Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/12/2008

Les votes concernant les finances demeureront secrets à Erzsébetváros - Titkosak maradnak az erzsébetvárosi vagyoni szavazások

Les élus d'Erzsébetváros (Budapest VIIème arrondissement) ne publieront pas leurs votes concernant les affaires financières et il ne se constituera pas non plus de commission ad-hoc pour enquêter sur les soupçons de malversations du "Panama" d'arrondissement, ainsi en a décidé le conseil municipal lors d'une séance extraordinaire. Les deux propositions émanaient du FIDESZ (parti de l'opposition de droite au sein du conseil municipal du VIIème arrondissement).

*********

Nem hozzák nyilvánosságra az erzsébetvárosi képviselők vagyoni ügyekkel kapcsolatos szavazásait és ad-hoc bizottság sem alakul a panamagyanús ügyletek kivizsgálására - döntött rendkívüli ülésén a képviselő-testület. Mindkét javaslat a Fideszé volt.

La suite de l'article en hongrois dans Népszabadság du 23 décembre 2008

23/12/2008

Passage Hôtel : la publicité... la réalité

La publicité

"Ce n'est pas par hasard que la rue Király est un des plus beaux sites délicatement rénovés du quartier Juif historique.
A l'emplacement de l'actuel Hôtel Passage se trouvaient d'anciennes maisons de rapport et des commerces, pour la plupart détruits par la deuxieme guerre mondiale.

Les terrains vagues ont été achetés en 2004 par un des plus grands groupes d'investissement immobilier espagnol, la société Fadesa Hungaria Rt.
Il s'agissait de trois terrains, qui ont été réunis et couverts pour former un passage qui réunit la rue Király avec la rue Paulay Ede, située derrier elle, et il a été créé un ensemble d'immeubles agréable, couvert, de style méditerranéen.
Dans l'immeuble on trouve des appartements, un hôtel, un centre de conférences, des unités de restauration et de distractions, des commerces et un parking.

En résultat de cet investissement, l'Hôtel et Centre d'Évenements Passage a déja ouvert ses portes, et le centre de Budapest s'est enrichi d'un centre culturel et de distractions offrant d'excellents services." Source Passage Hôtel

La réalité

Les copropriétaires ont voulu se retourner contre le promoteur mais la société espagnole Fadesa n'existe plus.Tout cela se passe rue Király la rue centrale du quartier juif de Budapest

PB260195.jpg
PB260196.jpg
PB260198.jpg
PB260199.jpg
L

PB260200.jpg

Maison par maison le "Panama" d'Erzsébetváros - Panama házról házra az Erzsébetvárosban

Le quotidien national Népszabadság, démonte, maison par maison, dans un article atterrant, l'énorme scandale politico-immobilier du quartier juif de Budapest.
On retrouve quasiment les mêmes mécanismes. Pour simplifier :
Une société amie de la municipalité "achète", sans appel d'offre, à la municipalité des droits de propriété sur un immeuble pour un montant dérisoire, à condition qu'elle reloge les locataires. Puis il y a une cascade de reventes avec des flux de bénéfices successifs, à des sociétés off-shore de Chypre, d'Irlande, des Seychelles dont certaines font faillite. Au final, les habitants sont poussés à partir par différents moyens de pression alors qu'ils auraient selon la loi un droit de préemption, les immeubles classés sont démolis et dans le meilleur des cas des HLM de grande taille sont bâtis à leur place.
Et tout ceci se fait sous la houlette du conseil municipal et la complicité active de l'Office de protection du patrimoine culturel, le KÖH. L'enquête en cours devra déterminer qui est corrompu et qui agit ainsi pour d'autres motivations.
Pour le moment, cette affaire touche 9 suspects dont 3 individus sont en détention préventive.

Un exemple de la mécanique mise au point par les politiciens véreux du VIIème arrondissement.
"Selon les soupçons, le président du secrétariat financier municipal et l'investisseur, pour ne pas attirer les soupçons ont placé leurs petites amies comme dirigeantes de la société constituée entre eux. L'immeuble a été évalué initialement à 42,5 millions de forints (environ 170 000 €). La société véreuse a revendu ses droits d'acheteur potentiel avec un bénéfice de 95 millions de forints (environ 380 000 €) à un investisseur étranger. L'immeuble de style classiciste construit en 1891 a été démoli l'année dernière. (Voir la photo au 18 A, rue Rozsa)

"A gyanú szerint a bizottsági elnök és a vállalkozó, közösen alapított cégében - hogy ne derüljön ki az öszszeférhetetlenség - barátnőiket tették meg tagoknak. A szintén előzetesben lévő ingatlan-értékbecslővel az épületet az előre megbeszéltek szerint 42,5 millió forintra értékeltetik. A strómancég 95 millió forintos haszonnal adta tovább az ingatlan vételi jogát egy külföldi befektetőnek. Az 1891-ben épült, klasszicista lakóházat tavaly bontották le."
L'article complet dans Népszabadság du 23 décembre 2008

