01.10.2009

György Hunvald se cachait sous une fausse identité pour ne pas se faire prendre - Álnéven "bujkált" Hunvald György, nehogy elkapják

Compte tenu de l'ensemble des charges qui pèsent sur György Hunvald, maire du VIIème arrondissement de Budapest, il risque jusqu'à 20 ans de détention. En février dernier, pour échapper à la justice, il s'était présenté dans un hôtel de province sous un faux nom avec de fausses pièces d'identité. Cette charge vient alourdir un ensemble de présomptions qui vont du faux en écritures, au détournement de biens publics et à la corruption etc.

"Más személy nevével és adataival jelentkezett be még februárban egy vidéki hotelbe Hunvald György annak érdekében, hogy ne vehessék őrizetbe az ingatlanügyben; emiatt okirat-hamisítással is meggyanúsították a VII. kerületi polgármestert - közölte a Központi Nyomozó Főügyészség vezetője csütörtökön." La suite de l'article en hongrois sur hvg.hu du 1er octobre 2009

19.09.2009

District mayor's assets frozen as investigation into property scam extended

"The assets of Seventh District mayor György Hunvald have been frozen, the Central Investigative Prosecutor's Office announced.

The Office has extended until February its investigation into property scams in the district, which has roped in 21 suspects, including Hunvald.

The mayor was detained in February and is suspected of dereliction of duty, abuse of office and bribery." La suite de l'article sur politics.hu

30.07.2009

Le maire du Quartier juif soupçonné de corruption - Vesztegetéssel is gyanúsítják már Hunvald Györgyöt

Les autorités judiciaires hongroises soupçonnent, György Hunvald, le maire socialiste d'Erzsébetváros, en détention préventive depuis février 2009, de manquement et corruption régulière et continue. Il était jusqu'à présent soupçonné en tant que participant à du délit organisé et de l'assistance à fraude et abus de pouvoir. L'article fait état également de l'achat d'une villa de luxe à Keszthely d'une valeur de plusieurs centaines de millions de forint par le maire du VIIème arrondissement (Erzsébetváros).

"Kötelességszegéssel, üzletszerűen és folytatólagosan elkövetett vesztegetéssel is gyanúsítja már a Központi Nyomozó Főügyészség Hunvald Györgyöt, Erzsébetváros február óta előzetes letartóztatásban lévő szocialista polgármesterét, akit eddig bűnszervezet tagjaként elkövetett csalás bűnsegédletével és hivatali visszaéléssel gyanúsítottak - értesült a Magyar Hírlap." La suite de l'article en hongrois sur hvg.hu du 29 juillet 2009

Si vous passez par Budapest cet été, faites un tour dans le quartier juif, pas seulement près de la grande synagogue, mais dans tout le quartier et vous pourrez constater objectivement les résultats de la corruption de ces hommes politiques et investisseurs véreux, corruption couverte par toutes les autorités de l'Etat en charge du Patrimoine (Office de protection du patrimoine culturel - KÖH - et Ministère de la culture).

02.07.2009

L'UNESCO dédouane les autorités hongroises, les destructions du patrimoine peuvent se poursuivre

"Tokay et l'avenue Andrássy ne sont pas menacés

Le Comité du patrimoine de l'UNESCO a accepté les déclarations de la partie hongroise, lors de sa session qui s'est clôturée mardi à Séville, ainsi ni la région de Tokay, ni l'avenue Andrássy n'ont été inscrits sur la liste du patrimoine en péril."

Tokaj és az Andrássy út nem veszélyeztetett

Elfogadta a magyar fél jelentéseit kedden este zárult sevillai ülésszakán az UNESCO Világörökség Bizottsága (VÖB), így sem Tokaj, sem az Andrássy út nem került a veszélyeztetett világörökségi listára.

La suite de l'article en hongrois sur index.hu

Plus que le rapport remis par les autorités hongroises à l'UNESCO qui était inepte et ne donnait aucune garantie, il est vraisemblable que les manoeuvres politiciennes en coulisse aient réussi à calmer le jeu au Comité du patrimoine de l'UNESCO. Triste session du Comité du patrimoine de l'UNESCO, mais surtout triste pour le patrimoine architectural hongrois. Corruption, gangstérisme, bêtise, lâcheté, manoeuvres politiques sont les ingrédients qui participent au développement de la pitoyable image des rues du Quartier juif de Budapest.

