissements...
MP: On n'en est pas arrivé à ce niveau. Ils m’attendaient comme un juge, qui rende la justice. J'ai rapidement dit que ce qui se passait ici n'était pas bon, mais que l’important n’était pas de s’arrêter là mais plutôt de parler de ce qu'il est possible de faire. Ce n'est pas le fait d'avoir démoli des maisons et d'en avoir construit des nouvelles qui est le problème central pour moi, mais d’abord le fait d'avoir construit des maisons de faible qualité architecturale et urbaine et que beaucoup d’habitants qui faisaient la vie de ce quartier sont partis pour laisser la place à des logements trop souvent vides que leurs acheteurs n’habitent pas pour bonne partie. Il semblait que l’évolution du quartier n’était que le fruit d’un raisonnement économique trop à court terme et faisant courir un péril pour l’avenir urbain, pas seulement d’un point de vue patrimonial.
MN: Qu'avez-vous donc suggéré ?
MP: Ce ne sont pas des réponses définitives que j'ai souhaité donner, mais proposer des pistes. J'ai suggéré qu'ils créent un workshop, un atelier, pour lequel j’ai proposé mon aide. Le workshop peut aider les différents niveaux de la puissance publique sur différents thèmes, depuis la réflexion sur les incitations économiques jusqu'à la gestion de l'énergie dans l’habitat. Nous n’avons pas de solutions toute faites, pas de solutions miracles, mais une expérience construite dans beaucoup de villes patrimoniales qui peut être utile… ne serait-ce que pour ne pas risquer de répéter des erreurs que nous avons faites! Dans plusieurs pays le taux de la TVA est différent en construction neuve et en réhabilitation. Ceci a deux avantages : la réhabilitation se réalise mieux et on peut freiner le travail au noir. On peut parler d’outils économique divers. Vous voyez, je crois avant tout aux outils économiques qui permettent un deal favorable aux investisseurs privés et en même temps à l’intérêt public. La réglementation est aussi utile, mais en accompagnement, surtout pas comme seule réponse: mieux vaut orienter l’énergie que tenter de la barrer. Il y a un autre sujet essentiel. Il est manifeste, que sur le plan de l'aménagement urbain, la distribution des rôles entre la capitale et les arrondissements génère des difficultés considérables, les arrondissements sont concurrents les uns des autres. Mais là s'arrête aussi mon rôle d’expert technique. La question ne dépend plus d'un expert étranger mais prend une tournure politique hongroise. C'est d'une décision politique que dépend ce qui arrive: mon travail s’arrête là.
MN : Il s'est écoulé un an, ont-ils cherché le pas en avant expérimenté avec la suggestion d'atelier ?
MP : S'ils l'ont cherché ? Qu'en pense une journaliste ?
MN : Je suppose qu'ils ne l'ont pas cherché.
