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23/03/2009

Lettre ouverte au Directeur du centre du patrimoine mondial de l'UNESCO

 Budapest, le 16 mars 2009

A Monsieur Francesco BANDARIN

Directeur du Centre du Patrimoine mondial

Centre du Patrimoine mondial de L’UNESCO

7, place de Fontenoy

75352 Paris 07SP

  

Monsieur le Directeur,

En vous remerciant d'avoir, dans l'intérêt de la défense du vieux quartier juif de Budapest, envoyé une mission en novembre 2007 et en regard de l'attention particulière du « Rapport sur l'état de sauvegarde » officiel de l'Etat hongrois de février 2009, nous souhaiterions à notre tour vous rendre compte au nom de l'association ÓVÁS! de la situation du quartier.

Malheureusement nous constatons que malgré le rapport de mission de l'UNESCO-ICOMOS publié en mars 2008 et l'avertissement du Comité du patrimoine de l'UNESCO à Québec en juin 2008, aucun changement significatif ne s'est produit dans le sort du quartier juif de Budapest, les démolitions continuent.

Parmi les démarches que vous avez demandées, seules ont été réalisées la recherche des vestiges encore trouvables du mur de l’ancien ghetto et sa documentation.

A notre connaissance, aucune discussion n'a été menée avec les investisseurs, concernant les permis de démolir délivrés jusqu'à maintenant, mais non encore suivi d'effet, donc encore modifiables. L'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) ne considère pas qu’il est de son devoir de contrôler ces autorisations ou de modifier les autorisations concernant les affaires en cours. Par exemple, ces jours-ci, la démolition de deux anciens immeubles construits avant 1945 est en cours sur la base d'autorisations délivrées plus tôt, ainsi que celle d’un autre pour lequel le permis de démolir des parties intérieures a été délivré il y a moins de six mois. A côté de cela, le KÖH a autorisé à présent la démolition d'un autre bâtiment dans une rue derrière l'avenue Andrássy, dans une zone protégée.

La densité et le coefficient d'occupation des sols n'ont pas été réduits.

La protection des immeubles non-classés n'a pas été résolu, aucun pas en faveur de leur sauvegarde n'a été réalisé.

L'élaboration d'un système d'incitation financière tendant à la rénovation et la remise en état, tarde.

D’après le « Rapport sur l'état de sauvegarde », la loi sur le Patrimoine mondial, le Plan de gestion, ainsi que l'élaboration d’un système financier, ne seront pas mis en place avant 2010.

Le fait le plus grave, c'est que – contre toute promesse et toute attente –, le plan d’urbanisme le plus récent concernant le territoire du vieux quartier juif, préparé depuis deux ans et approuvé le 19 septembre 2008, n'est en rien meilleur que les plans précédents sérieusement critiqués au niveau international et national, car il ne diffère quasiment pas des précédents ( le projet a été préparé et approuvé par la municipalité du VIIème arrondissement, car en Hongrie, ce n'est pas la capitale mais l'arrondissement qui détient la compétence en matière d'élaboration du plan d'urbanisme et de son approbation). Ce plan d’urbanisme était appelé à remplacer les plans précédents qui ont permis entre autres de créer la situation que le rapport de mission a qualifiée d'inacceptable.

Le plan d'urbanisme approuvé est resté redevable des attentes formulées par l'UNESCO et l'ICOMOS : l'arrêt complet des démolitions, la règlementation de la construction des bâtiments neufs favorisant une architecture respectant l'unité architecturale du quartier protégé, et en même temps moderne et de qualité. Ceci en relation étroite avec les densités de construction, la protection des cours intérieures, des jardins, des arbres, et tout ce que l’on serait en droit d’attendre dans le cas d'un quartier historique unique, protégé même au plan international. Le plan d'urbanisme approuvé permet la poursuite sans obstacle de la démolition des vieux bâtiments historiques (parfois, désormais, en conservant le décor caractéristique de la façade), en conséquence de quoi, la relocalisation des habitants, la construction de grands ensembles neufs de 2 à 3 fois plus denses, l’implantation de bâtiments dans les jardins, les vastes cours, les espaces verts existants, l'accroissement des accès béants des garages souterrains dégradant l'ambiance de la rue mais aussi la vie commerciale, etc.

  • Ne sont pas protégés les immeubles non-classés construits avant 1945, la protection de la zone ne s'applique pas. En l'absence d'une protection concrète, sur la base des lois hongroises, ces maisons peuvent êtres démolies n'importe quand. La pratique la plus récente consiste en la conservation de la façade de l'immeuble + 6 mètres derrière laquelle est construit l’immeuble de sept étages autorisé par la règlementation. Même dans de nombreux cas d’immeubles classés, de telles autorisations ont été accordées par l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) (dans le cas des immeubles classés, c'est lui qui accorde les permissions, dans le cas des immeubles non-classés c'est l'arrondissement) en se référant à la règlementation en vigueur. C’est à peine s'il reste des paysages de rue qui ne soient défigurés par des constructions neuves.