22/12/2008

Erzsébetváros : au-dessus des lois

"La police a arrêté le député du SZDSZ, György Gál, suspecté de fraude à grande échelle et d’autres crimes liés. Selon les accusations, le président du comité économique de la mairie du 7e arrondissement, Erzsébetváros, et un entrepreneur, György Nagy, ont coopéré afin de vendre 8 bâtiments, propriétés de l’autorité locale, à des sociétés offshore. La mairie a perdu 700 millions de HUF sur les ventes. Le parquet estime que le député du SZDSZ a perçu quelques 195 millions de HUF de György Nagy pour avoir rendu possible ces tractations. Le maire de l’arrondissement, György Hunvald est aussi soupçonné d’avoir participé à l’affaire car sa signature apparaît sur certains contrats." Lire l'article sur Le Journal francophone de Budapest

21/12/2008

Erzsébetváros

La traduction d'un article signé Iván Bächer dans Népszabadság du 20 décembre 2008

Il exprime malheureusement mais très précisément les données du problème qui sous-tend la destruction du patrimoine hongrois

"Ces derniers jours, je viens de relire le beau livre d'Anna Perczel "Védtelen örökség" (Patrimoine sans protection). Je l'avais déjà parcouru l'an dernier quand il était paru, mais là, à entendre les informations, je l'ai pris en main, et je l'ai relu, jusqu'au bout, méthodiquement, de la première lettre jusqu'à la dernière.

Le volume, édité l'an dernier, par les soins de la municipalité de Budapest, illustré de façon circonstanciée, par les magnifiques photos de Endre Lábass, contient la description de cent vingt trois maisons d'Erzsébetváros-centre. On peut apprendre quand le bâtiment a été construit, qui l'a conçu, dans quel style, quelles transformations il a subi, ce qu'il y avait à l'intérieur, et ce qu'il y a aujourd'hui, qui l'ont habité autrefois, et qui l'habitent ou ne l'habitent pas aujourd'hui. Si toutefois, la maison existe encore. Car souvent elle n'existe plus.

J'ai lu le tout d'un trait comme un roman. Car, aussi bien, c'en est un. C'est le roman d'un pan de la ville, c'est un livre d'histoire, mais ce n'est pas que cela, car en même temps il est palpitant, émouvant et finalement affligeant, car c'est un vrai polar.

Il parle de la manière de voler une ville. Faire main basse sur des maisons séculaires, expulser ses habitants, détruire les maisons, à leur place en édifier des laides, sans caractère, inappropriées au secteur et combiner le tout, qu'en même temps pas un centime ne sonne dans les caisses de l'arrondissement.

A travers les pages du formidable livre d'Anna Perczel, se dessine précisément comment et par quel moyen les différents groupes d'intérêts se sont partagés le territoire. Telle S.A.R.L. fait un tabac avec l'épouse de son architecte dans l'une des rues, l'autre holding reçoit l'autre pâté de maisons avec sa propre équipe, la troisième société anonyme la suivante, et ainsi de suite. Avec quelques miettes pour l'ex-dirigeant de la communauté juive.

Par ailleurs, dans toute l'histoire - pour aussi l'exprimer délicatement - l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) a joué, et joue, un jeu bizarre, dans lequel il renonçait avec une grande facilité à des bâtiments d'une valeur réelle.

Les braves dirigeants du septième arrondissement ont pesé leur ville au kilo.

Il faut mettre l'accent sur le fait que ce n'est pas d'aujourd'hui que la lumière s'est faite sur tout cela : l'association Óvás! et ses membres ensemble et séparément se battent depuis des années contre la destruction de la ville et ils affirment depuis des années que ce qui se passe est un vrai crime et n'est pas seulement criminel sur le plan du droit, mais également sur le plan de la morale et de la politique.

Le dénommé quartier juif n'était pas seulement un quartier juif, mais le théâtre de la vie de Grecs, Roumains, Serbes et de plus en plus de Tziganes qui se côtoyaient paisiblement. La cour Gozsdu aurait pu donner l'occasion sans équivalent, sur la base de projets déjà existants - bien sûr associatifs - que prenne naissance en cet endroit le centre culturel des Roumains de Hongrie, le maintien des liens entre Hongrois et Roumains, leur appartenance commune au plan symbolique et sur le terrain réel et des institutions. Soit dit en passant c'était la demande de la fondation Gozsdu et de l'Etat roumain, et même leur revendication.

Bien sûr les représentants du septième arrondissement ne s'occupaient pas de telles vétilles. Eux étaient compétents à effacer le passé, à l'extraction des racines.

Les « gardiens » du quartier juif n'étaient même pas capables de protéger les vestiges mémoriels du mur du ghetto d'autrefois. Pourtant cela leur a été demandé, cela leur a été exigé et cela n'aurait rien coûté. Seule, l'histoire se serait diffusée de là, le passé, la mémoire. Les seigneurs de l'arrondissement n'ont rien à voir avec de telles choses.