MP : Ce qui s'est passé en un an, c'est que le Centre du patrimoine mondial a réagi sur la base de mon avis d'expert, il a notifié à l'Etat hongrois, que l'état du quartier juif le remplit d'inquiétude”… ce qui dans la langue diplomatique n’est pas rien!. Autrement dit l'Etat hongrois est confronté à une situation difficile. Ajoutons que ma mission s’est déroulée pour moi de façon très intéressante et les discussions avec les services de l’Etat et de Budapest capitale très enrichissantes pour moi: c’est un plaisir de travailler à Budapest, même si, d'après mon impression personnelle, je n’étais pas le bienvenu pour les arrondissements : que Polge retourne en France! Lorsque je dis cela je ne juge pas, je n'ai même pas à porter de jugement. Cela mettait seulement l'éclairage sur le fait qu'il y a un problème structurel. Mais ce n’est pas à moi de le résoudre. Maintenant, attendons les réponses qui seront données. Selon vous qu'est-ce qui est essentiel ?
MN : Je vois deux problèmes essentiels, l'un est culturel, j'entends par là , que simplement puisse se poser comme question, pourquoi ce quartier a de la valeur. Le deuxième est économique : c'est ainsi que je le vois, qu'il est indicible qu'il y ait un consensus dépassant les partis, sur le fait que le patrimoine puisse être utilisé à des fins économiques dépassant celles de l'intérêt du développement du quartier, autrement dit puisse servir des intérêts privés ou précisément le financement des partis.
MP : A la base cela ne change rien à la question qui m’était posée que l'acteur économique privé donne de l'argent aux partis ou le donne au bar de nuit ou à une association catholique. Et s’il y a des problèmes de morale politique, ce n’est pas à moi d’en juger mais aux Hongrois.
MN : Je pense seulement qu'il est possible de faire de la réhabilitation urbaine de qualité si l'économie finance en même temps les partis, c'est pourquoi c'est aussi une question culturelle. Et vous qu'en pensez-vous ?
MP : Ce n'est pas à moi d'exprimer une opinion là-dessus. Moi, je peux parler de la partie technique. La Hongrie est une démocratie et je viens donc ici sans aucun problème. Si cette démocratie a des problèmes, ce n’est pas à moi d’en juger mais à vous, Hongrois..
MN : La situation est-elle assez absurde pour que l'UNESCO place le quartier juif de Budapest en péril ?
MP : Actuellement nous en sommes au stade où l'UNESCO a signifié que ce qui se passe ici n'est pas compatible avec le titre de patrimoine mondial. La Hongrie doit rendre compte d'ici février de ce qu'elle a fait jusqu'à présent. A-t-elle réalisé une règlementation qui protège les valeurs du secteur, a-t-elle fait naître les conditions économiques de la réhabilitation du patrimoine ? Pour le moment je n'ai pu faire l'expérience que d'une détérioration évidente mais nous verrons bien et le moins que l’on puisse dire est que le sujet de l’ancien quartier juif ne laisse pas ici indifférent. C’est en soi très bon signe. L’inertie est la pire des choses et ici les choses ne sont pas inertes. De plus, ce que je trouve intéressant en tant que spectateur extérieur c'est que les représentants de la société civile viennent et s’expriment. La question n'est pas de savoir si Óvás! et les autres associations ont raison ou pas, mais que se dresse un acteur qui trouve difficilement sa place, la société civile, les électeurs de base. Le seul fait que cet acteur soit présent dans le débat général est une „valeur ajoutée” qui prouve que quelque chose se passe. Qu’est-ce que c’est qu’un bon projet? C’est un projet où personne ne trouve tout ce qu’il voulait mais où, quand même, chacun trouve assez pour être satisfait."