  • En février 2008, une étude sur l’évaluation des classements existants et des propositions de classement par immeuble a été réalisée, mais elle n'a pas été prise en compte dans le règlement d'urbanisme, car le président de l'Office de protection du patrimoine culturel a jusqu’à ce jour toujours refusé de la rendre publique.

  • La surface constructible ou du moins le coefficient d'occupation des sols et le taux de constructibilité n'ont pas changé dans le nouveau règlement d'urbanisme. Le coefficient d'occupation des sols qui est typiquement compris entre 2 et 3 dans les ilôts d'immeubles de la zone protégée, pourra à l'avenir atteindre 4,5 à 6. Il est donc toujours possible de multiplier la densité protégée traditionnelle par 2 ou 3.

  • Dans le règlement, ni les jardins, ni les cours, ni les arbres ne sont protégés, ainsi tout espace vert est constructible, avec bâtiment et garage souterrain.

  • Bien que la limite du ghetto et les restes du mur aient été documentés, la règlementation ne fait pas référence à sa protection.

  • Dans le plan on n'a introduit aucune règlementation concernant la qualité des nouveaux bâtiments ou leur aspect architectural.

En premier lieu, sont en danger les immeubles vendus par l'arrondissement à des investisseurs. Parmi les maisons vendues ainsi – dans la zone protégée, sur la partie VIIème arrondissement- jusqu'ici 9 ont été démolies (sur la partie qui leur est rattachée 9 autres). Parmi elles 4 ont été démolies de telle sorte qu'on a conservé la façade plus une épaisseur de 6 mètres. Parmi les autres immeubles vendus aux investisseurs, une grande partie a été vidée de ses habitants, ils attendent, vides, et se dégradent (7 bâtiments dans la zone protégée et 8 bâtiments dans la zone qui lui est rattachée). Le sort sera le même pour les immeubles vendus aux autres investisseurs et le même pour leurs habitants (6 bâtiments). Au moment de la vente, le contrat n'est pas la réhabilitation authentique et le maintien des habitants, mais la démolition du bâtiment ou son „développement”, lié avec l'expulsion obligatoire des habitants dans un délai de trois ans. A la place des maisons démolies et à l'emplacement des terrains vides, les immeubles construits ou les bâtiments d'habitation dits „développés” (ce terme est en général synonyme de démolition complète des ailes intérieures et construction à leur place de bâtiments de sept étages), contiennent des appartements réalisés à des fins spéculatives, et dont la plupart ne sont pas habités. Si cela se poursuit ainsi, ce n'est pas seulement le caractère historique du quartier qui se désagrège de manière irréversible, mais l'un des quartiers commerçants les plus vivants de Budapest peut devenir un quartier de rues mortes avec des maisons mortes.

Dans la zone protégée par l'UNESCO, sur la base du plan d'urbanisme approuvé et des autorisations préalablement accordées (les terrains déjà nus + les démolitions + les développements considérés dans leur ensemble), des constructions nouvelles peuvent démarrer sur environ 40 parcelles dans les mêmes conditions que précédemment (puisque les conditions sont restées les mêmes dans le nouveau plan d’urbanisme) ; le même sort attend environ 20 autres parcelles situées dans des rues en limite de la zone protégée.

Le maire de Budapest-capitale n'a pas donné son accord à ce projet, de nombreuses associations ont aussi pris position contre ce projet – parmi elles l'association ÓVÁS!, qui a rédigé ses objections en 60 points. Malgré tout cela l'arrondissement a approuvé le projet.

Jusqu'à ce jour il n'y a pas de loi sur le Patrimoine. Celle-ci, selon l'Etat hongrois, n'est envisageable au plus tôt qu'en 2010.

Jusque là tout peut se poursuivre sans gêne.

Le Plan de gestion concernant les territoires du Patrimoine mondial de Budapest qui en réalité a été élaboré en 2005, au lieu d'avoir été valorisé sous forme de règle de droit, traine dans un tiroir. Toutefois, ce document ne contenait pas la mise en place d'un Organisme de Gestion, mais il comportait de sérieuses exigences de protection. L'année dernière, ce projet de Plan de gestion, jamais promulgué, a été complété d'une partie concernant l'Organisme de Gestion, en conservant, sans changement, les Exigences de Protection. Le contenu a été bouclé en juillet 2008, mais lui aussi traîne dans un tiroir, car depuis ce temps aucune négociation n'a commencé à son sujet (selon le rapport sa validation peut être également attendue pour 2010). Si les Exigences de Protection qui y figuraient avaient été érigées en loi ou en règlement, beaucoup de mauvaises autorisations n’auraient pas pu être délivrées.

Il n’est pas encore pas trop tard. L'insertion de cette version de 2005 dans le droit jusqu'à 2010 signifierait aussi une protection sérieuse, car sur le plan juridique elle serait hiérarchiquement supérieure au règlement d'urbanisme.