26.04.2009

György Hunvald renonce à son mandat au Conseil de Budapest-capitale - Hunvald György lemondott mandátumáról

Le maire du VIIème arrondissement de Budapest (Erzsébetváros), György Hunvald, actuellement en détention préventive et qui disposait d'un mandat de conseiller à l'assemblée de Budapest-capitale a renoncé à ce mandat, ainsi la coalition MSZP-SZDSZ sera de nouveau majoritaire et pourra accepter le budget de la capitale...
Sur le même sujet voir aussi l'article sur le Blog des Mardis hongrois
Le MSZP de la capitale essayait depuis longtemps de convaincre Hunvald à la démission, et cette demande même ne lui est parvenue que difficilement. Notre journal a écrit hier à ce sujet qu'il était vraisemblable que le prix de cette démission [décidément Hunvald continue de vendre le quartier juif, il cherche à assurer ses revenus futurs NDT] soit la garantie que la capitale ne rendra pas les règles d'urbanisme relatives au quartier juif plus sévères à l'avenir que celles d'aujourd'hui. (Ces règles plus sévères ont été proposées ensemble par Miklós Hagyó et Imre Ikvai-Szabó, vice-maires de la capitale, Hunvald s'y est opposé, finalement le MSZP et le FIDESZ ensemble ont fait obstacle à des règles plus sévères). Extrait d'un article paru dans Népszabadság du 25 avril 2009

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"Lemondott mandátumáról Hunvald György, a jelenleg előzetesben lévő erzsébetvárosi polgármester, így a fővárosi közgyűlésben újból többségbe kerülő MSZP-SZDSZ koalíció elfogadhatja Budapest költségvetését...
A fővárosi MSZP hosszú ideje próbálta lemondásra bírni Hunvaldot, még az ebbéli kérésük eljuttatása is csak nehezen sikerült. Lapunk tegnap írt arról, hogy a lemondás ára vélhetően az lehet, hogy Erzsébetváros belső részére, a zsidónegyedre a jövőben se vezessen be a főváros a jelenleginél szigorúbb építési előírásokat. (Ezt tavaly Hagyó Miklós és Ikvai-Szabó Imre főpolgármester-helyettesek közösen javasolták, Hunvald pedig ellenezte, végül az MSZP és a Fidesz a szigorúbb védelmet közösen akadályozta meg.)" Extrait d'un article paru dans Népszabadság du 25 avril 2009

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Voir aussi l'article paru dans Népszabadság du 24 avril 2009
L'article titre ainsi :
"Hunvald l'a reconnu
Le maire d'Erzsébetváros est soupçonné aussi d'achat de vote - Quel est le prix de sa démission ?"

"Hunvald beismerte
Szavazatvásárlással is gyanúsítják az erzsébetvárosi polgármestert - Mi az ára a lemondásnak?"
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Nous sommes décidément soumis aux lois du marché. Tout s'achète tout se vend. J'achète des votes, je vends mon quartier juif, j'achète untel en offrant à sa maîtresse ou à un membre de sa famille un emploi surpayé assorti d'un beau logement municipal à faible coût, j'achète, je vends et pendant la détention, les affaires se poursuivent...
...et le combat continue pour sauver un patrimoine mondial remarquable
http://www.petitiononline.com/budapest/petition.html

25.04.2009

Le maire du VIIème arrondissement de Budapest a reconnu des manoeuvres déloyales et les faux en écritures

Hunvald elismerte a hűtlen kezelést és az okirathamisítást

Megalapozott a gyanúja annak, hogy Hunvald György, Erzsébetváros jelenleg is előzetes letartóztatásban lévő polgármestere hivatali vesztegetést, hűtlen kezelést, valamint magánokirat-hamisítást is elkövetett; erről a Központi Nyomozó Főügyészség tájékoztatta közleményben csütörtökön az MTI-t. Hunvald kettőt ezek közül elismert.

L'article complet sur hvg.hu du 24 avril 2009

14.04.2009

Diagnostic des valeurs patrimoniales d'Erzsébetváros : HVG.HU a gagné un procès

Pourquoi le président de l'Office de protection du patrimoine culturel cache-t-il des documents d'intérêt général ? Un diagnostic des valeurs patrimoniales du Quartier juif de Budapest avait été réalisé en février 2008 après la visite de l'expert de l'ICOMOS-UNESCO en novembre 2007.
Malgré plusieurs demandes formulées par l'association Óvás! (association de défense du quartier juif) le président du KÖH a toujours refusé de donner connaissance du résultat de ce diagnostic. Pourquoi ? Pourquoi ?