Traduction en français : Jean-Pierre Frommer

 

08/12/2008

Les politiciens corrompus responsables de la destruction du quartier juif de Budapest commencent à être inquiétés

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Après la mise en examen ce jour d'un deuxième élu SZDSZ (Démocrate libre) de la municipalité du VIIème arrondissement (Quartier juif) de Budapest, un membre MDF (Centre droit) va tenter de réunir les voix nécessaires à une dissolution de la municipalité.

Szélnek eresztenék az erzsébetvárosi képviselőket

Újabb SZDSZ-es gyanúsított a panamaügyben - Feloszlatná a testületet az MDF

Újabb politikus-gyanúsítottja van az erzsébetvárosi ingatlanpanamának; hétfőn őrizetbe vették Kardos Péter SZDSZ-es képviselőt, a kerület pénzügyi bizottságának elnökét. A Központi Nyomozó Főügyészség keddre ígért tájékoztatást az ügyben. Simon Péter, MDF-es képviselő a panamaügyek miatt kezdeményezi a képviselő-testület feloszlatását, ígéri, még ma estére összegyűjti a szükséges képviselői aláírásokat.

Article complet en hongrois dans Népszabadság du 8 décembre 2008

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Conférence de presse mercredi 10 décembre 2008 - Sajtótájékoztató 2008. december 10-én

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Invitation

 

Conférence de presse sur la nouvelle situation du quartier juif de Budapest :
son présent et son avenir
mercredi 10 décembre 2008 à 11 heures du matin
avec café et croissant.
Lieu : Café Spinoza, 15, rue Dob - Budapest VIIè
Vous êtes tous les bienvenus
Association ÓVÁS!
Association Nagydiófa


La situation qui s'est développée dans le vieux quartier juif de Budapest donne à la fois des raisons de confiance et d'inquiétude. D'un côté il est heureux que les autorités aient enfin engagé l'examen des transactions suspectes menées dans ce quartier depuis des années et des dizaines d'années. D'un autre côté, la dégradation de l'état du quartier durant la lenteur évidente des procédures judiciaires, donne des sources d'inquiétude. Les maisons restent vides, à moitié démolies, les habitants vivent dans une complète incertitude, car leur maison a déjà été vendue à leur insu, mais ils n'ont aucune idée de ce qui va leur advenir. Pendant ce temps, se poursuivent les tiraillements incompréhensibles sur l'avenir du quartier, entre les municipalités de l'arrondissement et de la capitale ainsi qu'avec un triangle des Bermudes défini par l'autorité de protection du patrimoine culturel. Le thème de notre conférence de presse est de faire connaître les problèmes de droit, d'architecture et de société qui se sont créés en rapport avec le quartier, l'esquisse des possibilités d'alternative répondant aux attentes de l'UNESCO et à nos souhaits dont vous informeront le dr. Katalin Bakó , le dr. László Hoffmann , János Ladányi et Anna Perczel.

 

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MEGHÍVÓ

A pesti zsidó negyed jelene és jövője a kialakult helyzetben

témájú

2008. december 10-én, szerda délelőtt 11 órakor,

kávé és croissant mellett tartandó

 

SAJTÓTÁJÉKOZTATÓNKRA

Helyszín: a Spinoza kávéház, VII. Dob utca 15.

Mindenkit szeretettel várunk

ÓVÁS! Egyesület

Nagydiófa Egyesület

A régi pesti zsidónegyedben kialakult helyzet egyszerre ad bizakodásra és aggodalomra okot. Egyfelől örvendetes, hogy végre megindult azoknak a több mint gyanús ügyleteknek a hatósági vizsgálata, melyek ebben a negyedben már évek, évtizedek óta folynak. Másfelől aggodalomra ad okot, hogy a nyilván igen hosszadalmas jogi procedúra alatt is tovább romlik a negyed állapota. Házak állnak üresen, félig lebontva, lakók élnek teljes bizonytalanságban, mert házukat már eladták a fejük fölül, de fogalmuk sincs, hogy most mi fog történni velük. Közben tovább folyik a kerület jövőjével kapcsolatos értelmetlen huzavona a kerületi és a fővárosi önkormányzat, valamint a műemlékvédelmi hatóság által meghatározott Bermuda-háromszögben.

Sajtótájékoztatónk témája a negyeddel kapcsolatban kialakult jogi, építészeti és társadalmi problémák ismertetése, az UNESCO elvárásainak és az általunk kívánatosnak tartott alternatívák lehetőségének felvázolása, melyekről dr. Bakó Katalin, dr. Hoffmann László, Ladányi János és Perczel Anna tájékoztatja Önöket.

29/11/2008

Le scandale immobilier du VIIème arrt de Budapest continue d'enfler - Tovább dagad a VII. kerületi ingatlanbotrány

"Habitants floués, richesse fabuleuse à Erzsébetváros (Budapest VIIème arrt)
Le scandale immobilier continue d'enfler dans le VIIème arrondissement; György Gál le dirigeant de la fraction des Démocrates libres a été mis en détention provisoire, selon l'avocat des parties civiles pour les ventes d'appartements les faits pourraient même éclabousser le maire [György Hunvald] et le secrétaire général de mairie. Les ventes d'appartements en question ont été réalisées avec l'accord unanime des conseillers municipaux tous partis politique confondus."

