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12/04/2011

Conférence de presse de l'association Óvás! jeudi 14 avril 2011 à 11 heures au Mika Tivadar Mulató

patrimoine, urbanisme

Toujours pas de loi de protection du Patrimoine.
Les autorisations illégales d'urbanisme de démolir ou construire se poursuivent.
L'État hongrois a remis à l'UNESCO un rapport vide de tout contenu.
Disposons-nous de tellement de temps ?

Les sujets de la conférence de presse :
Que s'est-il passé depuis deux ans dans l'Ancien quartier juif ?
Quel est le contenu du rapport sur la conservation remis à l'UNESCO ?
Ce qui a été réalisé parmi les exigences de l'UNESCO et ce qui ne l'a pas été
Pourquoi les nouvelles autorisations d'urbanisme sont-elles continuellement illégales ?
De quoi parle le compte rendu à l'UNESCO de l'association Óvás!

Association Óvás! et Association Szyndikátus

10/05/2010

Le quartier juif de Budapest s'efforce de conserver son âme : un article paru dans La Croix

Les projets de rénovation immobilière mettent en danger le quartier juif. Une association tente de faire classer les bâtiments, alors que l’endroit attire de plus en plus de touristes.

Sur un des murs extérieurs de la grande synagogue de Budapest, une plaque signale : « Ici se trouvait la maison natale de Theodor Herzl. » Journaliste et écrivain juif, il fut le fondateur du mouvement sioniste. Il est donc né ici, au centre de Budapest, le 2 mai 1860, à quelques mètres de la plus grande synagogue d’Europe, qui attire aujourd’hui de nombreux touristes. Mais, en dehors de cette plaque, il se trouve peu de témoignages de l’enfance hongroise de l’auteur de L’État juif. Il faut dire que Theodor Herzl a ensuite étudié à Vienne, puis écrit ses livres en allemand.

Derrière la synagogue, toutefois, un passage porte son nom. Mais il est en ce moment fermé, vide, entouré de bâches de chantier. Tout le passage doit subir une rénovation qui est en même temps une très juteuse opération immobilière, conduite par un groupe immobilier espagnol. Une pancarte accrochée à la façade invite à s’inscrire pour acheter un des futurs « appartements de luxe » qui trouveront bientôt place ici. Le sol doit être creusé pour créer des parkings. Les jardins intérieurs doivent disparaître pour laisser place à des boutiques. Le nombre d’étages doit augmenter. Et ce qui était un passage à l’atmosphère typique du quartier juif de Budapest doit désormais laisser la place à des cages d’escaliers avec ascenseurs et digicodes.

Tout le quartier autour de la grande synagogue de Budapest fait ainsi l’objet d’une multitude de projets immobiliers. Dans le quartier juif de Budapest. L’association Ovas se bat pour conserver l’âme de ces lieux face aux projets immobiliers.

Tout le quartier autour de la grande synagogue de Budapest fait ainsi l’objet d’une multitude de projets immobiliers. La crise économique qui a durement frappé la Hongrie en a gelé un certain nombre. Les chantiers sont à l’arrêt. Des immeubles entiers, déjà terminés, sont vides. Les pancartes annonçant « Kiado » (à louer) ou « Elado » (à vendre) sont partout. Mais les promoteurs n’attendent qu’un frémissement du marché pour reprendre les travaux.

Face à ces projets, des artistes, des architectes, des intellectuels se mobilisent pour tenter de préserver le patrimoine architectural exceptionnel de ces quelques dizaines de rues. Regroupés au sein de l’association Ovas, un terme qui signifie à la fois « protection » et « protestation », ils constatent toute la difficulté à sensibiliser les autorités municipales. « Des dizaines de maisons ont été vendues et vidées de leurs habitants. Les contrats précisent que si les habitants partent, l’immeuble peut être démoli. En principe, les habitants actuels auraient le droit de rester. Mais personne ne les informe. La mairie ne programme aucuns travaux. Les immeubles se dégradent, et l’on pousse les gens au départ… », regrette Anna Perczel, urbaniste et présidente de l’association Ovas. L’association a lancé des pétitions, organisé des visites, sensibilisé l’Unesco.

Anna nous conduit dans le dédale des cours qui communiquent, nous montre les bains rituels, le marché, et les trois synagogues, dont l’une, dans le style Art nouveau, abrite aujourd’hui une communauté juive ultra-orthodoxe. Durant la guerre, le quartier fut transformé en ghetto. À l’époque, il a échappé aux destructions. Fait de jardins installés dans le moindre recoin, de galeries courant le long des façades, l’endroit conserve une ambiance particulière. « Et tout cela doit disparaître pour laisser place à des parkings… », s’agace l’urbaniste.