Rappelons qu'il y a quelques semaines le maire du VIIème arrondissement a été mis en détention préventive sous présomption de corruption et d'abus de biens sociaux. Sa politique immobilière et foncière plus que douteuse, menée sous le regard bienveillant du soi-disant "Office de protection du patrimoine" (KÖH) a permis la destruction depuis des années d'une partie non négligeable des immeubles d'un des quartiers les plus remarquables sur le plan architectural, urbanistique et culturel de Budapest.
L'article ci-dessous paru dans hvg.hu décrit l'un des derniers épisodes du combat incessant que doivent mener les associations et la presse pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être...

"Le journaliste de hvg.hu a gagné en première instance, son procès contre l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH), à qui il demandait la communication de l'étude de diagnostic des valeurs patrimoniales d'Erzsébetváros-centre (Quartier juif de Budapest)

L'année dernière en décembre, hvg.hu a demandé à l'Office d'envoyer le diagnostic des valeurs patrimoniales du quartier juif de Budapest achevé le 21 février 2008. Le travail avait été réalisé par une équipe de 12 chercheurs de l'Institut Scientifique des Monuments historiques de l'Office (KÖH) dans Erzsébetváros-centre. Le diagnostic des valeurs patrimoniales a servi de base de coopération à Budapest-capitale et à la municiplalité du VIIème arrondissement pour l'élaboration du projet de règlement de réhabilitation d'Erzsébetváros-centre approuvé le 19 septembre dernier par les élus du VIIème arrondissement.

La Société pour les Droits de la Liberté (TASZ) a accepté d'assurer la défense de notre journaliste dans le procès. L'avocat Levente Baltay, s'appuyant sur la loi de protection des données personnelles et de publication des données d'intérêt général a demandé au tribunal d'obliger l'Office à publier les données d'intérêt général. L'élaboration du diagnostic patrimonial faisant partie des activités relevant de la sphère de compétence de l'Office, ainsi les données demandées peuvent être qualifiées d'intérêt général, a considéré Baltay.

Face à cela, le conseiller juridique du KÖH a argumenté - de la même façon que l'attaché de presse l'avait fait précédemment en réponse à la demande de hvg.hu -, qu'il s'agit d'une documentation interne, qui pourra aider les arbitrages futurs de l'Office, "en plus c'est du matériel scientifique". L'avocat de TASZ s'est aussi référé à un procès précédent contre le Ministère de la Santé ou l'organisme de défense des droits avait gagné le procès. Le procès portait alors sur le secret gardé à propos de l'examen des matériaux professionnels d'arrière-plan sur les effets de drogues , dont le ministère niait l'utilité de les publier comme données d'intérêt général. A titre d'exemple il a également évoqué l'affaire relative à la demande d'autorisation de déresponsabilisation de la centrale nucléaire PAKSI.

Dans l'affaire, en première instance, le Tribunal de Budapest n'a pas accepté les arguments de l'Office et a demandé au KÖH que dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement, il remette à notre journal le diagnostic patrimonial demandé. Nous avons aussi pris contact avec le KÖH pour savoir s'ils feraient appel du jugement, ou si dans le délai de 15 jours après notification, ils nous feraient parvenir le matériau en question, mais jusqu'à présent nous n'avons pas reçu de réponse à notre question de la part de l'Office."

Traduction de l'article ci-dessous paru dans hvg.hu du 7 avril 2009

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Erzsébetvárosi értékvizsgálat: pert nyert a hvg.hu Első fokon pert nyert a hvg.hu újságírója a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal (KÖH) ellen, amelytől a belső-erzsébetvárosi műemléki értékvizsgálat anyagát kérte.

Tavaly decemberben kérte a hvg.hu a hivataltól, hogy a budapesti zsidónegyed 2008. február 21-ére elkészült, telkenkénti műemléki értékvizsgálatát küldje el a szerkesztőségnek. A munkát a KÖH Műemléki Tudományos Intézetének 12 tagú kutatócsoportja végezte el a Belső-Erzsébetvárosban. Az értékvizsgálat alapul szolgált a főváros és a VII. kerületi önkormányzat együttműködésében készített, Belső-Erzsébetvárosra vonatkozó rehabilitációs szabályozási tervnek, amelyet tavaly szeptember 19-én fogadott el a VII. kerületi képviselőtestület.

A Társaság a Szabadságjogokért (TASZ) vállalta újságírónk képviseletét a perben. Baltay Levente ügyvéd a személyes adatok védelméről és a közérdekű adatok nyilvánosságáról szóló törvényre hivatkozva kérte a bíróságot, hogy kötelezze a hivatalt a közérdekű adat kiadására. Az értékvizsgálat elkészítése a hivatal feladatkörébe tartozó tevékenység, így a kért adatok közérdekű adatnak minősülnek – vélekedett Baltay.