"Megzsarolt lakók, mesés gazdagság Erzsébetvárosban
Tovább dagad a VII. kerületi ingatlanbotrány; előzetesbe helyezték Gál György szabad demokrata frakcióvezetőt, a házeladások miatt feljelentést tevő ügyvéd szerint pedig a történtek érintettje lehet akár a polgármester és a jegyző is. A vitatott házeladásokat a képviselők pártállásra való tekintet nélkül, általában egyhangúlag szavazták meg."
La suite de l'article en hongrois sur Népszabadság du 28 novembre 2008

Vaste affaire de corruption au sein de la municipalité du VIIème arrt de Budapest touchant le quartier juif de Budapest

Quelques jours après György Nagy c'est au tour de György Gál de se retrouver en prison et d'être mis en examen. Est-ce le début de la mise au jour de l'immense réseau de corruption de certains milieux politiques hongrois ? A-t-on désormais l'espoir que ces arrestations permettront de mettre un terme aux démolitions d'un patrimoine inestimable, dans le quartier juif de Budapest ? Nous y reviendrons images à l'appui.

Lire l'article en hongrois sur Népszabadság du 27 novembre 2008

"Strómanok, visszajattolás, offshore cégek
Vádalku készül az erzsébetvárosi ingatlanpanamák ügyében
Milliárdos károkozással gyanúsítják Erzsébetváros önkormányzata gazdasági bizottságának szabad demokrata elnökét, akit őrizetbe is vettek. A főügyészség nyolc önkormányzati bérház eladása ügyében nyomoz. A gyanú szerint strómanok és offshore cégek révén sokan jól jártak a házeladásokkal."

18/11/2008

Quartier juif de Budapest : après la décision de l'UNESCO où en sommes-nous ?

Le Comité du Patrimoine mondial de l'UNESCO s'est réuni du 2 au 10 juillet 2008 à Québec.
Parmi les décisions du Comité, il en est une qui concerne le Quartier juif de Budapest (lire ci-dessous).
Quelles suites l'Etat hongrois a-t-il apporté à ces recommandations ? C'est une question qui lui sera posée au mois de février 2009 par le Comité. A notre connaissance les démolitions se poursuivent, la construction d'immeubles de type cités HLM sans valeur architecturale se poursuivent, les permis de démolir ne semblent pas avoir été réexaminés, un plan d'urbanisme a été réalisé mais qui ne tient aucun compte de la valeur architecturale et d'urbanisme du quartier, etc. A suivre donc... avec la menace au bout du compte que le titre de Patrimoine mondial de l'UNESCO soit retiré au site de l'avenue Andrássy et de sa zone tampon (le quartier juif).

"94. Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrassy (Hongrie) (C 400 et 400 bis)
Décision : 32 COM 7B.94
Le Comité du patrimoine mondial,

Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

Rappelant les décisions 26 COM 23.10/11/12 et 27 COM 8C.2, adoptées respectivement à ses 26e (Budapest, 2002) et 27e (UNESCO, 2003) sessions,

Se déclare très préoccupé par les démolitions d’immeubles anciens de grande qualité architecturale et urbaine en cours dans la zone tampon du bien inscrit et particulièrement dans « quartier juif » ;

Se déclare également très préoccupé par la reconstruction, à leur place, d’immeubles contemporains de qualité discutable qui dénaturent profondément la valeur architecturale et urbaine de ce quartier ;

Demande à l’État partie d’agir, dans les plus brefs délais, pour :