Ce quartier aurait pu devenir une curiosité du tourisme étranger sans équivalent : c'est le seul quartier européen où des juifs pratiquants ou des ex-juifs vivent encore, dans lequel il y a encore des temples qui fonctionnent, des communautés, des institutions juives, des cuisines, des pâtisseries, des bains, des usines, des petites entreprises, des ateliers, des imprimeries, des vieilles boutiques. Peu de villes européennes auraient pu présenter des ateliers de fonderie de cloches et des usines de fabrication d'insignes, des ateliers d'orfèvres, des fours à patiner, dans un rayon de quelques centaines de mètres.

Tout cela a survécu à la Commune [Révolution de 1919 – NDT], à la contre-révolution, au nazisme, au ghetto, au siège [de Budapest en 1945 NDT], il a survécu à l'époque Kadar. Il n'a pas survécu aux socialistes et aux libres-démocrates.

Les noms des rues Kertész [jardinier], Akácfa [acacias] rappellent qu'autrefois, ici c'était la province des jardins budapestois. Mais même après l'urbanisation, il y a deux cents ans, les acacias, les vinaigriers, les platanes dans les cours de la plupart des maisons donnaient de la douceur. Par contre, les immeubles neufs sont construits, quasiment sans exception en utilisant cent pour cent du terrain.

Je serais curieux de savoir si, l'ennemie jurée et exterminatrice de chaque branche d'arbre et feuille d'arbre d'Erzsébetváros, Agnès Streit, apparemment architecte en chef officieux d'Erzsébetváros, habite dans une maison avec jardin. De toutes manières j'ai une intuition.

Le conseil municipal détruit tout ce qui ici a des racines : maison, verdure, humain.

PB260242.jpg

Il est curieux que seul un ou deux immeubles sont en propriété privée familiale dans le quartier, sur ceux-là les propriétaires veillent et ils conservent aussi les anciennes valeurs de manière exemplaire : veuillez regarder la maison au 9, rue Király à titre d'exemple.

La municipalité est un mauvais gardien. L'histoire éclaire de manière crue la terrible déficience de la loi sur les municipalités dont les conséquences, surtout à Budapest font qu'elles peuvent gouverner dans les fiefs qui leur ont été confiés non pas comme des propriétaires, mais comme des bandits de grand chemin.

Et d'une manière générale : tout le nouveau capitalisme hongrois tend ses bras devant nous comme un bébé monstrueux spécifique : la corruption d'une profondeur insondable des partis et des municipalités et la grande coalition depuis longtemps réalisée sur la prise en considération du vol.

Evidemment, il n' y a pas un citoyen de Budapest qui croirait que cet abus des biens sociaux de la ville soit le fait exclusif du seul septième arrondissement. La technique elle-même, par exemple, a été mise au point par ceux du sixième arrondissement, eux peuvent fièrement en revendiquer le copyright.

Mais finalement cela pourrait déjà être dans l'ordre des choses, ils volent, que pouvons-nous faire, ils volent, ils volent à quelques-uns, ce sont des politiciens, des fonctionnaires, des dirigeants de l'Etat. On s'y est déjà habitué, nos yeux ne tressautent même pas, on ne sait pas quoi faire contre cela. Mais qu'en même temps ils anéantissent notre propre ville, notre passé, notre culture, cela c'est un peu plus que trop.

Je ne crois pas qu'il y aurait un habitant d'Erzsébetváros sain d'esprit qui après cela en 2010 voterait pour un quelconque des partis de la coalition actuelle. Et si, la soi-disant – ça il faut toujours le rajouter, la soi-disant – gauche perdait les élections dans le septième arrondissement de Budapest, alors qu'y aura-t-il ailleurs ?

A tout cela il n'y a pas d'autre explication plausible, que dans la Hongrie d'aujourd'hui l'opposition de toujours se paye, les socialistes et les démocrates libres, peuvent conclure d'un coeur léger qu'ils perdront les prochaines élections. Et, visiblement ils font aussi tout pour que cette défaite soit humiliante, qu'elle soit totale et anéantissante.

Ils réussiront.

Eux, même dans ce cas ils auront leur argent.

Il n'y a que nous qui payons le supplément et beaucoup.

Parce que le vainqueur probable n'est ni citoyen, ni conservateur, ni nationaliste, et même pas de droite, il est menteur et corrompu comme l'autre, seulement en plus il traîne derrière lui la puanteur des idées des sombres chacals. [difficile à traduire, allusion aux compromissions du FIDESZ, parti d'opposition de droite avec l'extrême droite « Garde hongroise et jobbik »NDT]"

************************************************

A napokban újraolvastam Perczel Anna Védtelen örökség című szép könyvét. Átlapoztam már tavaly is, amikor megjelent, de most, a hírek hallatán, kézbe vettem, és elolvastam újra, végig, rendesen, az első betűtől az utolsóig.