Aujourd’hui, la Hongrie reste mal à l’aise avec son passé juif. Au cours de la récente campagne électorale, on a vu refleurir des attaques antisémites. L’extrême droite a fait un score de 17 %, guidée par un jeune chef, Vona Gabor, qui se vantait à chacun de ses meetings de « ne pas avoir de rabbin parmi ses amis ». La Hongrie, durant la Seconde Guerre mondiale, était dirigée par le régent Horthy qui avait choisi de soutenir l’Allemagne nazie. Puis, à la toute fin de la guerre, un parti nazi hongrois, les Croix fléchées, a déposé Horthy et organisé la déportation massive des juifs hongrois, avec l’aide des nazis. Cette histoire reste mal connue des Hongrois. « Nous n’avons jamais appris la véritable histoire de notre pays à l’école, constate l’écrivain et documentariste juif hongrois Andras Kepes. Toute la présentation du passé était faite selon le prisme de l’idéologie, ce qui fait que les Hongrois ont tous une vision différente de ces événements, selon leur histoire familiale. » Ovas refuse pourtant de lier son combat à celui contre le retour de l’antisémitisme. « Nous agissons d’abord au nom de la préservation du patrimoine », précise Anna Perczel, elle aussi juive hongroise. Mais cette idée semble encore une notion nouvelle en Hongrie. L’association est donc toujours engagée dans une course de vitesse avec les promoteurs. Elle a obtenu le gel de quelques projets après le classement d’immeubles. Une fois classé, un immeuble ne peut plus être démoli et doit être rénové. Des cafés alternatifs se sont installés dans ces immeubles à l’abandon où les travaux sont devenus impossibles. Le quartier retrouve un peu de son caractère bohème.

Pourtant, ce n’est pas l’association qui a porté le coup le plus dur à la spéculation immobilière. Au 15 de la rue Kiraly, l’artère principale du quartier, s’élève un immeuble en piteux état, mais dont les vastes cages d’escalier témoignent d’un riche passé. C’est là que la bataille principale a eu lieu. Parmi les occupants de l’immeuble se trouve un avocat. Il n’a pas voulu quitter son appartement, comme l’ont fait de nombreux habitants, poussés au départ. Il a pu démontrer une série de malversations auxquelles le maire du 7e arrondissement de Budapest était mêlé. Il est apparu que de nombreux immeubles démolis avaient été vendus à bas prix à des sociétés contrôlées par des proches du maire. L’élu est aujourd’hui en prison et attend d’être jugé pour détournement de fonds. Mais le plan général de rénovation du quartier n’a pas été remis en question.

Le hasard fait de cet immeuble un endroit symbolique pour une tout autre raison. Au fond de la cour s’élève un mur de brique. C’est le dernier pan de mur du ghetto encore debout. Or, au plus fort de la frénésie de travaux, ce pan de mur fut démoli, il y a un an. Puis, devant le scandale soulevé par cette destruction, ce pan de mur a dû être reconstruit à l’identique. Une plaque y a désormais été placée. Et l’endroit est devenu un lieu de mémoire.

Le bon côté de ces scandales immobiliers à répétition, c’est qu’ils ont attiré l’attention sur ce quartier, autrefois délaissé. Les Hongrois, mais aussi les touristes étrangers s’y intéressent. Des livres paraissent, des restaurants juifs ouvrent. De nombreux descendants de familles juives hongroises viennent flâner dans ces rues, à la recherche de ce qui fut l’ambiance d’avant-guerre, à l’époque où les juifs hongrois formaient une communauté riche, puissante et bien intégrée, avant que le ciel ne leur tombe sur la tête. Cet afflux de touristes est peut-être ce qui contribuera le plus à sauver le quartier.

ALAIN GUILLEMOLES

 

REPERES

Les juifs hongrois

* Situé dans le 7e arrondissement de Budapest, près de l’Opéra, le quartier juif de Budapest s’est développé au XVIIIe siècle, après que l’édit de tolérance de Joseph II, en 1783, eut donné le droit aux juifs de s’installer à l’intérieur des murs de la ville.

* Durant la Seconde Guerre mondiale, 70 000 juifs ont été détenus dans ce quartier, devenu un ghetto. Six cent mille juifs hongrois sont morts en déportation.

* La grande synagogue de la rue Dohany peut accueillir 3 000 personnes. Elle a été réalisée au XIXe siècle. Elle est l’oeuvre de l’architecte viennois Ludwig Forster et surprend par son inspiration à la fois maure et byzantine.