  1. Réexaminer au cas par cas les permis de démolir déjà accordés, dans une perspective d’équité avec les bénéficiaires des permis déjà accordés, mais dans un souci prioritaire de conservation du patrimoine bâti existant ;
  2. Envisager de mettre en place un plan d’urbanisme de la zone tampon, pleinement respectueux des principales valeurs architecturales et urbaines de chaque quartier, et dont l’application dépassera les attributions actuelles propres à chaque arrondissement ;
  3. Rechercher les moyens d’accompagnement (par exemple incitations fiscales, subventions) et de manière dynamique, l’investissement immobilier privé vers des opérations de réhabilitations-restaurations plutôt que vers des démolitions- reconstructions ;


Demande également à l’État partie d’entreprendre un travail archéologique afin d’identifier les traces physiques de l’ancien ghetto et de fournir, au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2009, un rapport détaillé sur la situation urbaine du « quartier juif » et sur les mesures de conservation en vigueur."
Source : Site du Patrimoine mondial de l'UNESCO

16/11/2008

Budapest 1945 - Budapest 2008

Au hasard des promenades dans Paris, il peut arriver qu'on tombe sur une boutique de modèles réduits :

Bp 1945 R.jpg

et comment ne pas faire le rapprochement entre Budapest 1945 (toute proportion gardée évidemment) et Budapest 2008 ?

Demolition 27 rue Dob.JPG

09/11/2008

Danger de mort dans une maison hantée dans le centre ville - Életveszélyes szellemház a Belvárosban

"A propos du passage de la rue Király nous avons déjà écrit qu'il était moche comme un passage souterrain, mais nous ne comptions pas sur le fait que quelques mois après sa livraison le tout s'effondre. Les habitants font des procès, l'investisseur Fadesa ne répond pas, la rue, autrefois belle, ressemble à une cité. Selon certains signes le tout ne concernerait pas le bâtiment lui-même, mais quelque chose d'autre."

"A Király utcai passzázsról megírtuk már, hogy ronda, mint egy aluljáró, de arra nem számítottunk, hogy az átadás után pár hónappal már esik szét az egész. A lakók perelnek, a beruházó Fadesa nem válaszol, az egykor szép utca mára úgy néz ki, mint egy lakótelep. A jelek szerint az egész nem is az épületről, hanem valami másról szól."

L'article en hongrois sur index.hu avec des images stupéfiantes des malfaçons sur un immeuble prétendûment de luxe. Cliquez sur les images et faites dérouler le diaporama.

07/11/2008

Quartier juif de Budapest le chef du Bureau en charge de la Politique du Logement placé en détention préalable

HavariaPress, le 5 nov. 2008 

Budapest, Erzsébetváros:

le chef du Bureau en charge de la Politique du Logement

placé en détention préalable 

Le chef du bureau municipal (VIIème arrdt) en charge de la Politique du Logement a été placé en détention préalable dans le cadre d’une procédure relative au scandale immobilier du quartier d’Erzsébetváros (VIIème arrdt) – apprend-t-on de l’agence HavariaPress.  

Gérant de la  société ERLAK (Entreprise pour la Construction de Logements d’Erzsébetváros) dont il détenait 90% des parts, György Nagy est soupçonné de fraude par le Parquet. D’abord placé ces jours-ci en garde à vue, György Nagy a finalement été mis en détention préalable sur requête du juge. L’agence HavaPress croit savoir qu’une procédure pénale serait engagée contre le principal actionnaire de la société, sur base d’une plainte déposée en 2006. C’est alors, en effet, que plusieurs organisations se sont portées parties civiles devant le parquet pour vente illégale de logements par la municipalité du VIIème arrondissment. D’après les soupçons, la Municipalité aurait vu les fonds provenant de la vente de ses immeubles détournés au profit de certains groupes d’investisseurs , et ce depuis 2002. Ne tenant aucun compte du droit de préemption des occupants, les logements auraient été vendus sur leur dos, et, qui plus est, la Municipalité n’en aurait pas tiré un seul centime. Toujours d’après les soupçons, György Nagy aurait servi d’intermédiaire pour négocier en bloc - occupants, locataires des logements et locaux commerciaux – les expropriations et assurer la représentation des relations entre anciens occupants et nouveaux propriétaires. C’est lui qui, sur procuration du Maire György Hunvald, aurait négocié toutes les transactions - . Outre Gy. Nagy,  d’autres personnes sont incriminées, soupçonnées par ailleurs d’implication dans d’autres affaires frauduleuses. Si le Parquet a bien confirmé la détention préalable de l’intéressé, aucun détail n’a été donné, pour ne pas compromettre l’enquête en cours.