Jusque là, en l'absence de ce qui vient d'être évoqué, tout peut continuer sans changement!

Nous voyons encore une possibilité d'arrêter les évènements négatifs et de faire les premiers pas allant dans le sens de vos propositions de réhabilitation. Budapest-capitale peut décréter un moratoire de trois ans au maximum, pendant ce temps tout ce que vous avez proposé peut être préparé. En vérité, un tel vote a eu lieu en mai 2008 en faveur de la protection du vieux quartier juif de Budapest, mais la proposition des dirigeants de la capitale a été rejetée par la majorité de l'assemblée. En raison de la particularité du système municipal hongrois, outre que les arrondissements ont des droits supérieurs à ceux de la capitale elle-même, nombre des membres de l'assemblée de la capitale sont des maires d'arrondissement ou leurs représentants. Parmi eux il y a (avait) aussi le maire du VIIème arrondissement, qui a réussi à obtenir qu'une majorité significative de l'assemblée de la capitale vote contre la proposition des dirigeants de la capitale. Entretemps le maire du VIIème arrondissement a été placé en détention préventive ensemble avec plusieurs de ses associés, soupçonnés de corruption à grande échelle, pour la vente, précisément sur le territoire concerné, d'appartements, propriétés de l'arrondissement en dessous de leur valeur. En présentant de nouveau la proposition la décision de l'assemblée de la capitale pourrait peut être changer.

Dans cette situation critique, l'association ÓVÁS! a décidé de préparer un projet alternatif pour le territoire du quartier juif. Le soutien matériel de la Fondation Soros rend ceci possible. Nous ne pouvons pas proposer un règlement d'urbanisme, mais nous pouvons préparer un projet alternatif d'aménagement du secteur, où nous pourrions montrer, cette fois-ci pas seulement avec des mots, mais aussi visuellement, à quoi nous pensons lorsque nous parlons d’une réhabilitation du quartier qui préserverait ses valeurs et permettrait simultanément son épanouissement et sa rénovation. Pour que nos conceptions soient compréhensibles par tous, nous les présenterons avec des projets visuels et une maquette. Le projet verra le jour grâce à la coopération intensive d'architectes, d’architectes-paysagistes, d'urbanistes, d'experts en circulation. Le projet inclura aussi – en collaboration avec un sociologue et un économiste – une étude de faisabilité économique tenant compte des conditions et des règles économiques en vigueur actuellement, et une analyse de l’impact social des propositions.

En présentant un projet alternatif nous pensons avoir une meilleure chance d'obtenir à l'avenir le même niveau de protection internationale et nationale et les changements répondant aux attentes de l'UNESCO.

Cependant ce projet ne peut atteindre son objectif qu’à condition de recevoir une publicité suffisante.

Cette année en avril/mai nous avons la possibilité de réaliser une exposition pour montrer notre projet pour le quartier. A côté de nos propres conceptions nous montrerons le projet pour le quartier juif qui a remporté le prix du concours EUROPAN 2005, celui réalisé en 2008 par les étudiants en architecture en Hongrie, de même que les travaux de diplôme préparés en 2009 pour le présent quartier par la faculté d'architecture de Karlsruhe en Allemagne.

Malgré tout cela, nous voyons que sans votre soutien nous ne serons pas entendus.

A cette occasion, nous vous demandons de continuer à suivre avec attention ce qui se passe dans l’ancien quartier juif de Budapest.

Nous vous demandons qu'au-delà de ce que vous avez suggéré jusqu'à présent, vous exerciez une pression sur l'Etat hongrois et sur la capitale afin que la version de 2005 du Plan de Gestion concernant les territoires du patrimoine mondial de Budapest, prenne immédiatement effet comme règle de droit, car nous voyons que toutes les dispositions positives et leur acceptation, qui selon le rapport sont en projet ou en cours – parmi elles la modification du Plan de Gestion et son élargissement – prendront encore des années.

Cependant le plus efficace sera la suspension du projet approuvé en 2008 et l'octroi du temps nécessaire à l'élaboration des règles de droit favorisant la réhabilitation, autrement dit un moratoire immédiat, si cela se conjuguait avec la révision de toutes les autorisations accordées jusqu'à présent.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de mes salutations les plus respectueuses

 

Le Président de l'association ÓVÁS!

