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05/04/2011

Festival des immeubles de 100 ans à Budapest

"Vieux comme Mathusalem

Les bâtiments centenaires et leurs habitants racontent leur histoire dans le cadre d’une nouvelle initiative.

Le 9 avril est le 100ème jour de l’année. C’est pour cela que le Centre de l’Architecture Contemporaine (KÉK) et l’institut Open Society Archives (OSA) ont choisi cette date pour fêter l’anniversaire des immeubles contruits il y a exactement cent ans. Les deux organisations ont contacté les habitants de ces bâtiments centenaires, les ont encouragé à ouvrir leurs portes et à présenter leur lieu de vie au grand public. Finalement ce sont près de 30 immeubles qui seront ainsi présentés aux amateurs d’architecture et d’histoire." La suite sur le Journal francophone de Budapest
Carte des maisons et programme détaillé en anglais sur le site: http://www.budapest100.hu/en

09/03/2008

Mission et rapport - le titre de patrimoine mondial demeure, mais...

Mission et rapport - le titre de patrimoine mondial demeure, mais..., c'est le titre d'un article paru sur Epitészforum un site professionnel des architectes et urbanistes hongrois.

Cet article qui par ailleurs donne un compte-rendu assez fidèle de la conférence de presse tenue le 5 mars par Tamás Mezős, le président du KÖH, Tamás Fejérdy, dirigeant d'ICOMOS Hongrie et Imre Ikvai-Szabó, vice-maire de Budapest et György Hunváld, maire du VIIème arrondissement, met en exergue à quel point le maire du VIIème est sans aucun scrupule. Mais cela on le savait déjà...

Mission et rapport - le titre de patrimoine mondial demeure, mais...
Misszió és jelentés – marad a világörökségi cím, de...

L'article souligne en gras la position du maire du VIIème

Seul György Hunvald s'est exprimé comme s'il ne prenait pas au sérieux le travail de l'expert. Il a déclaré tout d'abord que le rapport ne contenait pas de "choses nouvelles". La municipalité a déjà comencé à mettre en oeuvre depuis un an et demi ce qui y est recommandé et d'ici le 31 mai 2008 elle acceptera le nouveau plan d'urbanisme. La municipalité est également sur le point de vue qu'il faut créer les conditions économiques propices à la réhabilitation, et la collaboration entre l'arrondissement, la capitale et le KÖH n'est pas suffisant car l'autre jambe est au Parlement. Du moins, 3-5-6 ans seraient suffisants pour la remise en état, s'il y avait les lois règlementaires et en premier lieu les conditions économiques adéquates. Il n'a retiré qu'un point positif, c'est que le rapport n'a pas fait ressortir le fait que le titre de Patrimoine mondial serait en danger.

Egyedül Hunvald György nyilatkozott úgy, mint aki nem veszi komolyan a szakértő munkáját. Legelőször is kijelentette, hogy a jelentés „új dolgot nem tartalmaz". Az önkormányzat már másfél évvel ezelőtt elkezdte megvalósítani azt, amit abban javasolnak, és 2008. május 31-ig majd elfogadják az új szabályozási tervet. Az önkormányzat is azon az állásponton van, hogy gazdaságilag a rehabilitációra alkalmas körülményeket kell teremteni, és nem elég a kerület, a főváros és a KÖH együttműködése, mert „a másik láb a magyar parlamentben van". Vagyis akár 3-5-6 év elegendő lenne a rendehozatalra, ha meg lennének a törvényi szabályozások, legelsősorban a megfelelő gazdasági feltételek. Egyetlen pozitívumként emelte ki, hogy a jelentés nem fogalmazza meg, miszerint veszélyben lenne a világörökségi cím.

http://epiteszforum.hu/node/8682

29/02/2008

Halte à la destruction du quartier juif de Budapest !