HavariaPress
2008.11.05.
Előzetesben az erzsébetvárosi lakásépítő ügyvezetője

Előzetes letartóztatásba helyezték az önkormányzati lakásépítő ügyvezetőjét az erzsébetvárosi ingatlanpanamával kapcsolatban folytatott eljárás során - tudta meg a HavariaPress. Dr. Nagy Györgyöt, aki résztulajdonosa és ügyvezetője a 90 százalékos önkormányzati tulajdonban lévő Erzsébetvárosi Lakásépítő Kft-nek (ERLAK) csalással gyanúsítja a Központi Nyomozó Főügyészség. Nagyot a napokban vették őrizetbe, majd a bíróság elrendelte előzetes letartóztatását is. A hírügynökség úgy tudja, hogy az ERLAK résztulajdonosával szemben az erzsébetvárosi gyanús ingatlaneladások kapcsán folyik büntetőeljárás, egy 2006-ban tett feljelentés alapján. Akkor több szervezet fordult feljelentéssel a Fővárosi Ügyészségi Nyomozó Hivatalhoz, a VII. kerület önkormányzata által törvénytelenül eladott lakóépületek ügyében. A feljelentésbe foglalt gyanú szerint 2002 óta folyik az erzsébetvárosi önkormányzati ingatlanvagyon kijátszása bizonyos befektetői csoportoknak. A lakóépületeket a bérlők elővásárlási jogát semmibe véve, a fejük felett adták el, ráadásul az önkormányzathoz egy fillér sem folyt be a gyanús ügyletek során. A gyanú szerint Nagy György a közvetítő szerepét játszotta a kiszemelt lakóházak eladásában. Ő volt az, aki a polgármester, Hunvald György által adott felhatalmazással tárgyalt az egyben - lakásostól, üzlethelyiségestől, bérlőstől - eladott épületek bérlőivel a kiköltözésről, ő közvetített az általa képviselt új tulajdonos és a lakók között. Az ügynek Nagyon kívül több gyanúsítottja is van, és a csaláson kívül más bűncselekményekkel is gyanúsítják őket. A Központi Nyomozó Főügyészségen megerősítették Nagy letartóztatásának tényét, de a nyomozás érdekeire tekintettel, az ügy részleteiről nem adtak bővebb tájékoztatást.

23/09/2008

L'architecte en chef de la capitale déçue par la décision concernant Erzsébetváros - A fővárosi főépítész csalódott Erzsébetváros döntésében

Alkotmánybírósághoz, közigazgatási hivatalhoz és ügyészséghez fordul több civil szervezet a zsidónegyedre vonatkozó új szabályozási terv miatt, amelyet pénteken fogadott el Erzsébetváros képviselőtestülete. A helyi MSZP és Fidesz által közösen – éppen a Világörökség Napja előtt – elfogadott rendelet az ülésen is demonstráló civilek szerint a még megmaradt építészeti örökség megsemmisüléséhez vezet. Gergely József (MSZP) alpolgármester szerint viszont a péntektől hatályos szabályozási terv egységes védelemben részesíti a zsidónegyedet, és szigorúbb az eddigi reguláknál, hiszen nem ír elő kötelező bontásokat.

L'article complet en hongrois dans Népszabadság du 22 septembre 2008