István Jávor

21/03/2009

Appel pour l'ancien quartier juif toujours en péril

Depuis des années des décisions inadmissibles et contre la collectivité naissent dans les arrondissements d'Erzsébetváros (VIIème arrt) et de Terézváros (VIème arrt), dont les conséquences sont que l'un des quartiers les plus précieux de Budapest est proche de l'anéantissement. Actuellement les démolitions et constructions se poursuivent comme s'il n'y avait pas eu de mise en garde sérieuse de l'UNESCO, comme s'il n'y avait pas d'enquête du parquet concernant l'aliénation des appartements. Maintenant que, peut-être enfin, les réponses juridiques convenables sont en train de se former pour l'arrêt des malheureux processus qui se sont développés ici, nous lançons un appel aux autorités compétentes, pour qu'elles ne tardent pas à prendre les mesures pratiques pour stopper la poursuite de la destruction. Pour cela, à côté des mesures à plus long terme soutenant une véritable réhabilitation, nous estimons utile de prendre immédiatement les mesures suivantes:

  • Que le secrétaire général de la mairie du VIIème suspende immédiatement toute démolition, les démolitions partielles et les transformations significatives aussi! Qu'il fasse cesser l'application des règlements contraires à la loi – toutes les situations en vigueur ou même déjà hors vigueur. Qu'il mette hors vigueur le soi-disant « règlement de réhabilitation » approuvé en septembre 2008 concernant Erzsébetváros-centre, qui lui aussi a été considéré comme contraire à la loi par le Bureau de l'Administration centrale.

  • Tant que le règlement d'urbanisme légal satisfaisant les attentes de l'UNESCO et les exigences de protection du Plan de Gestion concernant les territoires du Patrimoine mondial de Budapest ne sera pas réalisé, ni le VIème, ni le VIIème arrondissement, ni éventuellement d'autres arrondissements désignés pour intervenir dans les procédures de construction des VIème et VIIème, ni l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) ne doivent donner de permission de construire ou de démolir et les autorisations forcloses ne seront pas prorogées. L'interdiction de donner des permissions portera aussi sur la construction des garages souterrains sous la voie publique, sur la coupe des rangées d'arbres et des arbres, et la rénovation de l'espace public!

  • Dans le cas des territoires du Patrimoine mondial, sur la base de la suggestion insistante de l'UNESCO, que l'Office de protection du patrimoine culturel représentant l'Etat hongrois entreprenne immédiatement des négociations avec les investisseurs dans l'intérêt de la transformation des permis de démolir/construire déjà accordés mais non encore exécutés!

  • Nous demandons aux dirigeants de Budapest-capitale de soumettre à nouveau la proposition de moratoire présentée par eux en mai 2008, mise en échec avec le soutien de György Hunvald, maire du VIIème arrondissement – dans le but de faire cesser la situation illégale actuelle et qu'ils réglementent l'obligation pour l'arrondissement de respecter un moratoire.

  • Nous appelons le président de l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) à rendre public comme donnée d'intérêt public, le résultat de l'inventaire des valeurs patrimoniales réalisé en février 2008 pour rassurer l'UNESCO avec l'argent des contribuables dans le but affiché que cela serve de fondement au projet de règlement d'urbanisme, et qu'il traite néanmoins jusqu'à ce jour comme des données secrètes occasionnant ainsi des dommages incommensurables.

Budapest 19 mars 2009

Nagydiófa Egyesület   Védegylet    Levegő Munkacsoport   Civil Egyesület a Terézvárosért

Nagymező utcaiak    Hunyadi tér- Kincsünk a piac                          

ÓVÁS!  Egyesület    Élőlánc a Városért Egyesület   Ifjú Humanisták  Szindikátus Egyesület

18/03/2009

Appel pour l'ancien quartier juif toujours en péril

FELHÍVÁS

a továbbra is veszélyben lévő régi pesti zsidónegyedért!

Erzsébetvárosban és Terézvárosban évek óta megengedhetetlen, közösségellenes döntések születnek, amelyek következtében Budapest egyik legértékesebb negyede közel áll a teljes pusztuláshoz. Jelenleg a bontások és építések ugyanúgy folytatódnak, mintha nem is lett volna szigorú UNESCO figyelmeztetés, az ingatlan elidegenítések kapcsán nem is lenne ügyészségi vizsgálat. Most, hogy talán végre megfelelő jogi válaszok formálódnak az itt kialakult áldatlan folyamatok megállítására, felhívással fordulunk az illetékes hatóságokhoz, hogy ne késlekedjenek gyakorlati lépésekkel is megakadályozni a további pusztulást. Ehhez a valódi rehabilitációt megalapozó hosszabb távú intézkedések mellett a következő azonnali lépéseket tartjuk szükségesnek:

- A VII. kerület jegyzője azonnal függesszen fel minden bontást, a részleges bontást és a jelentős átalakításokat is! Szüntesse meg a törvénysértő rendeletek alkalmazását - mind a hatályos, mind a már hatályon kívül helyezetteket! Helyezze hatályon kívül a 2008. szeptemberében elfogadott, Belső-Erzsébetvárosra vonatkozó ún. „rehabilitációs szabályozási tervet”, melynél a Közigazgatási Hivatal szintén törvénysértést állapított meg!

- Addig, amíg az UNESCO elvárásait  és a budapesti világörökségi területekre vonatkozó Kezelési Terv megőrzési követelményeit teljesítő törvényes építési szabályozási tervek nem készülnek el, se a VI., se a VII. kerület, se a VI.-VII. Kerület építés-eljárási ügyeiben esetenként kijelölt más kerület, se a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal (KÖH) ne adjon ki bontási vagy építési engedélyt, a lejárt engedélyeket ne hosszabbítsák meg! Az engedélyezési tilalom a közterület alatti mélygarázs építésre, fasorok, fák kivágására, közterület felújításra is vonatkozzon!