Halte à la destruction du quartier juif de Budapest !, par Jean-Pierre Frommer

Article paru dans "Le Monde",le 23/01/08

    
Nous suivons depuis maintenant quelques années, avec beaucoup de tristesse, de stupéfaction et parfois de colère, ce qui se passe dans le quartier juif de Budapest. Ce que la guerre, le nazisme et le stalinisme n'ont pas réussi à détruire est en train de disparaître sous nos yeux. Il s'agit de pans entiers de l'architecture et de l'urbanisme du XIXe siècle et du début du XXe qui partent en poussière. Selon l'association hongroise Óvás !, à ce jour, 40 % des édifices du XIXe siècle, de style néoclassique et Art nouveau, ont été rasés ou transformés en constructions qui nuisent au caractère du quartier. C'est tout un tissu urbain, architectural, historique, social, culturel, cultuel et humain, ayant valeur de patrimoine mondial, qui est ainsi dénaturé, abattu, perdu à tout jamais. Comment admettre que le dernier vestige du mur du ghetto de Budapest ait été détruit, ses pierres vendues dans une frénésie de démolition spéculative ?

Comment admettre qu'à 20 mètres de la grande synagogue, on démolisse des bâtiments classés pour y bâtir un immeuble de sept étages rivalisant par sa taille et sa dimension avec le monument historique voisin ?

Ma virulence pourrait sembler exagérée mais elle est à la mesure du scandale, et je ne peux comprendre que les Hongrois laissent ainsi disparaître ce qui n'appartient pas seulement à eux, mais à l'humanité entière. Il semble que les décideurs n'en mesurent absolument pas la considérable valeur culturelle et économique. Une partie du quartier juif se trouve d'ailleurs dans la zone de protection du site de l'avenue Andrássy, inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco.

L'argument communément avancé par les décideurs justifiant ces démolitions est un argument économique. N'y aurait-il pas d'argent pour faire les réhabilitations nécessaires ?

En réalité, on sacrifie l'intérêt économique à long terme de la collectivité à des profits à très court terme d'une minorité, sans égard pour les habitants qui sont chassés de leurs logements. L'argument économique mérite d'être réexaminé. D'autant que les investisseurs actuels pourraient gagner de l'argent en réhabilitant ces immeubles de valeur plutôt qu'en les démolissant pour les remplacer par des constructions sans âme.

A L'IMAGE DU MARAIS

Ce quartier recèle un potentiel touristique extraordinaire et pourrait constituer un pôle de développement à l'instar d'autres quartiers du même type. Ce qui a été possible par exemple dans le quartier du Marais à Paris ou dans bien d'autres villes européennes ne le serait-il pas à Budapest ? La loi Malraux a permis de sauver le Marais, quartier riche en histoire et en architecture, notamment par des mesures fiscales. Et pourtant, le Marais était constitué d'immeubles en plus mauvais état et disposait de moins d'atouts quant à la structure des bâtiments que ceux du quartier juif de Budapest. Aujourd'hui, le Marais draine une affluence touristique et commerciale parmi les plus importantes de Paris.

Il faut de l'argent, certes, mais la réhabilitation est un processus à long terme et les dépenses sont ainsi lissées sur plusieurs années. Il faut surtout une volonté politique. La décentralisation de l'urbanisme en Hongrie a donné, semble-t-il, trop de pouvoirs aux maires d'arrondissement. C'est donc à l'Etat hongrois et à Budapest-capitale de mettre les garde-fous qui protègent l'intérêt national et le patrimoine mondial.

Cette volonté politique pourrait se manifester par une réglementation stricte adaptée à la nature de patrimoine mondial du secteur. Il faut instaurer un moratoire sur toute démolition et toute construction neuve dans le secteur concerné, le temps d'établir un plan de réhabilitation urbain soucieux de la préservation et de la mise en valeur du quartier juif. Je ne fais pas seulement appel au sens de la culture des autorités hongroises, mais aussi à une compréhension de leurs intérêts économiques à long terme.