A tavaly a fővárosháza gondozásában megjelent, Lábass Endre gyönyörű fotóival akkurátusan illusztrált kötet százhuszonhárom belső-erzsébetvárosi ház leírását tartalmazza. Megtudhatjuk, mikor épült az épület, ki tervezte, miféle stílben, milyen átalakítások estek meg vele, mi volt benne, és mi van ma, kik lakták egykor, és kik, avagy kik nem manapság. Ha egyáltalán megvan még a ház. Mert gyakorta nincsen.

Úgy olvastam egyvégtében az egészet el, mint egy regényt. Mert hogy az is. Egy városrész regénye, történelmi regény, de nemcsak az, hanem egyben izgalmas, felkavaró és végül is kétségbeejtő, mert igaz krimi.

Arról szól, hogyan kell egy várost ellopni. Évszázados házait megkaparintani, lakóit kitelepíteni, a házakat lerombolni, helyükre rondát, jellegtelent, nem ide illőt emelni, s mindezt úgy megcselekedni, hogy közben a kerület kasszájába egyetlen fillér be nem cseng."

La suite de l'article sur Népszabadság du 20 décembre 2008

10/12/2008

Quartier juif de Budapest - Une interview de Michel Polge, architecte, expert de l'ICOMOS-UNESCO

L'hebdomadaire culturel Magyar Narancs a interviewé Michel Polge à l'occasion de son passage à Budapest en novembre 2008. Michel Polge avait été missionné, il y a un an, en novembre 2007, par l'ICOMOS-UNESCO pour établir un diagnostic du quartier juif de Budapest, inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO comme zone à protéger.

"Michel Polge architecte, auteur du rappport sur la situation de l’ancien quartier juif.

Magyar Narancs: A l'initiative des associations, vous êtes venu en Hongrie il y a un an en tant que chargé de mission, invité par l’Etat hongrois et par la ville de Budapest pour établir une expertise sur l’évolution de l’ancien quartier juif. Qu'est-ce qui a déterminé votre visite de l'époque ?

Michel Polge: Pour répondre il me faut préciser ce qu'est le patrimoine mondial. Le patrimoine mondial est un label. Tout Etat peut demander qu'une zone culturelle ou naturelle soit inscrite sur la liste du patrimoine mondial. Puis l’UNESCO examine la demande et accepte ou refuse tout simplement.
L'Etat hongrois, dès les années 80 avait demandé et obtenu l’inscription du quartier du château à Buda comme patrimoine mondial. Plus tard, après le changement de régime l'avenue Andrássy avec l’ancien quartier juif font aussi l’objet d’une demande qui est acceptée.
MN: L'avenue Andrássy est un lieu patrimoine mondial, le quartier juif est ce qu'on appelle sa zone tampon, territoire y conduisant. Quelle est la différence entre territoire du patrimoine mondial et la zone tampon ?
MP : Il n’y a pas de différence fondamentale. La zone tampon se situe autour du territoire du patrimoine mondial. C'est aussi une zone de protection qui n'est pas moins concernée par des obligations que le reste du périmètre patrimoine mondial. Les obligations du patrimoine mondial ne sont pas régies par des règlements, c'est un engagement moral de respecter les principales „vertus” patrimoniales du quartier concerné. Pour revenir à la question de la raison de ma venue à Budapest: des plaintes de l'association Óvás! sont parvenues au Comité du patrimoine mondial. La plainte portait sur le fait que des arrondissements vendaient des bâtiments de grande valeur architecturale et qu'à leur place se construisaient des bâtiments de qualité médiocre. Lorsqu'une plainte lui parvient, le Centre saisit l’Etat concerné et s'informe sur la situation. L'Etat hongrois a décidé, pour répondre aux questions posées dans les plaintes, de demander l'avis d'un expert.
MN : Pourquoi est-ce vous qui avez été demandé ?
MP: Précisons que les experts sont des volontaires, il ne reçoivent pas de rémunération. Moi, je suis architecte de formation, au service de l’Etat. Je pense que la raison qui a motivé ma venue est que j’ai une double expérience professionnelle: pendant 10 ans architecte en charge du patrimoine architecural et urbain, puis depuis 15 ans, architecte travaillant sur la réhabilitation des quartiers anciens, et en particulier sur l’habitat existant.
MN: J'aimerais, que vous puissiez dire pourquoi vous trouvez que le vieux quartier juif a de la valeur.
MP: Pourquoi faut-il expliquer cela ?
MN: Parce que pour l'opinion publique, ce n'est pas évident. C'est un secteur d'habitat dense, avec des appartements obsolètes, des immeubles en mauvais état.
MP: En règle générale l'opinion publique a tendance à donner de la valeur au très ancien, il est plus facile pour le grand public de respecter la vieille ville de Prague qu'une partie de ville du 19ème siècle. Ce quartier de la ville, dont le quartier juif fait partie, vous l'avez très bien deviné, dispose de valeurs urbanistiques remarquables et on y trouve beaucoup de styles de l'histoire de l'architecture. De surcroît, ce n'est pas un musée, mais un quartier vivant de la ville. Moi, je ne suis pas du genre à me battre contre vents et marée pour la conservation, mais je prétends qu'il est facile de réhabiliter ce quartier de la ville de grande qualité, qu'il est facile de le traiter selon les principes du développement durable. Il s'agit d'une partie de ville, belle, vivante, fonctionnant, bien que ce soit une population en majorité pauvre qui soit restée ici.
MN: Qu'est-ce qui vous permet de penser qu'il est facile de réhabiliter ?
MP: Un tel quartier de ville serait le rêve de n'importe quel urbaniste français. Chez nous beaucoup de villes sont construites de manière dense, il y a peu d'air, peu de places. Ici la trame viaire est parfaite. Les bâtiments ne sont pas trop élevés, il y a de la place entre eux, il y a de grandes cours lumineuses, on peut facilement transformer les immeubles existants pour des besoins modernes si on fusionne les appartements et éventuellement si on réunit les bâtiments. Pour obtenir la même chose dans beaucoup de villes françaises, il faudrait démolir la moitié des constructions! C’est ce qu’a dû faire Hausmann à Paris au 19° siècle. De plus, Budapest est un exemple au plan mondial de l'urbanisme du dix-neuvième siècle, dont il n'en reste plus beaucoup au monde. Budapest est une des plus belles villes d’Europe, et une ville vivante, pas un musée.
MN: Quelle expérience tirez-vous de votre mission ?
MP: J’ai trouvé ici, l’an dernier, une situation parfaitement contradictoire, voire absurde..
MN: Pourriez-vous le définir ?
MP: Imaginez un peu: un ami hongois vous présente des bouteilles de Tokaji, il vous dit qu’il en est très fier, vous goûtez le vin et pensez que votre ami hongrois a raison… puis votre ami hongrois prend un marteau et commence à casser des bouteilles… C’est absurde, n’est-ce pas? Je suis arrivé un dimanche, les discussions ont commencé officiellement le lundi matin, mais à ce moment-là j'aurais pu déjà terminer mon rapport. Après tout la question était : ce qui se passe dans le quartier juif est-il compatible avec le titre de patrimoine mondial ? Sans ambiguïté ce n'est pas compatible. C'est absurde. Dans le même temps, ils ont demandé l’inscription au Patrimoine mondial et dans le même temps ont lieu des démolitions de bâtiments remplacés par d’autres bâtiments de moindre qualité architecturale et urbaine et, qui plus est, peu ou pas habités.