- A világörökségi területek esetében a magyar államot képviselő Kulturális Örökségvédelmi Hivatal, az UNESCO nyomatékos javaslata alapján, azonnal kezdjen tárgyalásokat a befektetőkkel a már kiadott, de még meg nem valósult bontási/építésiengedélyek megváltoztatása érdekében!

- Kérjük a főváros vezetését, hogy az általuk 2008. májusában kezdeményezett, de Hunvald György, VII. kerületi polgármester közreműködésével meghiúsított moratóriumra vonatkozó előterjesztésüket – a jelenleg fennálló törvénysértő állapot megszüntetése érdekében – újra terjesszék elő, és rendeletben kötelezzék a kerületet a moratórium betartására!

- Felkérjük a KÖH elnökét, hogy a 2008. februárjában elkészült műemléki értékleltár anyagát, melyet az UNESCO megnyugtatására az adófizetők pénzén azzal a meghirdetett céllal készíttetett el, hogy a szabályozási terv alapjául szolgáljon, mégis mérhetetlen károkat okozva a mai napig titkos anyagként kezel - mint közérdekű adatot  hozza nyilvánosságra!

Budapest, 2009. március 19.

Nagydiófa Egyesület   Védegylet    Levegő Munkacsoport   Civil Egyesület a Terézvárosért

Nagymező utcaiak    Hunyadi tér- Kincsünk a piac                          

ÓVÁS!  Egyesület    Élőlánc a Városért Egyesület   Ifjú Humanisták  Szindikátus Egyesület

04/03/2009

De nouveaux soupçons dans l'affaire immobilière d'Erzsébetváros

Les personnes mises en examen dans l'affaire immobilière d'Erzsébetváros sont soupçonnées de nouveaux faits délictueux par le parquet central. Les inculpés nient les faits délictueux qui leur sont imputés et se plaignent contre la publication de ces incriminations.

Les personnes soupçonnées sont György Gál, élu SZDSZ et responsable financier de la mairie du VIIème, Péter Kardos qui était chargé d'évaluer les propriétés municipales et le maire MSZP du VIIème arrondissement, György Hunvald. Les faits qui leurs sont reprochés sont de l'ordre de l'abus de biens sociaux. Ils louaient les logements municipaux à des membres de leur famille, à des ami(e)s puis leur accordaient le droit d'acquérir ces biens à des prix dérisoires.

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Újabb gyanúsítások az erzsébetvárosi ingatlanügyben
Újabb bűncselekményekkel gyanúsította meg az erzsébetvárosi ingatlanpanama több gyanúsítottját a Központi Nyomozó Főügyészség. Az érintettek tagadták a terhükre rótt bűncselekmények elkövetését, és panasszal éltek a gyanúsításközlések ellen.

A Központi Nyomozó Főügyészség még tavaly októberben indított nyomozást több, az erzsébetvárosi önkormányzatnál történt ingatlanügylet miatt, különösen nagy kárt okozó, üzletszerűen, társtettesként elkövetett csalás és más bűncselekmények gyanújával. Az ügyben eddig 12 embert gyanúsítottak meg, köztük Hunvald György polgármestert és két bizottsági elnököt, akiket előzetes letartóztatásba is helyeztek. Közülük e hét kedden és szerdán ismételten kihallgatták a szocialista polgármestert, illetve a kerületi önkormányzat Gazdasági és Pénzügyi Bizottságának az elnökeit, Gál Györgyöt és Kardos Pétert, akiket újabb ügyekben gyanúsítottak meg.

A főügyészség által most közöltek szerint megalapozott gyanú merült fel arra, hogy - egyes lakásügyekkel összefüggésben - Gál és Hunvald 3 rendbeli, míg Kardos Péter 1 rendbeli hivatali visszaélést követett el. A gyanú szerint a három kerületi politikus 2006-ban és 2008-ban - abból a célból, hogy rokonuknak vagy ismerősüknek jogtalan előnyt szerezzenek - visszaéltek hivatali helyzetükkel, és bérlakás kiutalása útján azonnali kedvezményes vételi lehetőséget biztosítottak pártfogoltjaiknak. Ily módon 2006-ban Gál sógornője és Kardos Péter barátja, 2008-ban pedig Gál barátnője jutott bérlakáshoz - az úgynevezett polgármesteri keretből -, amiket aztán az érintettek igen rövid időn belül, kedvezményes áron megvásároltak.