* La communauté juive de Hongrie demeure une des plus importante d’Europe, forte de 50 000 à 150 000 personnes, selon les estimations.

Article paru dans le quotidien La Croix daté du 30 avril 2010
Publié avec l'aimable autorisation d'Alain Guillemoles

08/06/2009

Vu sur le site du Comité hongrois de l'UNESCO

Kiállítás nyílt pusztuló világörökségi védőzóna helyszínünk, a Belső-Erzsébetváros védelmében.


Martin Fejér / EST&OST photography

Évek óta programja az UNESCO örökségvédelmi szerveinek és témája a közgondolkodásnak a budapesti Andrássy úti világörökségi helyszín védőzónája, a Belső-Erzsébetváros megóvásának és rehabilitációjának méltó rendezése. 'Alternatív gondolatok a zsidónegyedről' címmel új tárlat látható a műemlékvédelmi területről április 28-tól a Centrális Galériában. A kiállító Óvás! Egyesület és a rendező N&n művészi fotókban, rajzokban és vázlatokban manifesztálódó alternatív terv bemutatásával szeretne a gondolkodási és cselekvési folyamatokba kapcsolódni, s egyben új perspektívát vázolni a negyed egykori méltó rangjának visszaszerzéséhez. Bővebb információk a kiállításról itt.

Martin Fejér / EST&OST photography

07/04/2009

Que vaut le patrimoine mondial ? - Mit ér a világörökség?

Nyilvános adat a Kulturális Örökségvédelmi Hivatal értékvizsgálata, amelyet a világörökség részét képző régi zsidó negyedről készített. A TASZ által képviselt újságíró erre a dokumentumra volt kíváncsi, azonban a Hivatal megtagadta a kérés teljesítését.

A VII. kerületi önkormányzat a rehabilitációs tervéhez kért egy felmérést a Hivataltól. A TASZ által képviselt újságíró erre a dokumentumra volt kíváncsi, azonban a Hivatal megtagadta a kérés teljesítését. A mai tárgyaláson a Fővárosi Bíróság nem fogadta el a KÖH érvelését, miszerint az értékvizsgálatra még a jövőben bizonyosan alapulnak majd – a rehabilitációs terven kívüli - döntések, ezért a dokumentum belső, döntés-előkészítő adatnak minősül, ami törvény alapján elzárható a nyilvánosság elől. A bíróság elvi éllel leszögezte, hogy csak folyamatban lévő, konkrét döntéshozatali folyamat léte eredményezheti a nyilvánosság korlátozását, bizonytalan és jövőben bekövetkező esetleges döntések azonban nem. Az ítélet értelmében a világörökséghez tartózó városrészről készült elemzés mindenki számára nyilvános. Az ítélet ugyan nem jogerős, de remélhetőleg a KÖH különbözik a legtöbb állami intézménytől, s nem vesz igénybe minden lehetséges jogi eszközt az eljárás és az adatszolgáltatás elnyújtására. A határozat nyomán talán belátja az alperes is, hogy a régi zsidó negyed – és ehhez kapcsolódóan az arról szóló szakmai anyag – nem egy minisztérium, egy kerület vagy egy hivatal munkatárgya, hanem az ország egyedülálló értéke.

http://www.tasz.hu/

07/06/2007

Sauvons également des fresques

Le docteur Jean-Yves Feberey, un de nos amis amoureux de Budapest, nous envoie des photos et le commentaire suivant. Nous vous le proposons pour mieux illustrer le combat que nous menons pour éviter les destructions en cours. Même si nous ne pouvons enregister une nouvelle note chaque jour, l'evolution d'un tel dossier ne pouvant être que lente, nous essayerons de l'animer avec les témoignages que nous recevons. N'hésitez pas à nous faire part de vos propres réactions, contacts, échanges. Faites signer la pétition autour de vous, plus nous serons nombreux, plus elle aura du poids.

    Le gouvernement hongrois est visiblement pris d'une fièvre immobilière grave. Entre chacun de mes voyages à Budapest, des pâtés de maison entiers sont rasés aussi dans les IX° et VIII° arrondissements, comme je vous l'avais déjà signalé je crois. On y reconstruit des immeubles qui ne sont pas forcément des barres de béton et acier, mais rien à voir avec ce qui a été démoli... 

Au cours de mes promenades dans Budapest, je me suis attardé dans une magnifique double cour arborée et bien ensoleillée. Les immeubles, d'un ou deux étages, seraient habités par des Tsiganes.