MN: Pourriez-vous expliquer cette contradiction ?
MP: Lundi à partir de 10 heures tout était axé là-dessus. C'est là que cela devenait intéressant pour moi. Quand on voit ce genre de choses on se dit qu'il y a un problème dans la famille. J'ai recherché quel était le problème.
MN: Et alors ?
MP: Il s'agit, selon moi, d'un problème structurel non pas d’une volonté délibérée de détruire. Le partenaire de dialogue du Comité du Patrimoine mondial c'est l'Etat. C'est lui qui est responsable du patrimoine mondial. C'est le Conseil municipal de la capitale qui est responsable des grands principes de l'aménagement urbain. Le droit de l’urbanisme est quant à lui entre les mains des mairies d'arrondissement. Par conséquent le pouvoir est réparti entre trois acteurs. Le quatrième acteur est l'argent, l’investissement privé. Ce nest pas le droit, pas les lois qui gouvernent en 1° lieu, mais l'économie. Les lois nous les faisons pour orienter l'économie, pour éviter le pire, pour réguler, encore faut-il agir tous dans le même sens. Ce qui m'est apparu évident, c'est que l'évolution actuelle du quartier est d'abord une question économique à travers des opportunités, plus que des choix délibérés. Les investisseurs, étrangers et hongrois, achètent les immeubles à l'arrondissement et les détruisent et remplacent comme ils veulent. L'investissement capitaliste est une chose positive, indispensable, mais ici il n'y avait rien ou presque qui le régule. Il manquait des outils de négociation pour la puissance publique à travers des avantages économiques pour l’investissement privé dès lors qu’il acceptait des conditions sociales, techniques, etc. Je ne veux pas me référer constamment au régime français, mais je le fais ici quand même: dans le but d'attirer l'investissement capitaliste, on intéresse les acteurs privés à ce qu'ils réhabilitent les immeubles en tant que bâtiment à usage d'habitat avec des contraintes sociales, techniques. En revanche, par exemple encore, on a instauré une taxe pour les propriétaires qui laissent des logements vacants. En d’autres termes „la carotte et le bâton” et des systèmes économiques „gagnant – gagnant”: chacun y trouve son avantage dès lors qu’il joue le jeu. Pour cela tout d'abord il faut que les autorités aient un projet urbain pour l’évolution indispensable des quartiers: sans projet, un quartier meurt, et à l’inverse en laissant les choses se faire d’elles-mêmes sans régulation, on risque des catastrophes. La règlementation de construction est presque une question secondaire. Je suis contre le fait que la règlementation résolve tout. Si elle arrête l'afflux des capitaux, qui aura l'argent pour rénover les maisons ? Il faut une réglementation, mais accompagnée de mesures économiques favorables à la fois aux intérêts publics et privés.
MN: Cet ordre de marche peut être imaginé à l'envers, de telle sorte que l'Etat considère la réhabilitation urbaine comme une cause publique évidente, et qu'il organise son régime fiscal dans cet intérêt, non ?
MP: Moi je crois, que le plus important c'est la volonté locale. Que les arrondissements aient une intention. Moi, ils ne m'ont jamais dit quelles étaient leurs intentions. Il est vrai que la mission était très courte… et que ma connaissance du hongrois ne dépasse pas encore 10 mots.
MN: Avec qui avez-vous discuté ?
MP: Avec les représentants de l'Etat, notamment l'Office de protection du patrimoine, avec des élus et techniciens de la capitale, avec des élus et techniciens des sixième et septième arrondissements, avec des associations, et j'ai demandé en même temps de pouvoir discuter avec des investisseurs, ce qui a été fait.
MN: Il en est tout de même sorti quelque chose des conceptions des arrondissements...
MP: On n'en est pas arrivé à ce niveau. Ils m’attendaient comme un juge, qui rende la justice. J'ai rapidement dit que ce qui se passait ici n'était pas bon, mais que l’important n’était pas de s’arrêter là mais plutôt de parler de ce qu'il est possible de faire. Ce n'est pas le fait d'avoir démoli des maisons et d'en avoir construit des nouvelles qui est le problème central pour moi, mais d’abord le fait d'avoir construit des maisons de faible qualité architecturale et urbaine et que beaucoup d’habitants qui faisaient la vie de ce quartier sont partis pour laisser la place à des logements trop souvent vides que leurs acheteurs n’habitent pas pour bonne partie. Il semblait que l’évolution du quartier n’était que le fruit d’un raisonnement économique trop à court terme et faisant courir un péril pour l’avenir urbain, pas seulement d’un point de vue patrimonial.
MN: Qu'avez-vous donc suggéré ?