Kardos Péter barátján keresztül - akinek még bérlakás kiutalás iránti kérelme sem volt, saját tulajdonú ingatlana viszont igen - a lakást Kardos lánya szerezte meg. Gál György pedig - a főügyészség gyanúja szerint - nemcsak megszerezte a szóban forgó lakást barátnője számára, hanem annak kedvezményes vételárát is ő fizette ki helyette. A gyanúsítottak tagadták a bűncselekmények elkövetését, és panasszal éltek a gyanúsításközlések ellen." Source Stop.hu

10/02/2009

György Hunvald en garde à vue - Őrizetbe vették Hunvald Györgyöt

Le Parquet central principal a placé György Hunvald, maire socialiste du VIIème arrondissement de Budapest en garde à vue; le maire est entendu en tant que suspect dans les affaires immobilières d'Erzsébetváros (Quartier juif de Budapest)

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Őrizetbe vette Hunvald Györgyöt, a VII. kerület szocialista polgármesterét a Központi Nyomozó Főügyészség; a polgármestert gyanúsítottként hallgatják ki az erzsébetvárosi ingatlanügyekkel kapcsolatban. Article complet en hongrois sur HVG.HU

Voir aussi l'article paru dans index.hu

16/01/2009

L'avocat combinard défendait les deux parties - Két oldalt védett a trükkös ügyvéd

Károly Késmárki, l'avocat de György Gál, l'un des responsables SZDSZ de la municipalité du VIIème arrondissement de Budapest mis en examen dans la vaste affaire de corruption au détriment du VIIème arrondissement, défendait également les intérêts de l'arrondissement. Il vient d'être récusé en tant que défenseur de Gál...
Sans commentaire!

"Összeférhetetlenség miatt visszaadta védői meghatalmazását Késmárki Károly, az erzsébetvárosi ingatlanbotrány főszereplője, az SZDSZ-es politikus Gál György ügyvédje. A védő azért kényszerült távozásra, mert az ügyészség rájött, hogy Késmárki, Gál védelmével egy időben az ügy vélelmezett sértettjének, az erzsébetvárosi önkormányzatnak is dolgozik." Source Magyar Hirlap du 15 janvier 2009

28/12/2008

Les votes concernant les finances demeureront secrets à Erzsébetváros - Titkosak maradnak az erzsébetvárosi vagyoni szavazások

Les élus d'Erzsébetváros (Budapest VIIème arrondissement) ne publieront pas leurs votes concernant les affaires financières et il ne se constituera pas non plus de commission ad-hoc pour enquêter sur les soupçons de malversations du "Panama" d'arrondissement, ainsi en a décidé le conseil municipal lors d'une séance extraordinaire. Les deux propositions émanaient du FIDESZ (parti de l'opposition de droite au sein du conseil municipal du VIIème arrondissement).

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Nem hozzák nyilvánosságra az erzsébetvárosi képviselők vagyoni ügyekkel kapcsolatos szavazásait és ad-hoc bizottság sem alakul a panamagyanús ügyletek kivizsgálására - döntött rendkívüli ülésén a képviselő-testület. Mindkét javaslat a Fideszé volt.

La suite de l'article en hongrois dans Népszabadság du 23 décembre 2008

22/12/2008

Erzsébetváros : au-dessus des lois

"La police a arrêté le député du SZDSZ, György Gál, suspecté de fraude à grande échelle et d’autres crimes liés. Selon les accusations, le président du comité économique de la mairie du 7e arrondissement, Erzsébetváros, et un entrepreneur, György Nagy, ont coopéré afin de vendre 8 bâtiments, propriétés de l’autorité locale, à des sociétés offshore. La mairie a perdu 700 millions de HUF sur les ventes. Le parquet estime que le député du SZDSZ a perçu quelques 195 millions de HUF de György Nagy pour avoir rendu possible ces tractations. Le maire de l’arrondissement, György Hunvald est aussi soupçonné d’avoir participé à l’affaire car sa signature apparaît sur certains contrats." Lire l'article sur Le Journal francophone de Budapest

21/12/2008

Erzsébetváros

La traduction d'un article signé Iván Bächer dans Népszabadság du 20 décembre 2008

Il exprime malheureusement mais très précisément les données du problème qui sous-tend la destruction du patrimoine hongrois

"Ces derniers jours, je viens de relire le beau livre d'Anna Perczel "Védtelen örökség" (Patrimoine sans protection). Je l'avais déjà parcouru l'an dernier quand il était paru, mais là, à entendre les informations, je l'ai pris en main, et je l'ai relu, jusqu'au bout, méthodiquement, de la première lettre jusqu'à la dernière.

Le volume, édité l'an dernier, par les soins de la municipalité de Budapest, illustré de façon circonstanciée, par les magnifiques photos de Endre Lábass, contient la description de cent vingt trois maisons d'Erzsébetváros-centre. On peut apprendre quand le bâtiment a été construit, qui l'a conçu, dans quel style, quelles transformations il a subi, ce qu'il y avait à l'intérieur, et ce qu'il y a aujourd'hui, qui l'ont habité autrefois, et qui l'habitent ou ne l'habitent pas aujourd'hui. Si toutefois, la maison existe encore. Car souvent elle n'existe plus.