27/02/2008

Les échos de notre action dans la presse internationale

1362248029.jpgVor einem Jahr hat Jean-Pierre Frommer, Mitarbeiter im französischen Umweltministerium und Veranstalter der Les Mardis hongrois de Paris eine europaweite Unterschriftenaktion für die Erhaltung des jüdischen Viertels von Budapest gestartet. Im Interview mit Julia Cserba zeigt er sich überrascht, dass sein "offener Brief in der ungarischen Presse auch antisemitische Reaktionen hervorgerufen hat. Dabei sind die Hausmauern nicht jüdisch, vielleicht waren es nicht mal ihre Architekten, in dem Viertel wohnen viele Leute anderer Konfession. Die Ungarn müssen verstehen, dass dies keine jüdische Angelegenheit ist, sondern eine Angelegenheit Budapests, des ganzen Landes. Hier steht das Schicksal eines gemeinschaftlichen Wertes auf dem Spiel, der in Europa beinahe einmalig ist. Vielleicht trägt auch die Bezeichnung 'jüdisches Viertel' dazu bei, dass jene, die nicht dort leben, glauben, es gehe sie nichts an. Viele mag es sogar stören, und sie würden sich freuen, wenn es spurlos verschwände. Daran dachte ich, als ich erfuhr, dass der letzte Rest der einstigen Ghettomauer abgerissen und ihre Ziegel verkauft wurden. In Berlin hat man an mehreren Stellen die Mauer erhalten, obwohl auch sie an eine nicht gerade ruhmreiche Epoche erinnert."

Extrait de la revue de presse internationale du magazine culturel Perlentaucher.de

repris par signandsight.com en langue anglaise

One year ago, Jean-Pierre Frommer, an employee of the French ministry of the environment and the organiser of Les Mardi hongrois de Paris launched a European campaign to collect signatures to save the Jewish quarter in Budapest from the bulldozer. In an interview with Julia Cserba, he talks of his surprise that his "open letter to the Hungarian press had provoked anti-Semitic reactions. And this although the walls of the houses are not Jewish, and neither, probably, were the architects, and that people of all confessions live in the district. The Hungarians have to understand that this is not a Jewish matter, but a matter for Budapest and the country as a whole. The fate of something that is important to all of us is at stake, and something that is almost unique in Europe. Perhaps the description 'Jewish quarter' means that people who don't live there think it has nothing to do with them. It's existence might even be disturbing to some people and they might be glad to see it disappear without a trace. This is what I was thinking when I found out that the final remains of what were once the ghetto walls were being torn down and the bricks sold. In Berlin, they have retained several sections of the Wall, although it commemorates an epoch that was anything but glorious."

 

25/02/2008

Le sort d'un trésor européen irremplaçable est en jeu - Pótolhatatlan európai érték sorsa forog kockán

L'hebdomadaire culturel, Elet és irodalom (Vie et littérature), publie cette semaine un article sur le quartier juif de Budapest. Julia Cserba a interviewé Jean-Pierre Frommer, le président des Mardis hongrois de Paris. Voici l'introduction de l'article. L'interview elle-même en langue hongroise sur le site de Elet és irodalom

Lorsqu'il y a un an, Jean-Pierre Frommer a commencé la collecte des signatures pour le sauvetage du vieux quartier juif d'Erzsébetváros, il ne se doutait peut-être pas lui-même du large écho et de l'indignation que les faits susciteraient en France et au-delà. Des maires d'arrondissements de Paris, des membres de la Commission du Vieux Paris, des urbanistes, architectes experts de l'Etat, des historiens aussi se sont joints à la pétition, mais des signatures sont arrivées de Français vivant à Budapest et de Hongrois, de Berlin, Milan, Amsterdam, Bruxelles, Genève, de plusieurs villes des Etats-Unis et aussi du Canada. Le Monde s'est intéressé au sujet, Direct matin et Courrier International aussi. Un expert de l'UNESCO est arrivé en novembre dernier à Budapest pour "examiner les démolitions et les projets de construction à caractère d'habitation non conformes aux lieux". Son rapport va arriver ces jours-ci aux autorités compétentes. Les faits : le non-respect des recommandations du Comité du Patrimoine mondial peut entraîner pour l'avenue Andrássy, la perte de son inscription au titre de Patrimoine mondial.