A KÖH jogtanácsosa ezzel szemben azzal érvelt – ahogyan a hivatal sajtósa is a hvg.hu korábbi megkeresésére –, hogy ez egy belső dokumentáció, amely majd a hivatal jövőbeni döntéseit segítheti, „ráadásul tudományos anyag”. A TASZ jogásza egy korábbi, az Egészségügyi Minisztérium elleni perre is hivatkozott, amikor a jogvédő szervezet pert nyert. Akkor drogok hatásait vizsgáló szakmai háttéranyagok eltitkolása miatt pereltek , mivel a minisztérium megtagadta azoknak közérdekű adatként való kiadását. Példaként említette a Paksi Atomerőmű kárelhárítási engedélykérelmével kapcsolatos ügyet is.

Az ügyben első fokon eljáró Fővárosi Bíróság nem fogadta el a hivatal érvelését, és arra szólította fel a KÖH-öt, hogy az ítélet kézhez vételétől számítva 15 napon belül adja ki a lapunk által kért vizsgálati eredményeket. Megkerestük a KÖH-öt is, azután érdeklődve, hogy fellebbeznek-e az ítélet ellen, vagy annak kézhez vételétől számított 15 napon belül eljuttatják-e részünkre a kérdéses anyagot, de eddig nem kaptunk a kérdésre vonatkozó választ a hivataltól.

Paru dans hvg.hu du 7 avril 2009

23.03.2009

Lettre ouverte au Directeur du centre du patrimoine mondial de l'UNESCO

 Budapest, le 16 mars 2009

A Monsieur Francesco BANDARIN

Directeur du Centre du Patrimoine mondial

Centre du Patrimoine mondial de L’UNESCO

7, place de Fontenoy

75352 Paris 07SP

  

Monsieur le Directeur,

En vous remerciant d'avoir, dans l'intérêt de la défense du vieux quartier juif de Budapest, envoyé une mission en novembre 2007 et en regard de l'attention particulière du « Rapport sur l'état de sauvegarde » officiel de l'Etat hongrois de février 2009, nous souhaiterions à notre tour vous rendre compte au nom de l'association ÓVÁS! de la situation du quartier.

Malheureusement nous constatons que malgré le rapport de mission de l'UNESCO-ICOMOS publié en mars 2008 et l'avertissement du Comité du patrimoine de l'UNESCO à Québec en juin 2008, aucun changement significatif ne s'est produit dans le sort du quartier juif de Budapest, les démolitions continuent.

Parmi les démarches que vous avez demandées, seules ont été réalisées la recherche des vestiges encore trouvables du mur de l’ancien ghetto et sa documentation.

A notre connaissance, aucune discussion n'a été menée avec les investisseurs, concernant les permis de démolir délivrés jusqu'à maintenant, mais non encore suivi d'effet, donc encore modifiables. L'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) ne considère pas qu’il est de son devoir de contrôler ces autorisations ou de modifier les autorisations concernant les affaires en cours. Par exemple, ces jours-ci, la démolition de deux anciens immeubles construits avant 1945 est en cours sur la base d'autorisations délivrées plus tôt, ainsi que celle d’un autre pour lequel le permis de démolir des parties intérieures a été délivré il y a moins de six mois. A côté de cela, le KÖH a autorisé à présent la démolition d'un autre bâtiment dans une rue derrière l'avenue Andrássy, dans une zone protégée.

La densité et le coefficient d'occupation des sols n'ont pas été réduits.

La protection des immeubles non-classés n'a pas été résolu, aucun pas en faveur de leur sauvegarde n'a été réalisé.

L'élaboration d'un système d'incitation financière tendant à la rénovation et la remise en état, tarde.

D’après le « Rapport sur l'état de sauvegarde », la loi sur le Patrimoine mondial, le Plan de gestion, ainsi que l'élaboration d’un système financier, ne seront pas mis en place avant 2010.

Le fait le plus grave, c'est que – contre toute promesse et toute attente –, le plan d’urbanisme le plus récent concernant le territoire du vieux quartier juif, préparé depuis deux ans et approuvé le 19 septembre 2008, n'est en rien meilleur que les plans précédents sérieusement critiqués au niveau international et national, car il ne diffère quasiment pas des précédents ( le projet a été préparé et approuvé par la municipalité du VIIème arrondissement, car en Hongrie, ce n'est pas la capitale mais l'arrondissement qui détient la compétence en matière d'élaboration du plan d'urbanisme et de son approbation). Ce plan d’urbanisme était appelé à remplacer les plans précédents qui ont permis entre autres de créer la situation que le rapport de mission a qualifiée d'inacceptable.