MP: Ce ne sont pas des réponses définitives que j'ai souhaité donner, mais proposer des pistes. J'ai suggéré qu'ils créent un workshop, un atelier, pour lequel j’ai proposé mon aide. Le workshop peut aider les différents niveaux de la puissance publique sur différents thèmes, depuis la réflexion sur les incitations économiques jusqu'à la gestion de l'énergie dans l’habitat. Nous n’avons pas de solutions toute faites, pas de solutions miracles, mais une expérience construite dans beaucoup de villes patrimoniales qui peut être utile… ne serait-ce que pour ne pas risquer de répéter des erreurs que nous avons faites! Dans plusieurs pays le taux de la TVA est différent en construction neuve et en réhabilitation. Ceci a deux avantages : la réhabilitation se réalise mieux et on peut freiner le travail au noir. On peut parler d’outils économique divers. Vous voyez, je crois avant tout aux outils économiques qui permettent un deal favorable aux investisseurs privés et en même temps à l’intérêt public. La réglementation est aussi utile, mais en accompagnement, surtout pas comme seule réponse: mieux vaut orienter l’énergie que tenter de la barrer. Il y a un autre sujet essentiel. Il est manifeste, que sur le plan de l'aménagement urbain, la distribution des rôles entre la capitale et les arrondissements génère des difficultés considérables, les arrondissements sont concurrents les uns des autres. Mais là s'arrête aussi mon rôle d’expert technique. La question ne dépend plus d'un expert étranger mais prend une tournure politique hongroise. C'est d'une décision politique que dépend ce qui arrive: mon travail s’arrête là.
MN : Il s'est écoulé un an, ont-ils cherché le pas en avant expérimenté avec la suggestion d'atelier ?
MP : S'ils l'ont cherché ? Qu'en pense une journaliste ?
MN : Je suppose qu'ils ne l'ont pas cherché.
MP : Ce qui s'est passé en un an, c'est que le Centre du patrimoine mondial a réagi sur la base de mon avis d'expert, il a notifié à l'Etat hongrois, que l'état du quartier juif le remplit d'inquiétude”… ce qui dans la langue diplomatique n’est pas rien!. Autrement dit l'Etat hongrois est confronté à une situation difficile. Ajoutons que ma mission s’est déroulée pour moi de façon très intéressante et les discussions avec les services de l’Etat et de Budapest capitale très enrichissantes pour moi: c’est un plaisir de travailler à Budapest, même si, d'après mon impression personnelle, je n’étais pas le bienvenu pour les arrondissements : que Polge retourne en France! Lorsque je dis cela je ne juge pas, je n'ai même pas à porter de jugement. Cela mettait seulement l'éclairage sur le fait qu'il y a un problème structurel. Mais ce n’est pas à moi de le résoudre. Maintenant, attendons les réponses qui seront données. Selon vous qu'est-ce qui est essentiel ?
MN : Je vois deux problèmes essentiels, l'un est culturel, j'entends par là , que simplement puisse se poser comme question, pourquoi ce quartier a de la valeur. Le deuxième est économique : c'est ainsi que je le vois, qu'il est indicible qu'il y ait un consensus dépassant les partis, sur le fait que le patrimoine puisse être utilisé à des fins économiques dépassant celles de l'intérêt du développement du quartier, autrement dit puisse servir des intérêts privés ou précisément le financement des partis.
MP : A la base cela ne change rien à la question qui m’était posée que l'acteur économique privé donne de l'argent aux partis ou le donne au bar de nuit ou à une association catholique. Et s’il y a des problèmes de morale politique, ce n’est pas à moi d’en juger mais aux Hongrois.
MN : Je pense seulement qu'il est possible de faire de la réhabilitation urbaine de qualité si l'économie finance en même temps les partis, c'est pourquoi c'est aussi une question culturelle. Et vous qu'en pensez-vous ?
MP : Ce n'est pas à moi d'exprimer une opinion là-dessus. Moi, je peux parler de la partie technique. La Hongrie est une démocratie et je viens donc ici sans aucun problème. Si cette démocratie a des problèmes, ce n’est pas à moi d’en juger mais à vous, Hongrois..
MN : La situation est-elle assez absurde pour que l'UNESCO place le quartier juif de Budapest en péril ?
MP : Actuellement nous en sommes au stade où l'UNESCO a signifié que ce qui se passe ici n'est pas compatible avec le titre de patrimoine mondial. La Hongrie doit rendre compte d'ici février de ce qu'elle a fait jusqu'à présent. A-t-elle réalisé une règlementation qui protège les valeurs du secteur, a-t-elle fait naître les conditions économiques de la réhabilitation du patrimoine ? Pour le moment je n'ai pu faire l'expérience que d'une détérioration évidente mais nous verrons bien et le moins que l’on puisse dire est que le sujet de l’ancien quartier juif ne laisse pas ici indifférent. C’est en soi très bon signe. L’inertie est la pire des choses et ici les choses ne sont pas inertes. De plus, ce que je trouve intéressant en tant que spectateur extérieur c'est que les représentants de la société civile viennent et s’expriment. La question n'est pas de savoir si Óvás! et les autres associations ont raison ou pas, mais que se dresse un acteur qui trouve difficilement sa place, la société civile, les électeurs de base. Le seul fait que cet acteur soit présent dans le débat général est une „valeur ajoutée” qui prouve que quelque chose se passe. Qu’est-ce que c’est qu’un bon projet? C’est un projet où personne ne trouve tout ce qu’il voulait mais où, quand même, chacun trouve assez pour être satisfait."