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Jean-Pierre Frommerrel, a Les Mardis hongrois de Paris (Párizsi magyar keddek) elnökével, a Francia Környezetvédelmi Minisztérium munkatársával Cserba Júlia készített interjút

Amikor egy évvel ezelőtt Jean-Pierre Frommer aláírásgyűjtésbe kezdett az Erzsébetváros régi zsidónegyedének megmentéséért, talán maga sem gondolta, milyen széles körű visszhangot és felháborodást vált ki az eset Franciaországban és azon túl is. A petícióhoz Párizs kerületi polgármesterei, a "Régi Párizs Bizottság" tagja, hivatalos állami építészek és urbanisztikai szakemberek, történészek is csatlakoztak, de érkeztek aláírások Budapesten élő franciáktól és magyaroktól, Berlinből, Milánóból, Amszterdamból, Brüsszelből, Genfből, az Egyesült Államok több városából és Kanadából is. A témával foglalkozott a Le Monde, a Direct matin és a Courrier International is. Múlt év novemberében UNESCO-szakértő érkezett Budapestre "a védett negyedben zajló bontások és az ehhez a projekthez hasonló, lakópark jellegű, ide nem illő építkezések kivizsgálására". Jelentése a napokban érkezik meg az illetékesekhez. A tét: a világörökség bizottság ajánlásainak be nem tartása az Andrássy út világörökségi címének elvesztését vonhatja maga után.

La suite de l'interview en langue hongroise sur Elet és irodalom

09/02/2008

Héritage en travaux

Il semble que les évènements s’accélèrent dans l’affaire du quartier juif que l’association française, Les Mardi hongrois de Paris, cherche à sauvegarder, à l’aide notamment d’une lettre envoyée au président László Sólyom et d’une pétition pour l’UNESCO (voir Revue de presse, JFB nº255). Parallèlement à la publication de cette déclaration dans la presse hongroise début janvier, la mairie du VIIe a annoncé l’arrêt de toutes les constructions sur le territoire délimité par l’avenue Károly, les rues Király, Csányi, Klauzál et Dohány depuis le 1er février et ce jusqu’au 31 mai au plus tard, le temps d’élaborer un plan de réhabilitation pour le quartier.

Les événements ont pris cette tournure inattendue après que le maire de l’arrondissement, György Hunvald, a signalé en 2007 au quotidien Magyar Hírlap qu’il n’envisageait pas l’interdiction de transformations architecturales dans le quartier. Pourquoi Hunvald a-t-il soudain découvert les valeurs des rues de l’arrondissement, se demande-t-on aujourd’hui ?

Extraits du Journal Francophone de Budapest du 8 février 2008

Le Kultiplex, un centre dédié à la culture alternative situé au centre de Budapest, devrait devenir un complexe hôtelier.

La culture alternative n'a pas sa place à Budapest
Le Kultiplex, un centre dédié à la culture alternative situé au centre de Budapest, devrait devenir un complexe hôtelier. En dépit du succès de cette forme de culture, le quotidien considère qu'elle fait l'objet d'un certain mépris. "Sous certains aspects, sa situation s'est aggravée depuis les années 1980. Ses centres d'exposition ont dû fermer leurs portes ou sont au plus mal. Mais le plus regrettable, c'est que ce lieu ne semble intéresser personne aujourd'hui. Même l'ancien activiste 'underground' Gábor Demszky, l'actuel maire de Budapest, ne semble pas s'occuper du mouvement 'underground'. Seul 'l'overground', c'est-à-dire les terrains constructibles, semble trouver grâce à ses yeux. L'existence d'une culture dite 'libre', vierge de toute influence politique, ne soulève pas l'enthousiasme des politiciens. C'est pourquoi cette lutte contre la cupidité des élites politiques ne laisse entrevoir guère plus d'espoir que celle que nous avons menée contre le Parti [communiste]. Toutefois, rien n'est encore interdit, au moins en théorie." Magyar Hirlap
Source Courrier International du 8 février 2008

Ma délutáni sajtótájékoztatóján Bakács Tibor Settenkedő bejelentette, hogy a budapesti Kultiplex bezárása ellen civil tiltakozási hullám veszi kezdetét, ha a hónap végégig nem kap új helyet az itt működő közösség.
Voir l'article complet en hongrois paru dans Népszabadság du 7 février 2008