Le plan d'urbanisme approuvé est resté redevable des attentes formulées par l'UNESCO et l'ICOMOS : l'arrêt complet des démolitions, la règlementation de la construction des bâtiments neufs favorisant une architecture respectant l'unité architecturale du quartier protégé, et en même temps moderne et de qualité. Ceci en relation étroite avec les densités de construction, la protection des cours intérieures, des jardins, des arbres, et tout ce que l’on serait en droit d’attendre dans le cas d'un quartier historique unique, protégé même au plan international. Le plan d'urbanisme approuvé permet la poursuite sans obstacle de la démolition des vieux bâtiments historiques (parfois, désormais, en conservant le décor caractéristique de la façade), en conséquence de quoi, la relocalisation des habitants, la construction de grands ensembles neufs de 2 à 3 fois plus denses, l’implantation de bâtiments dans les jardins, les vastes cours, les espaces verts existants, l'accroissement des accès béants des garages souterrains dégradant l'ambiance de la rue mais aussi la vie commerciale, etc.

  • Ne sont pas protégés les immeubles non-classés construits avant 1945, la protection de la zone ne s'applique pas. En l'absence d'une protection concrète, sur la base des lois hongroises, ces maisons peuvent êtres démolies n'importe quand. La pratique la plus récente consiste en la conservation de la façade de l'immeuble + 6 mètres derrière laquelle est construit l’immeuble de sept étages autorisé par la règlementation. Même dans de nombreux cas d’immeubles classés, de telles autorisations ont été accordées par l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) (dans le cas des immeubles classés, c'est lui qui accorde les permissions, dans le cas des immeubles non-classés c'est l'arrondissement) en se référant à la règlementation en vigueur. C’est à peine s'il reste des paysages de rue qui ne soient défigurés par des constructions neuves.

  • En février 2008, une étude sur l’évaluation des classements existants et des propositions de classement par immeuble a été réalisée, mais elle n'a pas été prise en compte dans le règlement d'urbanisme, car le président de l'Office de protection du patrimoine culturel a jusqu’à ce jour toujours refusé de la rendre publique.

  • La surface constructible ou du moins le coefficient d'occupation des sols et le taux de constructibilité n'ont pas changé dans le nouveau règlement d'urbanisme. Le coefficient d'occupation des sols qui est typiquement compris entre 2 et 3 dans les ilôts d'immeubles de la zone protégée, pourra à l'avenir atteindre 4,5 à 6. Il est donc toujours possible de multiplier la densité protégée traditionnelle par 2 ou 3.

  • Dans le règlement, ni les jardins, ni les cours, ni les arbres ne sont protégés, ainsi tout espace vert est constructible, avec bâtiment et garage souterrain.

  • Bien que la limite du ghetto et les restes du mur aient été documentés, la règlementation ne fait pas référence à sa protection.

  • Dans le plan on n'a introduit aucune règlementation concernant la qualité des nouveaux bâtiments ou leur aspect architectural.

En premier lieu, sont en danger les immeubles vendus par l'arrondissement à des investisseurs. Parmi les maisons vendues ainsi – dans la zone protégée, sur la partie VIIème arrondissement- jusqu'ici 9 ont été démolies (sur la partie qui leur est rattachée 9 autres). Parmi elles 4 ont été démolies de telle sorte qu'on a conservé la façade plus une épaisseur de 6 mètres. Parmi les autres immeubles vendus aux investisseurs, une grande partie a été vidée de ses habitants, ils attendent, vides, et se dégradent (7 bâtiments dans la zone protégée et 8 bâtiments dans la zone qui lui est rattachée). Le sort sera le même pour les immeubles vendus aux autres investisseurs et le même pour leurs habitants (6 bâtiments). Au moment de la vente, le contrat n'est pas la réhabilitation authentique et le maintien des habitants, mais la démolition du bâtiment ou son „développement”, lié avec l'expulsion obligatoire des habitants dans un délai de trois ans. A la place des maisons démolies et à l'emplacement des terrains vides, les immeubles construits ou les bâtiments d'habitation dits „développés” (ce terme est en général synonyme de démolition complète des ailes intérieures et construction à leur place de bâtiments de sept étages), contiennent des appartements réalisés à des fins spéculatives, et dont la plupart ne sont pas habités. Si cela se poursuit ainsi, ce n'est pas seulement le caractère historique du quartier qui se désagrège de manière irréversible, mais l'un des quartiers commerçants les plus vivants de Budapest peut devenir un quartier de rues mortes avec des maisons mortes.