Traduction en français : Jean-Pierre Frommer

 

09/12/2008

L'étau se resserre sur les pratiques corrompues des politiciens du VIIème arrondissement de Budapest

Où conduisent les fils du panama d'Erzsébetváros ?
Démarrée très lentement, l'enquête sur le scandale immobilier d'Erzsébetváros s'est accélérée. Après deux années, ces deux dernières semaines, c'est déjà la neuvième personne, - parmi eux deux politiciens - qui sont soupçonnées d'avoir participé à la vente des immeubles de la municipalité en dessous de leur valeur réelle..."

Hová vezetnek az erzsébetvárosi panama szálai?

Amilyen lassan indult, most annyira felgyorsult a nyomozás az erzsébetvárosi ingatlanbotrány ügyében. Két év után az utolsó pár hétben már a kilencedik személyt, – köztük a második politikust – gyanúsítják meg azzal, hogy közreműködött önkormányzati ingatlanok áron aluli eladásában. Lista a gyanú szerint az ingatlanügyekbe belekeveredett magyar és offshore cégekről, valamint tulajdonos-ügyvezetőkről.
La suite de l'article sur HVG.HU

08/12/2008

Les politiciens corrompus responsables de la destruction du quartier juif de Budapest commencent à être inquiétés

PB260270.jpg

Après la mise en examen ce jour d'un deuxième élu SZDSZ (Démocrate libre) de la municipalité du VIIème arrondissement (Quartier juif) de Budapest, un membre MDF (Centre droit) va tenter de réunir les voix nécessaires à une dissolution de la municipalité.

Szélnek eresztenék az erzsébetvárosi képviselőket

Újabb SZDSZ-es gyanúsított a panamaügyben - Feloszlatná a testületet az MDF

Újabb politikus-gyanúsítottja van az erzsébetvárosi ingatlanpanamának; hétfőn őrizetbe vették Kardos Péter SZDSZ-es képviselőt, a kerület pénzügyi bizottságának elnökét. A Központi Nyomozó Főügyészség keddre ígért tájékoztatást az ügyben. Simon Péter, MDF-es képviselő a panamaügyek miatt kezdeményezi a képviselő-testület feloszlatását, ígéri, még ma estére összegyűjti a szükséges képviselői aláírásokat.