J'ai lu le tout d'un trait comme un roman. Car, aussi bien, c'en est un. C'est le roman d'un pan de la ville, c'est un livre d'histoire, mais ce n'est pas que cela, car en même temps il est palpitant, émouvant et finalement affligeant, car c'est un vrai polar.

Il parle de la manière de voler une ville. Faire main basse sur des maisons séculaires, expulser ses habitants, détruire les maisons, à leur place en édifier des laides, sans caractère, inappropriées au secteur et combiner le tout, qu'en même temps pas un centime ne sonne dans les caisses de l'arrondissement.

A travers les pages du formidable livre d'Anna Perczel, se dessine précisément comment et par quel moyen les différents groupes d'intérêts se sont partagés le territoire. Telle S.A.R.L. fait un tabac avec l'épouse de son architecte dans l'une des rues, l'autre holding reçoit l'autre pâté de maisons avec sa propre équipe, la troisième société anonyme la suivante, et ainsi de suite. Avec quelques miettes pour l'ex-dirigeant de la communauté juive.

Par ailleurs, dans toute l'histoire - pour aussi l'exprimer délicatement - l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) a joué, et joue, un jeu bizarre, dans lequel il renonçait avec une grande facilité à des bâtiments d'une valeur réelle.

Les braves dirigeants du septième arrondissement ont pesé leur ville au kilo.

Il faut mettre l'accent sur le fait que ce n'est pas d'aujourd'hui que la lumière s'est faite sur tout cela : l'association Óvás! et ses membres ensemble et séparément se battent depuis des années contre la destruction de la ville et ils affirment depuis des années que ce qui se passe est un vrai crime et n'est pas seulement criminel sur le plan du droit, mais également sur le plan de la morale et de la politique.

Le dénommé quartier juif n'était pas seulement un quartier juif, mais le théâtre de la vie de Grecs, Roumains, Serbes et de plus en plus de Tziganes qui se côtoyaient paisiblement. La cour Gozsdu aurait pu donner l'occasion sans équivalent, sur la base de projets déjà existants - bien sûr associatifs - que prenne naissance en cet endroit le centre culturel des Roumains de Hongrie, le maintien des liens entre Hongrois et Roumains, leur appartenance commune au plan symbolique et sur le terrain réel et des institutions. Soit dit en passant c'était la demande de la fondation Gozsdu et de l'Etat roumain, et même leur revendication.

Bien sûr les représentants du septième arrondissement ne s'occupaient pas de telles vétilles. Eux étaient compétents à effacer le passé, à l'extraction des racines.

Les « gardiens » du quartier juif n'étaient même pas capables de protéger les vestiges mémoriels du mur du ghetto d'autrefois. Pourtant cela leur a été demandé, cela leur a été exigé et cela n'aurait rien coûté. Seule, l'histoire se serait diffusée de là, le passé, la mémoire. Les seigneurs de l'arrondissement n'ont rien à voir avec de telles choses.

Ce quartier aurait pu devenir une curiosité du tourisme étranger sans équivalent : c'est le seul quartier européen où des juifs pratiquants ou des ex-juifs vivent encore, dans lequel il y a encore des temples qui fonctionnent, des communautés, des institutions juives, des cuisines, des pâtisseries, des bains, des usines, des petites entreprises, des ateliers, des imprimeries, des vieilles boutiques. Peu de villes européennes auraient pu présenter des ateliers de fonderie de cloches et des usines de fabrication d'insignes, des ateliers d'orfèvres, des fours à patiner, dans un rayon de quelques centaines de mètres.

Tout cela a survécu à la Commune [Révolution de 1919 – NDT], à la contre-révolution, au nazisme, au ghetto, au siège [de Budapest en 1945 NDT], il a survécu à l'époque Kadar. Il n'a pas survécu aux socialistes et aux libres-démocrates.

Les noms des rues Kertész [jardinier], Akácfa [acacias] rappellent qu'autrefois, ici c'était la province des jardins budapestois. Mais même après l'urbanisation, il y a deux cents ans, les acacias, les vinaigriers, les platanes dans les cours de la plupart des maisons donnaient de la douceur. Par contre, les immeubles neufs sont construits, quasiment sans exception en utilisant cent pour cent du terrain.

Je serais curieux de savoir si, l'ennemie jurée et exterminatrice de chaque branche d'arbre et feuille d'arbre d'Erzsébetváros, Agnès Streit, apparemment architecte en chef officieux d'Erzsébetváros, habite dans une maison avec jardin. De toutes manières j'ai une intuition.

Le conseil municipal détruit tout ce qui ici a des racines : maison, verdure, humain.

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Il est curieux que seul un ou deux immeubles sont en propriété privée familiale dans le quartier, sur ceux-là les propriétaires veillent et ils conservent aussi les anciennes valeurs de manière exemplaire : veuillez regarder la maison au 9, rue Király à titre d'exemple.

La municipalité est un mauvais gardien. L'histoire éclaire de manière crue la terrible déficience de la loi sur les municipalités dont les conséquences, surtout à Budapest font qu'elles peuvent gouverner dans les fiefs qui leur ont été confiés non pas comme des propriétaires, mais comme des bandits de grand chemin.