Dans la zone protégée par l'UNESCO, sur la base du plan d'urbanisme approuvé et des autorisations préalablement accordées (les terrains déjà nus + les démolitions + les développements considérés dans leur ensemble), des constructions nouvelles peuvent démarrer sur environ 40 parcelles dans les mêmes conditions que précédemment (puisque les conditions sont restées les mêmes dans le nouveau plan d’urbanisme) ; le même sort attend environ 20 autres parcelles situées dans des rues en limite de la zone protégée.

Le maire de Budapest-capitale n'a pas donné son accord à ce projet, de nombreuses associations ont aussi pris position contre ce projet – parmi elles l'association ÓVÁS!, qui a rédigé ses objections en 60 points. Malgré tout cela l'arrondissement a approuvé le projet.

Jusqu'à ce jour il n'y a pas de loi sur le Patrimoine. Celle-ci, selon l'Etat hongrois, n'est envisageable au plus tôt qu'en 2010.

Jusque là tout peut se poursuivre sans gêne.

Le Plan de gestion concernant les territoires du Patrimoine mondial de Budapest qui en réalité a été élaboré en 2005, au lieu d'avoir été valorisé sous forme de règle de droit, traine dans un tiroir. Toutefois, ce document ne contenait pas la mise en place d'un Organisme de Gestion, mais il comportait de sérieuses exigences de protection. L'année dernière, ce projet de Plan de gestion, jamais promulgué, a été complété d'une partie concernant l'Organisme de Gestion, en conservant, sans changement, les Exigences de Protection. Le contenu a été bouclé en juillet 2008, mais lui aussi traîne dans un tiroir, car depuis ce temps aucune négociation n'a commencé à son sujet (selon le rapport sa validation peut être également attendue pour 2010). Si les Exigences de Protection qui y figuraient avaient été érigées en loi ou en règlement, beaucoup de mauvaises autorisations n’auraient pas pu être délivrées.

Il n’est pas encore pas trop tard. L'insertion de cette version de 2005 dans le droit jusqu'à 2010 signifierait aussi une protection sérieuse, car sur le plan juridique elle serait hiérarchiquement supérieure au règlement d'urbanisme.

Jusque là, en l'absence de ce qui vient d'être évoqué, tout peut continuer sans changement!

Nous voyons encore une possibilité d'arrêter les évènements négatifs et de faire les premiers pas allant dans le sens de vos propositions de réhabilitation. Budapest-capitale peut décréter un moratoire de trois ans au maximum, pendant ce temps tout ce que vous avez proposé peut être préparé. En vérité, un tel vote a eu lieu en mai 2008 en faveur de la protection du vieux quartier juif de Budapest, mais la proposition des dirigeants de la capitale a été rejetée par la majorité de l'assemblée. En raison de la particularité du système municipal hongrois, outre que les arrondissements ont des droits supérieurs à ceux de la capitale elle-même, nombre des membres de l'assemblée de la capitale sont des maires d'arrondissement ou leurs représentants. Parmi eux il y a (avait) aussi le maire du VIIème arrondissement, qui a réussi à obtenir qu'une majorité significative de l'assemblée de la capitale vote contre la proposition des dirigeants de la capitale. Entretemps le maire du VIIème arrondissement a été placé en détention préventive ensemble avec plusieurs de ses associés, soupçonnés de corruption à grande échelle, pour la vente, précisément sur le territoire concerné, d'appartements, propriétés de l'arrondissement en dessous de leur valeur. En présentant de nouveau la proposition la décision de l'assemblée de la capitale pourrait peut être changer.

Dans cette situation critique, l'association ÓVÁS! a décidé de préparer un projet alternatif pour le territoire du quartier juif. Le soutien matériel de la Fondation Soros rend ceci possible. Nous ne pouvons pas proposer un règlement d'urbanisme, mais nous pouvons préparer un projet alternatif d'aménagement du secteur, où nous pourrions montrer, cette fois-ci pas seulement avec des mots, mais aussi visuellement, à quoi nous pensons lorsque nous parlons d’une réhabilitation du quartier qui préserverait ses valeurs et permettrait simultanément son épanouissement et sa rénovation. Pour que nos conceptions soient compréhensibles par tous, nous les présenterons avec des projets visuels et une maquette. Le projet verra le jour grâce à la coopération intensive d'architectes, d’architectes-paysagistes, d'urbanistes, d'experts en circulation. Le projet inclura aussi – en collaboration avec un sociologue et un économiste – une étude de faisabilité économique tenant compte des conditions et des règles économiques en vigueur actuellement, et une analyse de l’impact social des propositions.