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On y trouve également des fresques. J'avais pu échanger quelques mots avec des habitants, qui - très gentiment - ne comprenaient pas qu'un touriste puisse prendre autant d'intrêt à photographier les lieux, mais ce sont eux qui m'ont montré les fresques. Ils m'ont expliqué qu'il faudrait tout refaire.
Il faudrait proposer une réhabilitation concertée avec les habitants des lieux, et qui ne débouche en aucun cas sur leur départ définitif, mais sur un relogement provisoire et un retour dans le même appartement rénové, ou éventuellement un autre si les personnes le souhaitent.
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Enfin, le gouvernement hongrois va vendre aussi la "Maison Jaune", le vénérable Institut national de Psychiatrie et Neurologie, fondé en 1868. Le II° arrondissement de Budapest est très convoité par l'immobilier de prestige, face auquel le destin des malades mentaux et de ceux qui les soignent ne pèse évidemment pas grand chose.
   
Dr. Jean-Yves Feberey (Nice)
Prochainement, nous publierons un article plus détaillé du Dr. Feberey, relative à la fermeture annoncée de la "Maison Jaune" et envoyé à la revue Le Coq-Héron

31/05/2007

UNESCO

La pétition pour la défense du patrimoine architectural d'Erzsébetváros, le vieux centre de Budapest, a recueilli 195 signatures à ce jour. Elle a été envoyée voilà quelques jours à Monsieur Bandarin, Directeur du Patrimoine mondial de l'UNESCO, avec environ 180 signatures.
 
Il semble que notre action et nos signatures aient permis de faire bouger la situation.
 
Monsieur Bandarin, le Directeur du Patrimoine mondial a adressé une lettre à M. Lakatos, l'ambassadeur de Hongrie à l'UNESCO pour lui faire part de nos protestations et lui demander de lui faire un point sur la situation du quartier.
 
M. Lakatos a reçu, à sa demande, le 25 mai 2007, Jean-Pierre Frommer, organisateur des Mardis hongrois de Paris, à l'origine de la pétition.  Il a pu lui exposer notre extrême préoccupation quant à la situation d'Erzsébetváros où les démolitions et les expulsions se poursuivent.
 
Conscient de la gravité du problème, M. Lakatos lui a fait part de deux initiatives importantes :
  • une mission d'expertise de l'UNESCO cofinancée par la ville de Budapest et l'Office hongrois du patrimoine (KÖH) ira sur place faire le constat des risques encourus par le secteur protégé au titre du patrimoine mondial (Avenue Andrássy et sa zone tampon)
  • M. Lakatos lui-même se rendra à Budapest en juillet et proposera ses offices pour trouver un terrain d'entente entre les différents acteurs intéressés par le devenir du "Quartier juif " (mairie du VIème, mairie du VIIème, mairie de Budapest, l'Office hongrois du patrimoine KÖH, l'association Ovás, etc.).
Notre sentiment est le suivant.
 
La 31ème session du Comité du patrimoine se tiendra du 23 juin au 2 juillet 2007 en Nouvelle-Zélande et pourrait se saisir du problème d'Erzsébetváros si les réponses des autorités hongroises n'étaient pas de nature à lever ses craintes.
 
Ces résultats sont très encourageants et donnent un appel d'air à nos amis hongrois de l'association Ovás! qui se battent avec ténacité sur le terrain. Mais,  il faut souligner que les bulldozers continuent de détruire des immeubles de valeur (Kürt utca un immeuble d'un étage de la moitié du XIXème a été démoli il y a une quinzaine de jours) et les habitants continuent d'être expulsés.
 
Ils ont permis une prise de conscience internationale qu'il faut poursuivre.

Nous continuerons donc d'agir et prendrons éventuellement d'autres initiatives pour mobiliser l'opinion publique et les décideurs jusqu'à l'arrêt total des opérations d'urbanisme sauvage, jusqu'à ce qu'un plan de sauvegarde et de mise en valeur du quartier soit réalisé par des professionnels compétents, indépendants des promoteurs et investisseurs, sous contrôle des instances internationales compétentes (Direction du Centre du Patrimoine de l’UNESCO, ICOMOS).
 
Nous vous demandons donc de continuer à faire signer la pétition et la faire connaître autour de vous.
 
Nous vous tiendrons régulièrement informés des suites de notre action. Nous vous remercions encore une fois du soutien que vous avez bien voulu apporter à l'association hongroise Ovás! et que nous l'espèrons, vous continuerez à lui apporter.
 
Les personnes qui souhaiteraient s'associer à cette pétition peuvent envoyer un mail à mardishongrois@laposte.net en précisant si elles acceptent que leur nom soit publié.