Et d'une manière générale : tout le nouveau capitalisme hongrois tend ses bras devant nous comme un bébé monstrueux spécifique : la corruption d'une profondeur insondable des partis et des municipalités et la grande coalition depuis longtemps réalisée sur la prise en considération du vol.

Evidemment, il n' y a pas un citoyen de Budapest qui croirait que cet abus des biens sociaux de la ville soit le fait exclusif du seul septième arrondissement. La technique elle-même, par exemple, a été mise au point par ceux du sixième arrondissement, eux peuvent fièrement en revendiquer le copyright.

Mais finalement cela pourrait déjà être dans l'ordre des choses, ils volent, que pouvons-nous faire, ils volent, ils volent à quelques-uns, ce sont des politiciens, des fonctionnaires, des dirigeants de l'Etat. On s'y est déjà habitué, nos yeux ne tressautent même pas, on ne sait pas quoi faire contre cela. Mais qu'en même temps ils anéantissent notre propre ville, notre passé, notre culture, cela c'est un peu plus que trop.

Je ne crois pas qu'il y aurait un habitant d'Erzsébetváros sain d'esprit qui après cela en 2010 voterait pour un quelconque des partis de la coalition actuelle. Et si, la soi-disant – ça il faut toujours le rajouter, la soi-disant – gauche perdait les élections dans le septième arrondissement de Budapest, alors qu'y aura-t-il ailleurs ?

A tout cela il n'y a pas d'autre explication plausible, que dans la Hongrie d'aujourd'hui l'opposition de toujours se paye, les socialistes et les démocrates libres, peuvent conclure d'un coeur léger qu'ils perdront les prochaines élections. Et, visiblement ils font aussi tout pour que cette défaite soit humiliante, qu'elle soit totale et anéantissante.

Ils réussiront.

Eux, même dans ce cas ils auront leur argent.

Il n'y a que nous qui payons le supplément et beaucoup.

Parce que le vainqueur probable n'est ni citoyen, ni conservateur, ni nationaliste, et même pas de droite, il est menteur et corrompu comme l'autre, seulement en plus il traîne derrière lui la puanteur des idées des sombres chacals. [difficile à traduire, allusion aux compromissions du FIDESZ, parti d'opposition de droite avec l'extrême droite « Garde hongroise et jobbik »NDT]"

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A napokban újraolvastam Perczel Anna Védtelen örökség című szép könyvét. Átlapoztam már tavaly is, amikor megjelent, de most, a hírek hallatán, kézbe vettem, és elolvastam újra, végig, rendesen, az első betűtől az utolsóig.

A tavaly a fővárosháza gondozásában megjelent, Lábass Endre gyönyörű fotóival akkurátusan illusztrált kötet százhuszonhárom belső-erzsébetvárosi ház leírását tartalmazza. Megtudhatjuk, mikor épült az épület, ki tervezte, miféle stílben, milyen átalakítások estek meg vele, mi volt benne, és mi van ma, kik lakták egykor, és kik, avagy kik nem manapság. Ha egyáltalán megvan még a ház. Mert gyakorta nincsen.

Úgy olvastam egyvégtében az egészet el, mint egy regényt. Mert hogy az is. Egy városrész regénye, történelmi regény, de nemcsak az, hanem egyben izgalmas, felkavaró és végül is kétségbeejtő, mert igaz krimi.

Arról szól, hogyan kell egy várost ellopni. Évszázados házait megkaparintani, lakóit kitelepíteni, a házakat lerombolni, helyükre rondát, jellegtelent, nem ide illőt emelni, s mindezt úgy megcselekedni, hogy közben a kerület kasszájába egyetlen fillér be nem cseng."

La suite de l'article sur Népszabadság du 20 décembre 2008

08/12/2008

Les politiciens corrompus responsables de la destruction du quartier juif de Budapest commencent à être inquiétés

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Après la mise en examen ce jour d'un deuxième élu SZDSZ (Démocrate libre) de la municipalité du VIIème arrondissement (Quartier juif) de Budapest, un membre MDF (Centre droit) va tenter de réunir les voix nécessaires à une dissolution de la municipalité.

Szélnek eresztenék az erzsébetvárosi képviselőket

Újabb SZDSZ-es gyanúsított a panamaügyben - Feloszlatná a testületet az MDF

Újabb politikus-gyanúsítottja van az erzsébetvárosi ingatlanpanamának; hétfőn őrizetbe vették Kardos Péter SZDSZ-es képviselőt, a kerület pénzügyi bizottságának elnökét. A Központi Nyomozó Főügyészség keddre ígért tájékoztatást az ügyben. Simon Péter, MDF-es képviselő a panamaügyek miatt kezdeményezi a képviselő-testület feloszlatását, ígéri, még ma estére összegyűjti a szükséges képviselői aláírásokat.

Article complet en hongrois dans Népszabadság du 8 décembre 2008

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