En présentant un projet alternatif nous pensons avoir une meilleure chance d'obtenir à l'avenir le même niveau de protection internationale et nationale et les changements répondant aux attentes de l'UNESCO.

Cependant ce projet ne peut atteindre son objectif qu’à condition de recevoir une publicité suffisante.

Cette année en avril/mai nous avons la possibilité de réaliser une exposition pour montrer notre projet pour le quartier. A côté de nos propres conceptions nous montrerons le projet pour le quartier juif qui a remporté le prix du concours EUROPAN 2005, celui réalisé en 2008 par les étudiants en architecture en Hongrie, de même que les travaux de diplôme préparés en 2009 pour le présent quartier par la faculté d'architecture de Karlsruhe en Allemagne.

Malgré tout cela, nous voyons que sans votre soutien nous ne serons pas entendus.

A cette occasion, nous vous demandons de continuer à suivre avec attention ce qui se passe dans l’ancien quartier juif de Budapest.

Nous vous demandons qu'au-delà de ce que vous avez suggéré jusqu'à présent, vous exerciez une pression sur l'Etat hongrois et sur la capitale afin que la version de 2005 du Plan de Gestion concernant les territoires du patrimoine mondial de Budapest, prenne immédiatement effet comme règle de droit, car nous voyons que toutes les dispositions positives et leur acceptation, qui selon le rapport sont en projet ou en cours – parmi elles la modification du Plan de Gestion et son élargissement – prendront encore des années.

Cependant le plus efficace sera la suspension du projet approuvé en 2008 et l'octroi du temps nécessaire à l'élaboration des règles de droit favorisant la réhabilitation, autrement dit un moratoire immédiat, si cela se conjuguait avec la révision de toutes les autorisations accordées jusqu'à présent.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de mes salutations les plus respectueuses

 

Le Président de l'association ÓVÁS!

István Jávor

21.03.2009

Appel pour l'ancien quartier juif toujours en péril

Depuis des années des décisions inadmissibles et contre la collectivité naissent dans les arrondissements d'Erzsébetváros (VIIème arrt) et de Terézváros (VIème arrt), dont les conséquences sont que l'un des quartiers les plus précieux de Budapest est proche de l'anéantissement. Actuellement les démolitions et constructions se poursuivent comme s'il n'y avait pas eu de mise en garde sérieuse de l'UNESCO, comme s'il n'y avait pas d'enquête du parquet concernant l'aliénation des appartements. Maintenant que, peut-être enfin, les réponses juridiques convenables sont en train de se former pour l'arrêt des malheureux processus qui se sont développés ici, nous lançons un appel aux autorités compétentes, pour qu'elles ne tardent pas à prendre les mesures pratiques pour stopper la poursuite de la destruction. Pour cela, à côté des mesures à plus long terme soutenant une véritable réhabilitation, nous estimons utile de prendre immédiatement les mesures suivantes:

  • Que le secrétaire général de la mairie du VIIème suspende immédiatement toute démolition, les démolitions partielles et les transformations significatives aussi! Qu'il fasse cesser l'application des règlements contraires à la loi – toutes les situations en vigueur ou même déjà hors vigueur. Qu'il mette hors vigueur le soi-disant « règlement de réhabilitation » approuvé en septembre 2008 concernant Erzsébetváros-centre, qui lui aussi a été considéré comme contraire à la loi par le Bureau de l'Administration centrale.

  • Tant que le règlement d'urbanisme légal satisfaisant les attentes de l'UNESCO et les exigences de protection du Plan de Gestion concernant les territoires du Patrimoine mondial de Budapest ne sera pas réalisé, ni le VIème, ni le VIIème arrondissement, ni éventuellement d'autres arrondissements désignés pour intervenir dans les procédures de construction des VIème et VIIème, ni l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) ne doivent donner de permission de construire ou de démolir et les autorisations forcloses ne seront pas prorogées. L'interdiction de donner des permissions portera aussi sur la construction des garages souterrains sous la voie publique, sur la coupe des rangées d'arbres et des arbres, et la rénovation de l'espace public!

  • Dans le cas des territoires du Patrimoine mondial, sur la base de la suggestion insistante de l'UNESCO, que l'Office de protection du patrimoine culturel représentant l'Etat hongrois entreprenne immédiatement des négociations avec les investisseurs dans l'intérêt de la transformation des permis de démolir/construire déjà accordés mais non encore exécutés!

  • Nous demandons aux dirigeants de Budapest-capitale de soumettre à nouveau la proposition de moratoire présentée par eux en mai 2008, mise en échec avec le soutien de György Hunvald, maire du VIIème arrondissement – dans le but de faire cesser la situation illégale actuelle et qu'ils réglementent l'obligation pour l'arrondissement de respecter un moratoire.