Article complet en hongrois dans Népszabadság du 8 décembre 2008

PB260277.jpg

Conférence de presse mercredi 10 décembre 2008 - Sajtótájékoztató 2008. december 10-én

PB260223.jpg
Invitation

 

Conférence de presse sur la nouvelle situation du quartier juif de Budapest :
son présent et son avenir
mercredi 10 décembre 2008 à 11 heures du matin
avec café et croissant.
Lieu : Café Spinoza, 15, rue Dob - Budapest VIIè
Vous êtes tous les bienvenus
Association ÓVÁS!
Association Nagydiófa


La situation qui s'est développée dans le vieux quartier juif de Budapest donne à la fois des raisons de confiance et d'inquiétude. D'un côté il est heureux que les autorités aient enfin engagé l'examen des transactions suspectes menées dans ce quartier depuis des années et des dizaines d'années. D'un autre côté, la dégradation de l'état du quartier durant la lenteur évidente des procédures judiciaires, donne des sources d'inquiétude. Les maisons restent vides, à moitié démolies, les habitants vivent dans une complète incertitude, car leur maison a déjà été vendue à leur insu, mais ils n'ont aucune idée de ce qui va leur advenir. Pendant ce temps, se poursuivent les tiraillements incompréhensibles sur l'avenir du quartier, entre les municipalités de l'arrondissement et de la capitale ainsi qu'avec un triangle des Bermudes défini par l'autorité de protection du patrimoine culturel. Le thème de notre conférence de presse est de faire connaître les problèmes de droit, d'architecture et de société qui se sont créés en rapport avec le quartier, l'esquisse des possibilités d'alternative répondant aux attentes de l'UNESCO et à nos souhaits dont vous informeront le dr. Katalin Bakó , le dr. László Hoffmann , János Ladányi et Anna Perczel.

 

PB260241.jpg

 

MEGHÍVÓ

A pesti zsidó negyed jelene és jövője a kialakult helyzetben

témájú

2008. december 10-én, szerda délelőtt 11 órakor,

kávé és croissant mellett tartandó

 

SAJTÓTÁJÉKOZTATÓNKRA

Helyszín: a Spinoza kávéház, VII. Dob utca 15.

Mindenkit szeretettel várunk

ÓVÁS! Egyesület

Nagydiófa Egyesület

A régi pesti zsidónegyedben kialakult helyzet egyszerre ad bizakodásra és aggodalomra okot. Egyfelől örvendetes, hogy végre megindult azoknak a több mint gyanús ügyleteknek a hatósági vizsgálata, melyek ebben a negyedben már évek, évtizedek óta folynak. Másfelől aggodalomra ad okot, hogy a nyilván igen hosszadalmas jogi procedúra alatt is tovább romlik a negyed állapota. Házak állnak üresen, félig lebontva, lakók élnek teljes bizonytalanságban, mert házukat már eladták a fejük fölül, de fogalmuk sincs, hogy most mi fog történni velük. Közben tovább folyik a kerület jövőjével kapcsolatos értelmetlen huzavona a kerületi és a fővárosi önkormányzat, valamint a műemlékvédelmi hatóság által meghatározott Bermuda-háromszögben.

Sajtótájékoztatónk témája a negyeddel kapcsolatban kialakult jogi, építészeti és társadalmi problémák ismertetése, az UNESCO elvárásainak és az általunk kívánatosnak tartott alternatívák lehetőségének felvázolása, melyekről dr. Bakó Katalin, dr. Hoffmann László, Ladányi János és Perczel Anna tájékoztatja Önöket.

29/11/2008

Le scandale immobilier du VIIème arrt de Budapest continue d'enfler - Tovább dagad a VII. kerületi ingatlanbotrány

"Habitants floués, richesse fabuleuse à Erzsébetváros (Budapest VIIème arrt)
Le scandale immobilier continue d'enfler dans le VIIème arrondissement; György Gál le dirigeant de la fraction des Démocrates libres a été mis en détention provisoire, selon l'avocat des parties civiles pour les ventes d'appartements les faits pourraient même éclabousser le maire [György Hunvald] et le secrétaire général de mairie. Les ventes d'appartements en question ont été réalisées avec l'accord unanime des conseillers municipaux tous partis politique confondus."

"Megzsarolt lakók, mesés gazdagság Erzsébetvárosban
Tovább dagad a VII. kerületi ingatlanbotrány; előzetesbe helyezték Gál György szabad demokrata frakcióvezetőt, a házeladások miatt feljelentést tevő ügyvéd szerint pedig a történtek érintettje lehet akár a polgármester és a jegyző is. A vitatott házeladásokat a képviselők pártállásra való tekintet nélkül, általában egyhangúlag szavazták meg."
La suite de l'article en hongrois sur Népszabadság du 28 novembre 2008