  • Nous appelons le président de l'Office de protection du patrimoine culturel (KÖH) à rendre public comme donnée d'intérêt public, le résultat de l'inventaire des valeurs patrimoniales réalisé en février 2008 pour rassurer l'UNESCO avec l'argent des contribuables dans le but affiché que cela serve de fondement au projet de règlement d'urbanisme, et qu'il traite néanmoins jusqu'à ce jour comme des données secrètes occasionnant ainsi des dommages incommensurables.

Budapest 19 mars 2009

Nagydiófa Egyesület   Védegylet    Levegő Munkacsoport   Civil Egyesület a Terézvárosért

Nagymező utcaiak    Hunyadi tér- Kincsünk a piac                          

ÓVÁS!  Egyesület    Élőlánc a Városért Egyesület   Ifjú Humanisták  Szindikátus Egyesület

18.03.2009

Appel pour l'ancien quartier juif toujours en péril

FELHÍVÁS

a továbbra is veszélyben lévő régi pesti zsidónegyedért!

Erzsébetvárosban és Terézvárosban évek óta megengedhetetlen, közösségellenes döntések születnek, amelyek következtében Budapest egyik legértékesebb negyede közel áll a teljes pusztuláshoz. Jelenleg a bontások és építések ugyanúgy folytatódnak, mintha nem is lett volna szigorú UNESCO figyelmeztetés, az ingatlan elidegenítések kapcsán nem is lenne ügyészségi vizsgálat. Most, hogy talán végre megfelelő jogi válaszok formálódnak az itt kialakult áldatlan folyamatok megállítására, felhívással fordulunk az illetékes hatóságokhoz, hogy ne késlekedjenek gyakorlati lépésekkel is megakadályozni a további pusztulást. Ehhez a valódi rehabilitációt megalapozó hosszabb távú intézkedések mellett a következő azonnali lépéseket tartjuk szükségesnek:

- A VII. kerület jegyzője azonnal függesszen fel minden bontást, a részleges bontást és a jelentős átalakításokat is! Szüntesse meg a törvénysértő rendeletek alkalmazását - mind a hatályos, mind a már hatályon kívül helyezetteket! Helyezze hatályon kívül a 2008. szeptemberében elfogadott, Belső-Erzsébetvárosra vonatkozó ún. „rehabilitációs szabályozási tervet”, melynél a Közigazgatási Hivatal szintén törvénysértést állapított meg!

- Addig, amíg az UNESCO elvárásait  és a budapesti világörökségi területekre vonatkozó Kezelési Terv megőrzési követelményeit teljesítő törvényes építési szabályozási tervek nem készülnek el, se a VI., se a VII. kerület, se a VI.-VII. Kerület építés-eljárási ügyeiben esetenként kijelölt más kerület, se a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal (KÖH) ne adjon ki bontási vagy építési engedélyt, a lejárt engedélyeket ne hosszabbítsák meg! Az engedélyezési tilalom a közterület alatti mélygarázs építésre, fasorok, fák kivágására, közterület felújításra is vonatkozzon!

- A világörökségi területek esetében a magyar államot képviselő Kulturális Örökségvédelmi Hivatal, az UNESCO nyomatékos javaslata alapján, azonnal kezdjen tárgyalásokat a befektetőkkel a már kiadott, de még meg nem valósult bontási/építésiengedélyek megváltoztatása érdekében!

- Kérjük a főváros vezetését, hogy az általuk 2008. májusában kezdeményezett, de Hunvald György, VII. kerületi polgármester közreműködésével meghiúsított moratóriumra vonatkozó előterjesztésüket – a jelenleg fennálló törvénysértő állapot megszüntetése érdekében – újra terjesszék elő, és rendeletben kötelezzék a kerületet a moratórium betartására!

- Felkérjük a KÖH elnökét, hogy a 2008. februárjában elkészült műemléki értékleltár anyagát, melyet az UNESCO megnyugtatására az adófizetők pénzén azzal a meghirdetett céllal készíttetett el, hogy a szabályozási terv alapjául szolgáljon, mégis mérhetetlen károkat okozva a mai napig titkos anyagként kezel - mint közérdekű adatot  hozza nyilvánosságra!

Budapest, 2009. március 19.

Nagydiófa Egyesület   Védegylet    Levegő Munkacsoport   Civil Egyesület a Terézvárosért

Nagymező utcaiak    Hunyadi tér- Kincsünk a piac                          

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